|
|
|||||||
|
|
La presse algérienne froissée par la chute des cours du pétroleMAP le 23 Février 2009
Alger - L'annonce de la baisse de plus de 36 pc des recettes algériennes des hydrocarbures au titre du mois de janvier 2009, rubrique qui représente près de 98 pc des exportations du pays, a été mal accueillie par la presse locale, qui craint un recul "plus prononcé" d'ici à la fin de l'année, en raison de la persistance de la crise financière mondiale.
A proximité
Le Centre national algérien de l'informatique et des statistiques (CNIS) vient de publier des statistiques indiquant que les recettes des hydrocarbures se sont chiffrées à seulement 4 milliards de dollars en janvier 2009, contre 6,23 milliards de dollars en janvier 2008.
Les exportations dites "hors hydrocarbures", constituées à hauteur de 51 pc de produits parachimiques, n'ont drainé que de 96 millions de dollars, s'inscrivant en baisse de 41 pc par rapport au premier mois de l'an passé. De même, le CNIS fait état de 384 millions de dollars d'importations, montant en hausse de 57,38 pc, ce qui s'est traduit par une régression de 72,03 pc de l'excédent commercial du pays. Pour la Nouvelle République, "l'année 2009 commence mal", El Watan estime pour sa part que le pays se dirige "vers des jours difficiles". Abondant dans le même sens, "Le Quotidien d'Oran", qui trouve que "vaille que vaille, l'Algérie continue de se nourrir exclusivement de son pétrole, unique source de rentrées d'argent pour un pays qui consomme plus qu'il ne produit de biens". "La réalité frappe déjà à la porte de l'Algérie, qui commence à perde de l'argent du fait de la baisse vertigineuse des cours pétroliers", ajoute "Le Quotidien d'Oran", soulignant que "le drame, c'est que les responsables des finances savent que le pays n'a pas d'autres produits valorisants à exporter". "Si on consomme plus que nous exportons, nous aurons bientô t deux crises au lieu d'une, sur les bras", conclut la publication. Le quotidien "Le Maghreb" n'est pas en reste. Il constate que "les premiers effets de la crise et de la chute des cours du pétrole commencent à se faire sentir", estimant qu'au-delà des chiffres, et si la tendance se confirme au cours des mois prochains, les réserves de l'Algérie risquent fortement grevées". En somme, "c'est le temps des vaches maigres" pour une économie très peu diversifiée. Comme pour répondre à l'appel lancé par des experts économiques en faveur du secteur primaire, en tant qu'alternative pour l'après-pétrole, le ministre algérien de l'Agriculture, Rachid Benaissa, avance sur les colonnes du quotidien Horizons que "l'urgence aujourd'hui est de redonner confiance à ceux qui travaillent la terre et faire en sorte que les agriculteurs, les professionnels et les éleveurs se mettent en tête que la Mitidja est toujours là et elle peut, comme avant, participer à l'économie nationale malgré toutes les agressions qu'elle a subies". Les inquiétudes de la presse algérienne augmentent à mesure que les cours de l'or noir baissent. La tendance est à la baisse depuis le milieu de l'été. Actuellement, les cours tournent autour de 38 dollars, à un dollar près des 37 dollars/baril, prix sur la base duquel a été établie la loi de Finances 2009, qui prévoit des recettes d'hydrocarbures de l'ordre de 27,86 milliards d'euros. ________________________Dans la même rubrique_________________________
|
PARTICIPER
|
Les etudes en Ukraine 2012-2013 bien venu!
DenCompany
|
||||






















Digg
Reddit
Y!
Technorati
Wikio
Facebook
MySpace
Twitter
LinkedIn
Marrakech365.com, le nouveau site d'information de Point Info
