Le petit déjeuner est selon toutes les sources le repas le plus important. Les chinois disent : cache ton petit déjeuner à ton meilleur ami, partage ton déjeuner avec ton ami et donne ton dîner à ton ennemi diététique mise à part, tout un chacun sait que le petit déjeuner est d'une vitalité impérative, tout simplement après huit heures de sommeil, l'activité corporelle diminue énormément et le besoin de remise en forme est conséquent vu que le corps a consommé toute l'énergie de la veille.
Grosso modo au petit déjeuner le corps a besoin d'un repas équilibré, produit laitier, selon l'âge de la personne, viennoiserie, un produit à base de céréales, sucre, café et fruits.
Le déjeuner, malheureusement toujours excessif, doit contenir beaucoup de liquide, de préférence de l'eau bouillie et refroidie, alors que la tendance est pour les sodas et les vins et sans modération en plus, seulement la nature du déjeuner doit rester restauratrice sans goinfrerie.
Le dîner quant à lui, s'il a le malheur de dépasser une soupe de légumes ou un poisson, il ne peut être que néfaste.
Ceci est mon idée à propos du manger quotidien certes minimaliste, mais je m'évertue à séparer ma vie de personne normale qui a besoin de se nourrir tous les jours, de ma vie de chef de cuisine qui a besoin d'épater ses clients. Il faut savoir que nous les chefs de cuisine sous exception, sommes une bande de frimeurs invétérés avec différents degrés bien entendu, mais on l'est tous.
Dorénavant je vais me consacrer aux apprêts culinaires, si j'ai divagué dans les premières chroniques c'est juste pour démontrer que la Diaspora des cuisiniers n'est pas faite de toques blanches et de râleurs mais de gens qui ont de l'humour et parfois même du talent.
Ceci dit, je ne vais écrire des recettes à appliquer que sur le site cuisinesdumaroc.ma, mais je vais m'évertuer de vous communiquer le geste et la manière, certes sans prétentions, mais avec beaucoup d'humilité. Croyez en mon expérience de découper un poisson n'est pas aussi facile qu'on le croit et en cuisine on apprend ces choses là parfois sans vraiment qu'on s'en rende compte d'où la difficulté de les partager avec les non initiés.
Afin de pouvoir communiquer ce savoir j'ai du pendant des années analyser le moindre geste pour arriver à en saisir la signification réelle, même comment aiguiser un couteau et comment s'en servir m'ont pris un temps fou, là je ne parle pas de la tranche naturelle mais de la coupe philosophique de cette coupe parfaite que certains cuisiniers japonais poursuivent durant toute une vie.
Durant les prochaines chroniques vous remarquerez certainement qu'on parlera le plus souvent de poisson, vu que c'est le produit qui requiert le plus d'attention, vu que chaque sorte est unique et dans sa préparation et dans la façon de le cuisiner. En attendant je vous souhaite un bon appétit.