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Le blogueur marocain Mohamed Erraji en liberté provisoire


Facebook : Free Moroccan Blogger Mohammed Erraji le 11 Septembre 2008


La Cour d'appel d'Agadir a décidé jeudi d'accorder la liberté provisoire au blogueur Mohamed Erraji, condamné lundi en première instance à deux ans de prison ferme pour manquement au respect du à la personne du Roi et à la famille royale.


Le blogueur marocain Mohamed Erraji en liberté provisoire
La Cour a justifié sa décision par le fait que la poursuite n'a pas respecté certaines dispositions procédurales de fond prévues par le code de la presse, notamment le non respect de la procédure de saisine du tribunal et des délais de la convocation directe.

Le parquet avait annoncé, lors de la séance de ce jeudi matin, qu'il n'avait pas d'objection à ce que la liberté provisoire soit accordée au prévenu Mohamed Erraji.

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Commentaires

1.Posté par A.Ali le 11/09/2008 20:13

L'article n'ose pas écire : "La Cour d'appel d'Agadir a décidé...........", sur un coup de téléphone.

De toutes les façons, nous sommes tous en liberté provisoire. Et la liberté de chacun, dépend d'un coup de téléphone.

La loi n'est pas, et ne peut pas être démocratique, dans des pays comme le Maroc. Les lois et réglements sont faits pour protéger le régime politique, afin d'en assurer la pérennité envers et contre tous.

On veut faire de ce pauvre garçon un exemple pour les autres. Le message est le suivant : On peut arrêter n'importe qui quand on veut, et le relâcher quand on veut. Il n' y a aucune loi qui protège qui que ce soit de l'arbitraire, au Maroc. Fin du message.

Mais c'est uniquement ce message, qui a été le lot historique de ce pauvre peuple, depuis l'indépendance. Il n' y a rien de nouveau.
Et c'est uniquement ce message de peur, que ce régime arriéré est capable de nous envoyer, et rien d'autre.


2.Posté par A.Ali le 12/09/2008 00:12

Tous les peuples de la terre, mon cher ami, ont besoin de symboles, de héros, et de légendes, pour leur survie en tant que groupements homogènes.
Il est normal que des foules hystériques brandissent des symboles. Elles ont en besoin pour exister.

Les dirigeants ont à leur disposition, des stratèges et des conseillers en matière de sociologie politique, pour pouvoir durer et subsister, par la déformation et le contrôle de la mentalité du peuple. Ce sont eux qui tiennent les leviers de commande. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.

Ce ne sont pas les masse populaires qui changent le destin de leurs pays, mais ce sont leurs élites intellectuelles. Et les dirigeants le savent très bien. Dans les pays autocratiques, ces élites sont : soit achetées, corrompues, réduites au silence, persécutées ou courbées par la peur.

A l'indépendance du Maroc, la ville de Casablanca était appelée à devenir la capitale économique et politique du pays, avec une élite formée à l'école française, tournée vers l'avenir, rejetant la féodalité, et prête à construire le pays à mains nues, s'il le fallait. Mais la fatalité a voulu que ce soit la féodalité qui gagne sur le modernisme, à cause de la situation politique internationale de l'époque.
Casablanca a perdu son bras-de-fer avec la féodalité, et elle continue à en payer le prix jusqu'à maintenant. Ses monuments ont été détruits. Elle fut livrée au pillage, et déclarée ville ouverte, afin de diluer et faire disparaître son élite progressiste dans les masses paysannes. Et le massacre continue.

Le régime s'est d'abord attaqué à l'infrastructure de l'enseignement, laissée par la France, et qui a formé ces élites, pour la détruire complétement, et former des élites issues de ses écuries, dans les écoles européennes pour s'assurer de leur fidélité.

La boucle est donc bouclée, comme on dit, et le système est verrouillé. Les privilégiés peuvent continuer à bouffer le pays en toute quiétude. Bien le bonsoir.

3.Posté par 3ebbou le 12/09/2008 13:55
Bien le bonjour Mr Ali !
Si je comprends bien, il faut s'en laver les mains, rien à espérer,ainsi soit-il ?

4.Posté par BASTA le 12/09/2008 14:11
Soub7anallah,
Les analystes chez nous n'arrêtent pas d'évoluer dans la boule ZERO...

Que de dénégations grtuites


5.Posté par A.Ali le 13/09/2008 03:00

Bien le bonjour, mon cher ami.

Dans l'état actuel des choses, il n' y a rien à espérer. A moins d'un changement radical de politique sociale.
Et comme tout programme social coûte beaucoup d'argent, on est pas prêt de voir le bout du tunnel. Tout le problème est là.

Le véritable problème du Maroc, est la gestion de son argent.

Comme il n' y a aucun moyen de contrôler la gestion de cet argent, par manque de transparence et de démocratie, cet argent disparaît dans les différentes sphères du gouvernement. Et personne ne peut le retracer.

Sans cet argent réinvesti dans les organes vitaux du pays, il est condamné à une vie végétative.

Soit dit en passant, j'aimerais bien lire une analyse "dans la boule PLUS ZERO"
Quelque chose de positif. Y en at-il ? à la bonne heure. J'attends.

6.Posté par 3ebbou le 13/09/2008 10:18
Analyse convaincante Monsieur Ali !
Par contre , no comment à propos de celle " dans la boule 0 "
Soit dit en passant, je passe le bonjour au modérateur en lui disant que la « Secure », censure à tout va, ne m'empêchera pas d'écrire ce que je pense (dans le respect bien évidement) !
Amicalement vôtre !