Houssaini, 38 ans, jugé également pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat" et "constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes visant à troubler l'ordre public", est placé en détention provisoire à la prison de Salé sur ordre du juge d'instruction.
Il était recherché par la police depuis 2002 pour son appartenance présumée au "groupe islamique combattant marocain"(GICM).
Arrêté début mars 2007 à Casablanca, il est connu pour être le responsable de la commission militaire du GICM. Titulaire d'une licence en chimie, Houssaini s'est rendu en Afghanistan où il a reçu des entraînements paramilitaires sur le maniement d'armes légères, la fabrication d'explosifs, les techniques de la guérilla et le combat de rue, précise-t-on de même source.
Le prévenu qui avait regagné le Maroc en 2002, s'est employé à activer les cellules du GICM à travers la mise en place d'un comité militaire visant l'établissement de camps dans les hauteurs du Rif et de l'Atlas pour entraîner les volontaires aux techniques de guerre, héberger les membres du groupe et établir des bases pour la fabrication des explosifs.
La même source affirme qu'au lendemain des événements du 16 Mai 2003 à Casablanca et du démantèlement du GICM, Houssaini s'est consacré à la création d'un nouveau réseau chargé de l'enrôlement de Marocains pour aller combattre en Irak. Le juge espagnol Juan Del Olmo, chargé de l'instruction des attentats du 11 mars à Madrid en 2004, l'avait auditionné le 18 décembre 2007 à la prison de Salé dans le cadre d'une commission rogatoire pour son implication présumée dans ces attentats. Il est accusé par l'Espagne d'être le fabricant des explosifs ayant servi dans ces attentats.