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Le gouvernement accusé de vouloir influencer la justice
Rédigé par AFP le Lundi 17 Mars 2008 à 16:00 commentaire(s)
RABAT - Quatre ténors du barreau marocain ont vivement critiqué trois ministres pour avoir "condamné", avant le parquet, les islamistes détenus dans l'affaire du Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj et "tenté" d'influencer la justice, lors d'une conférence de presse lundi à Rabat.
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Trente-cinq islamistes marocains membres ou complices présumés d'un "réseau terroriste" dirigé par Belliraj ont été présentés au parquet et écroués le 29 février à Salé, près de Rabat.
Les quatre avocats ont reproché au ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa d'avoir "révélé" le 20 février, avant le parquet, des éléments de l'enquête de la police judiciaire et au Premier ministre Abbas El Fassi d'avoir dissout "illégalement" le Parti islamiste Al Badil Al Hadari.
Ils ont également reproché au ministre de la Communication Khalid Naciri d'avoir "repris" des accusations contre les détenus lors d'une émission de la télévision nationale.
Les avocats, dont Abderrahmane Benameur - ancien bâtonnier et ancien président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), se sont constitués pour défendre Mustapha Moâtassim, chef d'Al Badil Al Hadari et de cinq autres islamistes réputés modérés, poursuivis dans l'affaire Belliraj.
Le ministre de l'Intérieur "s'est arrogé le droit de les (les détenus) condamner dans une franche tentative d'influencer la justice", indique un communiqué conjoint des quatre avocats.
"Le réseau terroriste +Belliraj+ projetait de perpétrer des attentats terroristes à l'aide d'armes à feu et d'explosifs et d'assassiner des personnalités marocaines en vue", avait notamment assuré M. Benmoussa le 20 février à Rabat.
Selon Me Abderrahim Jamaï, "les ministres ont manqué de neutralité et commis des délits punis par la loi et le procureur doit ouvrir une enquête pour déterminer comment le secret de l'enquête de la police judiciaire a été dévoilé".
Me Jamaï a interpellé le roi Mohammed VI qui "devrait, comme le stipule la Constitution, protéger les droits de ceux qui ont été +condamnés+ avant d'être jugés".
"Le Premier ministre n'a pas le droit de prendre connaissance ou de révéler les secrets de l'enquête, ni d'affirmer +l'implication+ des dirigeants de ce parti (Al Badil Al Hadari), sur laquelle il a basé la dissolution", indique le communiqué commun.
Les avocats ont également dénoncé le "refus" du juge d'instruction chargé de l'affaire de leur soumettre une copie des dossiers concernant leurs clients.
"Ca n'est pas arrivé depuis l'indépendance (1956)", a assuré Me Benameur.
"On nous demande de prendre connaissance des dossiers sur place, on ne va pas devenir des scribes et s'amuser à copier à la main les 2.000 pages dont serait constitué ce dossier", a protesté Me Benameur.
"Ce qui se passe actuellement est pire que ce qui se passait pendant les +années de plomb+ (1960-1999), nous tirons la sonnette d'alarme pour préserver l'avenir du Maroc", a souligné de son côté Me Khalid Soufiani.
Les quatre avocats ont reproché au ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa d'avoir "révélé" le 20 février, avant le parquet, des éléments de l'enquête de la police judiciaire et au Premier ministre Abbas El Fassi d'avoir dissout "illégalement" le Parti islamiste Al Badil Al Hadari.
Ils ont également reproché au ministre de la Communication Khalid Naciri d'avoir "repris" des accusations contre les détenus lors d'une émission de la télévision nationale.
Les avocats, dont Abderrahmane Benameur - ancien bâtonnier et ancien président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), se sont constitués pour défendre Mustapha Moâtassim, chef d'Al Badil Al Hadari et de cinq autres islamistes réputés modérés, poursuivis dans l'affaire Belliraj.
Le ministre de l'Intérieur "s'est arrogé le droit de les (les détenus) condamner dans une franche tentative d'influencer la justice", indique un communiqué conjoint des quatre avocats.
"Le réseau terroriste +Belliraj+ projetait de perpétrer des attentats terroristes à l'aide d'armes à feu et d'explosifs et d'assassiner des personnalités marocaines en vue", avait notamment assuré M. Benmoussa le 20 février à Rabat.
Selon Me Abderrahim Jamaï, "les ministres ont manqué de neutralité et commis des délits punis par la loi et le procureur doit ouvrir une enquête pour déterminer comment le secret de l'enquête de la police judiciaire a été dévoilé".
Me Jamaï a interpellé le roi Mohammed VI qui "devrait, comme le stipule la Constitution, protéger les droits de ceux qui ont été +condamnés+ avant d'être jugés".
"Le Premier ministre n'a pas le droit de prendre connaissance ou de révéler les secrets de l'enquête, ni d'affirmer +l'implication+ des dirigeants de ce parti (Al Badil Al Hadari), sur laquelle il a basé la dissolution", indique le communiqué commun.
Les avocats ont également dénoncé le "refus" du juge d'instruction chargé de l'affaire de leur soumettre une copie des dossiers concernant leurs clients.
"Ca n'est pas arrivé depuis l'indépendance (1956)", a assuré Me Benameur.
"On nous demande de prendre connaissance des dossiers sur place, on ne va pas devenir des scribes et s'amuser à copier à la main les 2.000 pages dont serait constitué ce dossier", a protesté Me Benameur.
"Ce qui se passe actuellement est pire que ce qui se passait pendant les +années de plomb+ (1960-1999), nous tirons la sonnette d'alarme pour préserver l'avenir du Maroc", a souligné de son côté Me Khalid Soufiani.
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