"Une baisse du prix des hydrocarbures, couplée à des dépenses budgétaires et des importations élevées, entraînerait une dégradation significative du solde extérieur et du déficit budgétaire global", indique le FMI dans un communiqué publié à l'issue d'une visite d'une mission du fonds à Alger (4-15 novembre).
L'actuelle crise économique mondiale souligne l'impératif de diversification de l'économie qui est "encore très dépendante" en Algérie du secteur des hydrocarbures, indique l'institution financière internationale, précisant que la productivité reste relativement faible comparée aux pays partenaires.
Notant également que le chômage demeure "très élevé" chez les jeunes, le FMI considère que "le défi majeur de l'Algérie à moyen terme est d'assurer une croissance hors hydrocarbures forte et soutenable" en vue de réduire davantage le chômage et d'améliorer le niveau de vie de la population.
Pour le FMI, ces initiatives présupposent non seulement la stabilité macroéconomique mais aussi l'approfondissement des réformes structurelles, "qui sont restées timides, en particulier en matière de désengagement de l'Etat des secteurs industriel et financier".
A l'avenir, il s'agira, selon le FMI, de veiller "au développement sain du secteur financier, d'assurer l'intégration croissante du pays dans l'économie régionale et mondiale, et d'améliorer le climat des affaires"