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Le safran, l’épice la plus convoitée du monde
Un reportage de Jean-Charles Doria et Sébastien Girondon
Rédigé par France2 le Lundi 29 Juin 2009 à 11:42 commentaire(s)
Le safran, on le surnomme l’or rouge. C’est l’aliment le plus cher du monde. Plus cher que la truffe ou le caviar iranien, il atteint jusqu’à 35.000 euros le kilo. Mais pour ce prix-là, le consommateur n’est pas sûr de ce qu’il achète. Une équipe d’Envoyé Spécial a découvert que cette épice est extrêmement fraudée.
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Au départ, le safran est un vulgaire oignon qui coûte à peine 30 centimes d’euros. Mais une fois par an, fin octobre, il se métamorphose en fleur de couleur violette, dans laquelle se cache le fameux pistil rouge vif qui vaut de l’or. Il est cultivé en Iran, en Inde et au Maroc. Jean-Charles Doria et Sébastien Girondon ont enquêté au Maroc au moment de la récolte.
C’est au coeur des montagnes berbères de l’Atlas que sont cultivées chaque année deux tonnes de safran. Les paysans qui le récoltent ne parviennent pas à en vivre. Pourtant, des négociants réussissent à faire fortune, en achetant les productions à bas prix et en les revendant jusqu’à trente fois plus cher sur les marchés occidentaux. La fraude est aussi très rentable. Au Maroc, sur six safrans achetés dans des souks, cinq échantillons se révèlent être du curcuma ou du paprika, ou pire, des fibres mélangées à des produits détergents, dangereux pour la santé.
En France, des analyses dans un laboratoire, ont permis de mettre au jour une arnaque, un safran "garanti pur" en vente dans de nombreux commerces, qui n’est en réalité qu’un banal végétal imbibé de colorants artificiels. Enfin, la production de safran en France redémarre peu à peu, après avoir complètement disparue pendant un siècle. Certains ont flairé le bon filon. Véronique Lazérat possède dans le Limousin la plus grande safranière de France et parvient, en produisant deux kilos de safran par an, à gagner beaucoup d’argent.
C’est au coeur des montagnes berbères de l’Atlas que sont cultivées chaque année deux tonnes de safran. Les paysans qui le récoltent ne parviennent pas à en vivre. Pourtant, des négociants réussissent à faire fortune, en achetant les productions à bas prix et en les revendant jusqu’à trente fois plus cher sur les marchés occidentaux. La fraude est aussi très rentable. Au Maroc, sur six safrans achetés dans des souks, cinq échantillons se révèlent être du curcuma ou du paprika, ou pire, des fibres mélangées à des produits détergents, dangereux pour la santé.
En France, des analyses dans un laboratoire, ont permis de mettre au jour une arnaque, un safran "garanti pur" en vente dans de nombreux commerces, qui n’est en réalité qu’un banal végétal imbibé de colorants artificiels. Enfin, la production de safran en France redémarre peu à peu, après avoir complètement disparue pendant un siècle. Certains ont flairé le bon filon. Véronique Lazérat possède dans le Limousin la plus grande safranière de France et parvient, en produisant deux kilos de safran par an, à gagner beaucoup d’argent.
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