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La mise en place d’un centre national au Maroc sur le dépistage des maladies génétiques courantes chez les nouveaux-nésPrmedia le 24 Novembre 2006
Pour une grande première en Afrique et dans le monde Arabe, le Maroc a accueilli mi- novembre 2006 à Marrakech, le Congrès mondial sur le dépistage des maladies génétiques courantes chez les nouveaux-nés en Afrique du Nord et Moyen Orient. Ce congrès a regroupé, à Marrakech, 150 médecins et chercheurs du monde
Le choix du Maroc pour accueillir une rencontre scientifique d'une telle envergure n'avait pas été fortuit et est le premier fruit d'une coopération médicale dont le jalon a été posé lors de la signature d'une convention entre l'Etat Marocain et le National Institute of Health of U.S.A (NIH), à la suite de la visite du Professeur Elias A. Zerhouni en janvier 2006. Le Maroc est également choisi grâce à sa position géographique, carrefour privilégié entre l'Europe, le Moyen Orient et l'Afrique qui lui confère d'office un statut de locomotive dans le dépistage néonatal en Afrique du Nord et Moyen Orient, régions ciblées par ce congrès.
Organisé par le Ministère de la Santé du Maroc en collaboration avec le National Institutes of Health of U.S.A (NIH)*, le congrès a regroupé plus de 150 professionnels de la santé venus de 11 pays de l'Union Européenne, d'Amérique, d'Asie et 16 du Moyen Orient et d'Afrique du Nord. Parmi les congressistes, figurent d'éminents médecins et chercheurs dont le Dr Duane Alexander, directeur de l'Institut américain de santé infantile, Christian Brechot, directeur de l'INSERM France, Mohamed Rashed du Laboratoire National Saoudien de Recherches sur les Nouveaux-nés, Harry Hannon, chef du Laboratoire de référence mondiale et Ahmad Teebi du Collège médical Cornell de Qatar et de l'Université de Toronto… L'objectif du congrès est de mettre en place un programme national de dépistage dans les pays de l'Afrique du Nord et Moyen Orient en général et au Maroc en particulier, pour des maladies génétiques souvent détectées chez les nouveaux-nés tels que l'hypothyroïdie, l'hémoglobinopathie, la phénylcétonurie, l'hyperplasie adrénale congénitale et les maladies du métabolisme. Les maladies génétiques qui découlent d'un comportement socioculturel (mariage consanguin…) sont dues au mauvais fonctionnement de gènes. Ce sont donc des maladies qui ne se guérissent pas. Elles sont héréditaires et peuvent être récessives ou dominantes. Les maladies génétiques peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves sur la vie des patients. D'où l'importance de la prévention. Elles sont rares, mais touchent un nombre non négligeable de nourrissons qui naissent chaque année dans le monde. En faisant subir le test de dépistage aux nouveau-nés dès les premiers jours de leur vie, les maladies peuvent faire l'objet d'un traitement précoce, ce qui réduit le risque de graves problèmes de santé plus tard. Le Maroc ne détenant pas de statistiques récentes, faute d'instruments d'études, avait recensé dans les années 90, 1 cas sur 1138 nouveaux-nés, avec une répartition qui variait d'une région à une autre. (Sources: Rapport de Madame Naima Lamdouar Bouazzaoui, CHU Ibn Sina de Rabat) Selon le Ministre de la Santé du Maroc le Docteur Mohamed Cheikh Biadillah «un dépistage systématique de telles affections est donc nécessaire comme composante des programmes de santé publique selon les moyens disponibles» A travers ce congrès, l'Institut national américain de santé (NIH), après de brillants résultats obtenus pour dépister les maladies génétiques, compte faire bénéficier son savoir aux populations et professionnels de santé d'Asie, du Moyen Orient et d'Afrique du Nord. En effet, le NIH s'est joint aux partenaires Maroc dans la lutte contre la mortalité infantile et compte apporter une assistance scientifique et technique aux services de santé marocains, en agissant dans de nombreux domaines tels que : le renforcement de la politique nationale de santé, la mise en place des mécanismes de prévention et de dépistage efficaces, la sensibilisation des populations, la mobilisation sociale, la formation des professionnels de santé, les études et recherches médicales… C'est dans cette perspective que le Ministre Mohamed Cheikh Biadillah a rappelé que « les travaux de cette conférence dont l'un des objectifs est d'asseoir les premières bases d'un dépistage néonatal systématique dans les pays qui en sont encore dépourvus et de le promouvoir dans ceux qui ont eu la chance de le mettre déjà en place, nous ouvrira grandes, les portes de l'espoir (…)». M. Biadillah demeure, dit-il, convaincu que « les recommandations auront un impact positif sur les prochains plans stratégiques de santé publique dans nos pays respectifs. La néonatalogie en général mérite d'occuper une place avancée dans nos priorités en matière de santé publique et la recherche dans ce domaine est sans doute la clef de la réussite ». Le Professeur Duane Alexander rappelle quant à lui que «le dépistage néonatal a un énorme impact sur la santé des enfants et leurs potentiels, aussi bien sur le bien-être de leur famille que sur la société dans son ensemble». D'où l'importance même, ajoute-t-il, de «développer de nouveaux programmes de dépistage néonatal et d'évaluer leurs programmes en cours. C'est pour profiter de ces nouvelles opportunités que, en consultation avec beaucoup de pays dans la région, nous avons organisé cette réunion pour discuter des issues entourant l'établissement de programmes de dépistage néonatal, ainsi, afin d'identifier la recherche et les possibilités de formation spécifiques qui renforceront des programmes dans tout nos pays». ________________________Dans la même rubrique_________________________
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