|
|
|
Le Moussem du Ramadan
Rédigé par Habib Abouricha le Jeudi 25 Septembre 2008 à 09:53 commentaire(s)
Habib Abouricha - Dans le langage religieux comme dans celui des programmes de télévision, le Moussem du Ramadan dispose de ses lettres de noblesse. Pourtant dans sa pratique populaire comme dans son acceptation « française », à l’instar du terme Ramadan, moussem prend une connotation d’extravagances.
A proximité
-
Le Maroc envoie 176 prédicateurs en Europe pour lutter contre l'extrémisme
-
L'intérêt des maghrébins pour la culture populaire souligné à Oran
-
Près d'un millier de pèlerins juifs ont célébré la hiloula de Rabbi Haim Pinto à Essaouira
-
Conference tuniso-egyptienne sur l’information religieuse et les defis de l’epoque
-
Moussem annuel des cierges à partir du 9 mars à Salé
Manifestation de jeûne la plus connue incontestablement sur la scène internationale, le mois du Ramadan mérite mieux qu’une célébration moutonnière ou une couverture médiatique de circonstance : une réflexion engagée s’impose à l’état d’anarchie que vivent les sociétés musulmanes.
Arme puissante de protestation contre les injustices, de Ghandi aux sans-papiers en France en passant, par les docteurs chômeurs marocains, l’abstinence de s’alimenter est un grand moment de spiritualité. L’occulter reviendrait à trahir l’esprit du Ramadan.
Celui-ci avait à son origine, une réelle dimension communautaire, s’adaptant à son environnement désertique d’oisiveté et de contemplation, d’efforts sur soi, de privation, mais aussi de solidarité, de générosité et de partage.
Mais alors qui viennent faire dans ce contexte de spiritualité ces titres glanés dans la presse : Foire commerciale du Ramadan à Casablanca - Ramadan s’annonce sanguinaire en Algérie, en Inde, en Afghanistan … Commerces avaries et terrorismes aveugles deviennent-ils la base de référence de notre Ramadan ?
Aujourd’hui parler du Ramadan sans ouvrir le débat sur le détourtement de l’Islam par quelques activistes et certains potentats, sur le gaspillage économique sur le déficit de la productivité nationale,
sur les maladies d’une alimentation déséquilibrée et sur ces comportements anti-sociaux que nous subissons aussi, faire l’indécence grave. Il suppose aussi une inconscience collective et développer surtout un sentiment festif de l’irresponsabilité.
On ne s’installe plus,durant ce mois sacré, dans la quête du spirituel mais dans les fils d’attente pour l’acquisition onéreuse de douceurs en vigueur. Et pour être bien vu on s’habille à la traditionnelle, on fréquente les mosquées de son rang, les cafés de son standing et on disserte sur les avantages religieux des dattes importées…Rien que des boudieuseries.
Le Ramadan s’installe donc dans notre vie quotidienne pour un mois lunaire qui s’étire dans derniers jours, le rendant insupportable, excessif, voire à l’origine et au pretexte d’agressivité, et de violences.
Pour les uns, comme pour les autres, le Ramadan est toujours une bonne et mauvaise nouvelle, un bon moment et un affreux temps ou les minutes et les secondes vespérales se comptent sur l’échelle du purgatoire.
Evitant comme Galilée (1564-1642) l’inpunition de nos nouveaux docteurs de la foi, la pensée islamique, rupture et fidélité "édité chez Albin Michel (Pan 2008) Abdelmajid Charfi, éminent universitaire tunisien (né à Sfax en 1942) nous fait réfléchir sur bien des aspects des fondement et des pratiques de notre religion.
Il tente en maintes occasions de nous concilier avec les déclinaisons fondatrices et fondamentales de l’Islam.
Pour Charfi, n’en déplaire à son contradicteur-inquisiteur et néanmoins concitoyen, Mohamed Talbi, il s’agit d’être cohérant et de bien connaître la réalité, les différences.
Ainsi le Ramadan est une pratique prioritaire au Maghreb, alors qu’au Machrek c’est la Prière, bien que sans l’effet de la mondialisation, il y a une certaine uniformisation que les chaînes satellitaires propagent.
Ayant constaté une "certaine schizophrénie chez les musulmans" faisant la distinction très nette entre ce qui, dans le Coran est circonstanciel et ce qui est une réponse aux questions purent religieuse de l’humanité dans son ensemble, notre sfaxien relève que le jeûne du Ramadan s’inscrivait dans un contexte historique bien particulier, celui du Hijaz du VII° siècle ou les modes de production étaient archaiques.
Habib Bourguiba de la république Tunisienne (celle des années 50-60de la modernité et du statut « avancé » de la femme) étant passé par la contre le fénéantisme du peuple travailleur durant le Ramadan, Abdelmajid Charfi affirme dans Jeune Afrique n° 2483-2484 qu’il ne s’agit pas de renier l’obligation (de jeûner) mais de tenir compte de la souplesse qui l’accompagnerait…
Et qui inscrite dans les versets, si on les lit aujourd’hui sans être paralysé par des interprétations qu’ont été faite dans le cadre du figh figeant à jamais (?) la pratique islamique.
En fin de compte pour notre universitaire Tunisien qui préfère un musulman conséquent à un musulman hypocrite le problème "n’est pas religieux, mais politique"à travers"des régimes qui cherchent une certaine légitimité religieuse et à travers des populations dont beaucoup de gens le font sous la contrainte sociale, et non par conviction.
Alors que les défis de notre temps ne nous laissent aucun espoir dans ce monde s’engager dans une réflexion solitaire et des efforts adéquats, deviennent une urgence. L’Islam en soi n’interdit ni le progrès, ni le développement, ni les biens terrestres.
