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Le groupe de l'algérien Safé Bourada jugé à Paris pour des projets d'attentats présumés
Rédigé par Reuters le Vendredi 3 Octobre 2008 à 10:06 commentaire(s)
Paris : Le procès d'un groupe de neuf islamistes radicaux présumés, arrêtés en 2005 alors qu'ils préparaient, selon l'accusation, des attentats en France, s'est ouvert jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris.
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Le tribunal a interrogé sur son parcours le principal prévenu, Safé Bourada, Français de 38 ans, fondateur présumé du groupe.
Il a déjà purgé une peine de dix ans de prison pour son rôle dans la préparation des attentats islamistes de 1995 qui avaient fait dix morts et des centaines de blessés en France.
Il avait notamment recruté Khaled Kelkal, jeune 'beur' lyonnais au nombre des poseurs de bombe de 1995, tué en septembre 1995 par la police.
Sorti en 2003 après un séjour en détention réduit à sept ans et trois mois par les remises de peine, Bourada a admis en garde à vue avoir fondé alors Ansar al Fath, traduit dans les documents de l'accusation par "Les partisans de la victoire".
Le but aurait été selon lui le financement de la cause islamiste et notamment de la guerre en Irak mais il a nié tout projet d'attentat en Europe. La charte de ce mouvement était "à vocation à la fois religieuse et combattante", a-t-il dit au procès.
Selon les charges retenues dans l'ordonnance de renvoi, Bourada a recruté en prison la plupart des neuf membres présumés du groupe, des délinquants de droit commun qui fréquentaient une mosquée de Trappes (Yvelines). Parmi eux, deux convertis, Stéphane Hadoux, 39 ans, et Emmanuel Nieto, 34 ans.
L'accusation soutient que le groupe a eu un "contact" avec un chef d'Al Qaïda, Abou Mohamed al Tounsi, recruteur de "djihadistes" pour l'Irak, tué en Syrie en juin 2005.
Un membre du groupe, Kaci Ouarab, a suivi un entraînement dans un camp militaire au Liban en janvier et février 2005, a établi l'enquête, grâce notamment à des investigations au Liban du juge d'instruction Marc Trevidic.
Des projets d'attentats qui auraient visé la DST, l'aéroport d'Orly et le métro parisien sont imputés au groupe Bourada, mais les preuves formelles manquent.
L'existence de ces supposés projets ne reposent que sur la déposition d'un suspect recueillie en Algérie et aucune arme ou explosif n'ont été saisis lors de l'enquête.
C'est parce que trois des membres présumés du groupe ont agressé et dépouillé en juillet 2005 Abderrahim , un prostitué transsexuel, que l'enquête a démarré.
Deux autres agressions de prostituées, dont le gain aurait servi à financer le groupe, ont été découvertes. A l'audience, Bourada a condamné ces pratiques, non conformes, a-t-il dit, aux moyens qu'il envisageait.
Il a déjà purgé une peine de dix ans de prison pour son rôle dans la préparation des attentats islamistes de 1995 qui avaient fait dix morts et des centaines de blessés en France.
Il avait notamment recruté Khaled Kelkal, jeune 'beur' lyonnais au nombre des poseurs de bombe de 1995, tué en septembre 1995 par la police.
Sorti en 2003 après un séjour en détention réduit à sept ans et trois mois par les remises de peine, Bourada a admis en garde à vue avoir fondé alors Ansar al Fath, traduit dans les documents de l'accusation par "Les partisans de la victoire".
Le but aurait été selon lui le financement de la cause islamiste et notamment de la guerre en Irak mais il a nié tout projet d'attentat en Europe. La charte de ce mouvement était "à vocation à la fois religieuse et combattante", a-t-il dit au procès.
Selon les charges retenues dans l'ordonnance de renvoi, Bourada a recruté en prison la plupart des neuf membres présumés du groupe, des délinquants de droit commun qui fréquentaient une mosquée de Trappes (Yvelines). Parmi eux, deux convertis, Stéphane Hadoux, 39 ans, et Emmanuel Nieto, 34 ans.
L'accusation soutient que le groupe a eu un "contact" avec un chef d'Al Qaïda, Abou Mohamed al Tounsi, recruteur de "djihadistes" pour l'Irak, tué en Syrie en juin 2005.
Un membre du groupe, Kaci Ouarab, a suivi un entraînement dans un camp militaire au Liban en janvier et février 2005, a établi l'enquête, grâce notamment à des investigations au Liban du juge d'instruction Marc Trevidic.
Des projets d'attentats qui auraient visé la DST, l'aéroport d'Orly et le métro parisien sont imputés au groupe Bourada, mais les preuves formelles manquent.
L'existence de ces supposés projets ne reposent que sur la déposition d'un suspect recueillie en Algérie et aucune arme ou explosif n'ont été saisis lors de l'enquête.
C'est parce que trois des membres présumés du groupe ont agressé et dépouillé en juillet 2005 Abderrahim , un prostitué transsexuel, que l'enquête a démarré.
Deux autres agressions de prostituées, dont le gain aurait servi à financer le groupe, ont été découvertes. A l'audience, Bourada a condamné ces pratiques, non conformes, a-t-il dit, aux moyens qu'il envisageait.
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