Larbi Ben Sari , doyen de la musique arabo-andalouse de Tlemcen


Mario Scolas le 4 Juin 2009


Cheikh Hadj Larbi Ben Sari (1863-1964); musicien, compositeur algérien, pédagogue, figure emblématique, il fut le doyen de la musique arabo-andalouse algérienne au premier congrès de musique arabe du Caire en 1932.


Larbi Ben Sari , doyen de la musique arabo-andalouse de Tlemcen
L'école de Tlemcen à laquelle il appartient influence de manière décisive l'évolution culturelle de l'Algérie en jouant un grand rôle dans la promotion du patrimoine musical du pays par la création de nombreux cercles et associations qui assurent l'enseignement et la conservation de l'authenticité de la couleur traditionnelle de la musique classique algérienne. Il s'est produit à Paris une première fois en 1900 à l'occasion de l' Exposition universelle Paris et en 1926 lors de l'inauguration de la mosquée de Paris.

Il a toujours voyagé en (Europe, en Tunisie, au Maroc, en Syrie, en Turquie et dans bien d'autres coins du monde). «Comme nous constatons aujourd'hui que la musique andalouse est enseignée dans des écoles en Occident, nous avons tenté de montrer, à travers les différents témoignages d'hommes et de femmes du domaine et donc des spécialistes qui ont accepté d'intervenir dans le film, que ce grand maître était le précurseur d'un genre qui n'était pas prédestiné seulement à quelques cités du Maghreb», confiera M. Abdellatif M'rah, réalisateur connu pour des travaux audiovisuels en hommage à Cheikha Tetma, Cheikh Rédouane, Cheikh Ghafour... .(source)

Biographie et évolution musicale

L'artiste le plus en vue de l'école Tlemcenoise dite "gharnati" est né en 1863 dans une famille venue de la campagne.

A l'âge de quatorze ans, il eut le coup de foudre pour la musique dans le local d’un coiffeur, lorsque le maâlem se plaisait à empoigner au son du kouitra pour entonner quelques noubas andalouses.

Il commença son métier de musicien avec le cheikh Boudhalfa. A la mort de ce dernier, il le remplaça tout naturellement à la direction de l'orchestre et rivalisa avec les plus grands maîtres de l'époque, les Bakhchi, Baghdadi, Triki, Maqnin, Bendali Yahya, entre autres.

Plus tard, il aguérira la pratique et la maîtrise instrumentale du gnibri, violon, mandoline et s’enrichira des maîtres de musique comme Boudefla et Mekchiche. Il se liera progressivement aux plus grands musiciens de son pays.

Repéré en 1929, par un directeur de la puissante firme discographique Gramophone, Cheikh Hadj Larbi Ben Sari fut le premier à enregistrer sur disque 78 tours.


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