Bien au contraire, on ne peut plus se contenter, intellectuellement, d’une position interprétant le Ramadan comme une affaire entre ALLAH et le jeûneur. Il nous faut plus : garder le Ramadan en éliminant les comportement démobilisateurs de la nation et les attitudes de gaspillage des populations. Et que la fête reprenne ses droits.
Arme puissante de protestation contre les injustices, de Ghandi aux sans-papiers en France en passant, par les docteurs chômeurs marocains, l’abstinence de s’alimenter est un grand moment de spiritualité. L’occulter reviendrait à trahir l’esprit du Ramadan.
Celui-ci avait à son origine, une réelle dimension communautaire, s’adaptant à son environnement désertique d’oisiveté et de contemplation, d’efforts sur soi, de privation, mais aussi de solidarité, de générosité et de partage.
Mais alors qui viennent faire dans ce contexte de spiritualité ces titres glanés dans la presse : Foire commerciale du Ramadan à Casablanca - Ramadan s’annonce sanguinaire en Algérie, en Inde, en Afghanistan … Commerces avaries et terrorismes aveugles deviennent-ils la base de référence de notre Ramadan ?
Aujourd’hui parler du Ramadan sans ouvrir le débat sur le détourtement de l’Islam par quelques activistes et certains potentats, sur le gaspillage économique sur le déficit de la productivité nationale,
sur les maladies d’une alimentation déséquilibrée et sur ces comportements anti-sociaux que nous subissons aussi, faire l’indécence grave. Il suppose aussi une inconscience collective et développer surtout un sentiment festif de l’irresponsabilité.
On ne s’installe plus,durant ce mois sacré, dans la quête du spirituel mais dans les fils d’attente pour l’acquisition onéreuse de douceurs en vigueur. Et pour être bien vu on s’habille à la traditionnelle, on fréquente les mosquées de son rang, les cafés de son standing et on disserte sur les avantages religieux des dattes importées…Rien que des boudieuseries.
Le Ramadan s’installe donc dans notre vie quotidienne pour un mois lunaire qui s’étire dans derniers jours, le rendant insupportable, excessif, voire à l’origine et au pretexte d’agressivité, et de violences.
Pour les uns, comme pour les autres, le Ramadan est toujours une bonne et mauvaise nouvelle, un bon moment et un affreux temps ou les minutes et les secondes vespérales se comptent sur l’échelle du purgatoire.
Evitant comme Galilée (1564-1642) l’inpunition de nos nouveaux docteurs de la foi, la pensée islamique, rupture et fidélité "édité chez Albin Michel (Pan 2008) Abdelmajid Charfi, éminent universitaire tunisien (né à Sfax en 1942) nous fait réfléchir sur bien des aspects des fondement et des pratiques de notre religion.
Il tente en maintes occasions de nous concilier avec les déclinaisons fondatrices et fondamentales de l’Islam.
Pour Charfi, n’en déplaire à son contradicteur-inquisiteur et néanmoins concitoyen, Mohamed Talbi, il s’agit d’être cohérant et de bien connaître la réalité, les différences.
Ainsi le Ramadan est une pratique prioritaire au Maghreb, alors qu’au Machrek c’est la Prière, bien que sans l’effet de la mondialisation, il y a une certaine uniformisation que les chaînes satellitaires propagent.
Ayant constaté une "certaine schizophrénie chez les musulmans" faisant la distinction très nette entre ce qui, dans le Coran est circonstanciel et ce qui est une réponse aux questions purent religieuse de l’humanité dans son ensemble, notre sfaxien relève que le jeûne du Ramadan s’inscrivait dans un contexte historique bien particulier, celui du Hijaz du VII° siècle ou les modes de production étaient archaiques.
Habib Bourguiba de la république Tunisienne (celle des années 50-60de la modernité et du statut « avancé » de la femme) étant passé par la contre le fénéantisme du peuple travailleur durant le Ramadan, Abdelmajid Charfi affirme dans Jeune Afrique n° 2483-2484 qu’il ne s’agit pas de renier l’obligation (de jeûner) mais de tenir compte de la souplesse qui l’accompagnerait…
Et qui inscrite dans les versets, si on les lit aujourd’hui sans être paralysé par des interprétations qu’ont été faite dans le cadre du figh figeant à jamais (?) la pratique islamique.
En fin de compte pour notre universitaire Tunisien qui préfère un musulman conséquent à un musulman hypocrite le problème "n’est pas religieux, mais politique"à travers"des régimes qui cherchent une certaine légitimité religieuse et à travers des populations dont beaucoup de gens le font sous la contrainte sociale, et non par conviction.
Alors que les défis de notre temps ne nous laissent aucun espoir dans ce monde s’engager dans une réflexion solitaire et des efforts adéquats, deviennent une urgence. L’Islam en soi n’interdit ni le progrès, ni le développement, ni les biens terrestres.
Bien au contraire, on ne peut plus se contenter, intellectuellement, d’une position interprétant le Ramadan comme une affaire entre ALLAH et le jeûneur. Il nous faut plus : garder le Ramadan en éliminant les comportement démobilisateurs de la nation et les attitudes de gaspillage des populations. Et que la fête reprenne ses droits.
Dans la même rubrique :
Samedi 26 Mai 2012 - 11:39 « Les concepteurs politiques de l'Image du maroc » |
Samedi 26 Mai 2012 - 11:30 Ah les Arabes ! |
OPINIONS
« Les concepteurs politiques de l'Image du maroc »
Moulay Hicham Mouatadid
Ah les Arabes !
Karim Boukhari
Je râle, donc je ne suis pas
Mohamed Laroussi
Galerie
Vu sur le net
le top emarrakech
Derniers tweets
| Ecoutez en direct Radio Aktab |
Insolite

Newsletter





















Actus