Peuplée d'environ cent cinquante mille palmiers - André Chevrillon parlait il y a quelques années de trois cent mille dattiers, fils ardents de la terre et du soleil d'Afrique, l'oasis s'étend sur 12 000 ha. La légende raconte que Youssef Ben Tachfin avait installé ici son campement. Le soir venu, ses guerriers dégustaient quantité de dattes amenées des oasis présahariennes, puis jetaient aux alentours les noyaux dont certains tombaient dans les trous laissés dans le sol par les lances qui y avaient été fichées. C'est ainsi que naquit la palmeraie de Marrakech... On remarque çà et là des puits de khettara, un système d'irrigation créé à l'initiative d'Ali Ben Youssef, le fils du fondateur de Marrakech, pour développer la palmeraie. Le principe des khettara (appelées également foggara dans la région de Figuig) est d'amener en surface l'eau des nappes phréatiques, au moyen d'un réseau de galeries souterraines reliées entre elle. La pente de ces galeries est à la fois inférieure au terrain et à la nappe phréatique, de façon à ce que la sortie de l'eau à l'air libre se présente comme une source. Plus de 5 000 khettar sont utilisées pour l'irriguation du Haouz de Marrakech.