Sur place, c'est la cohue générale. Des passagers livrés à eux même, des enfants épuisés, des bagages qui s'entassent partout... Aucun interlocuteur (RAM et ONDA confondus) n'est dans les parages. La seule jeune hôtesse qui était derrière le comptoir d'enregistrement et visiblement débordé par le flot des protestations des passagers en colère a fini par délaisser son poste et disparaitre.
Joint par téléphone le soir même depuis le terminal sur le numéro d'information de l'ONDA, un responsable admet qu'il y à bien un problème d'affichage mais uniquement sur… les horaires des arrivées " Il n'y a aucun problème sur ceux des départs, rassure-il".
On tente de lui expliquer que nous sommes sur place, le responsable affiche toujours son étonnement… " ça fait 2 heures que je suis à l'aéroport, et a 10mn du décollage de l'avion que je dois prendre en partance à Oujda (vol de minuit), non seulement je n'ai aucune visibilité sur ce qui se passe dans ce bordel d'aéroport, mais on a trouvé tout de même le culot de me culpabiliser en prétendant que je suis arrivé en retard. C'est honteux. " témoigne, excédé, un autre passager.