Le taux de pénétration de l'internet dans le Maghreb est de 2,5%


APS le 22 Octobre 2007


ALGER - Le taux de pénétration de l'Internet dans le Maghreb est de 2,5%, a affirmé dimanche à Alger un expert du programme des nations unies pour le développement (PNUD).


"Le taux de pénétration de l'Internet est de 5,33% en Algérie, 3,62% en Libye, 14,36% au Maroc, 3,46% en Tunisie et de 0,47 % en Mauritanie", a précisé le Dr Najat Rochdi dans sa communication sur le développement des TIC dans la région du Maghreb, présentée à l'occasion de la tenue à Alger d'une conférence internationale sur la formation en TIC.

Le Dr Najat Rochdi a indiqué, à ce titre, que pour tous ces pays plusieurs opérateurs se disputent le marché, ayant pour conséquence une augmentation de la pénétration d'Internet dans les ménages.

"Ceci est intimement lié à la pénétration de l'informatique en constante augmentation dans ces pays", a-t-elle expliqué, soulignant que la pénétration de l'informatique est de 1,06% en Algérie, 2,35% au Maroc, 5,63% en Tunisie et 1,41% en Mauritanie.

Pour ce qui est de la connectivité à la téléphonie fixe, l'expert du PNUD a jugé l'évolution de la télédensité pour tous les pays de la région "très modeste", soutenant toutefois que la téléphonie mobile connaît depuis 2001 "une croissance spectaculaire".

Le Dr Najat Rochdi a affirmé, à ce propos, que la télédensité mobile est de 56,32% en Tunisie, 44,52 % en Algérie, 39,37 % au Maroc, 24,30% en Mauritanie et de 4,45% en Libye.

Abordant la problématique du passage de la société industrielle à la société du savoir, de l'information et de la communication, l'expert du PNUD a relevé la nécessité pour les pays de la région du Maghreb d'être les acteurs et pas seulement les consommateurs des TIC.

Pour cela, elle a affirmé qu'il est "impératif" de prendre des mesures de réforme des systèmes éducatifs visant à préparer des hommes et des femmes capables de prendre en charge ces outils ainsi que les changements de fonctionnement et de culture y afférent.

Cependant, pour cet expert, le problème ne se limite pas uniquement à faire entrer les Technologies de l'Information à l'école, mais de "réformer celle-ci afin de former les citoyens de 2020 et non pas ceux des décennies écoulées".

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