Le SIDA lui n’est pas en récession, et l’effort doit être maintenu


Destination Santé le 12 Septembre 2009


Si l’effort international en faveur d’un accès universel aux traitements antirétroviraux venait à se relâcher, « gouvernements et responsables politiques seraient responsables d’un désastre qui serait dû au non-respect de leurs engagements. Car le VIH lui, n’est pas en récession… »


Le SIDA lui n’est pas en récession, et l’effort doit être maintenu
Au Cap en Afrique du Sud, Françoise Barré-Sinoussi, pastorienne et Prix Nobel de médecine 2008, a emboîté le pas au président de l’International AIDS Society (IAS) Julio Montaner, de l’Université de Colombie britannique à Vancouver. Ouvrant le 5ème Congrès de l’IAS en effet, ce dernier avait insisté sur le fait que les efforts pour la recherche et la prise en charge de la maladie, pour tous et partout, « ne sauraient être suspendus au nom de la crise mondiale. Si nous ne continuons pas notre progression nous retomberons en arrière » avait-il averti alors que des manifestants appelés par l’ONG locale Treatment Action Campaign en appelaient, dans les rues du Cap, au soutien des scientifiques. Un mouvement d’ailleurs, relayé par la plupart des associations nationale et notamment par l’ONG française Act-Up Paris, qui a également organisé une manifestation dans le cadre du congrès, pour dénoncer les prix excessifs des traitements.

Ces excès d’ailleurs ne concernent pas que les grands laboratoires pharmaceutiques. Les fabricants de génériques – généralement issus de pays à l’économie émergente produisent généralement les médicaments de seconde ligne au même prix que leurs inventeurs princeps ». Une situation d’autant plus choquante que les licences de ces génériques sont accordées dans des conditions économiques très privilégiées à des industriels qui n’ont évidemment, consenti aucun investissement de recherche ou de développement.


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