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Les champs de 'Viagra à ciel ouvert' dans l'Uttaranchal opposent villageois indiens et trafiquants népalaisMAP le 19 Mai 2006
New Delhi - Les frontières ouvertes entre l'Inde et le Népal sont le théâtre d'une contrebande particulièrement lucrative d'une sorte de Viagra naturel appelé "Yarsagumba" qui oppose les trafiquants népalais aux villageois des zones limitrophes indiennes.
Le Viagra naturel appelé
Dès le début de la fonte des neiges dans l'état du nord indien de l'Uttaranchal, les hauts plateaux du district de Pittoragarh sont envahis par les autochtones mais aussi par des bandes de contrebandiers venues leur disputer les récoltes de la plante hautement aphrodisiaque du nom populaire de "Yarsagumba" qui se vend sur certains marchés asiatiques à près de 2.200 dollars le kilogramme.
Aussi, les habitants, de part et d'autre de la frontière ouverte, sont mobilisés, quelques temps déjà , pour la récolte miraculeuse ponctuée d'accrochages. Connue en botanique sous le nom savant de "Cordyceps Sinensis", ce substitut naturel pour le Viagra est en fait un champignon qui se développe sur les larves de certaines chenilles et atteint une hauteur de près de 5 cm au dessus du sol sous lequel les larves restent enfouies. Cette herbe aux vertus miraculeuses, notamment la capacité de neutraliser les dysfonctionnements érectiles, étaient donnée par les tibétains aux vieux canassons pour leur donner force et vitalité.
Mais cette activité écologique et hautement rémunératrice n'est pas sans problèmes ni dangers puisque les populations de certains villages du district de Pittoragarh viennent de saisir les autorités de l'état leur demandant de venir sauver leur gagne-pain et débarrasser leur région de près de 200 contrebandiers népalais bardés d'armes de toutes sortes qui, après avoir allègrement traversé la frontière, sont venus installer leurs camps sur les
hauteurs de la cordillère du "Panchachuli" et ramasser le "Yarsagumba" à leur guise. Selon le quotidien "The Indian Express", cette infiltration annuelle et l'arrivée des trafiquants du pays voisin n'obéissent qu'aux conditions climatiques, notamment le dégel, et au timing des récoltes. Et dès que la neige commence à fondre et que les cols et autres passages de montagne redeviennent praticables, ces contrebandiers d'un nouveau genre se rabattent, arguments tonnants et détonants en main, sur les zones où prospère le parasite capable de faire la pige au petit losange bleuté et mêmes aux dernières versions utilisant le même agent comme "Cialis". Les autochtones écoeurés par ces empêcheurs de ramasser en tas qui leur interdisent même l'entrée dans la forêt pour cueillir, le "Yarsagumba", plus précieux que le gui des druides, ont demandé au gouvernement, aux gardes forestiers notamment, de venir expulser, manu militari, les intrus et de leur confier, et à eux seuls, l'exploitation de cette source de roupies hautement lucrative et renouvelable dont ils ne semblent pas avoir besoin pour leur propre usage. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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