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Les œuvres du poète palestinien Mahmoud Darwich déclamés dans plusieurs langues à Rabat
Rédigé par Roukane El Ghissassi - MAP le Mercredi 8 Octobre 2008 à 13:36 commentaire(s)
Roukane El Ghissassi, Rabat - Des poètes marocains et d'autres venant de différents horizons ont rendu un hommage posthume, hier soir à Rabat, au grand poète arabe palestinien Mahmoud Darwich en donnant lecture, chacun dans sa langue d'origine, à plusieurs de ses œuvres.
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Une belle manière de célébrer Darwich, homme de l'universel, qui dialoguait dans ses poèmes avec l'ensemble des cultures arabe, ottomane, cananéenne, grecque, romaine, persane, égyptienne, anglaise et française.
Lors de cette soirée organisée par l'Université Mohammed V à l'occasion de la journée mondiale de Mahmoud Darwich (5 octobre), le président de l'université Mohammed V-Agdal, Abdelhafid Boutaleb a, dans une allocution,
annoncé qu'un des amphithéâtres de la faculté des Lettres sera baptisé du nom du défunt poète arabe Mahmoud Darwich.
De son côté, le poète Mohammed Bennis, président du comité préparatoire de cette prestigieuse soirée poétique, a rappelé que le festival international de littérature de Berlin avait appelé à une lecture mondiale
des poèmes de Darwich le 05 octobre signé par des écrivains et des artistes internationaux pour célébrer une journée mondiale de lecture en plusieurs langues des œuvres de Darwich.
Aussi bien les voix des poètes marocains Mahmoud Abdelghani, Mohammed Bennis, Jalal Hakmaoui, Rajae Talbi, que celles de l'espagnol Federico Arbos, l'Américain Alfred Corn, le Jordanien Amjad Nasser, l'Allemand Klaus Reichert, le Français Lionel Rey et le Tunisien Moncef Wahaibi,
étaient fébriles mais belles ce soir, à la hauteur de l'événement, comme si les poètes étaient encore terrassés par la disparition de Mahmoud Darwich.
La rencontre s'est déroulée dans l'amphithéâtre Chérif Idrissi archi comble à tel point que plusieurs personnes étaient acculées à rester debout et d'autres en dehors de la salle pour écouter à la belle étoile
les vers de Darwich déclamés par ces poètes qui ont fait revivre à l'auditoire l'engagement et à la contribution temporelle et politique de la poésie de Darwich au combat de l'homme sur terre.
Ils ont initié par le récital des poèmes de Darwich l'essentiel de la vie tant chantée dans sa poésie, à savoir l'amour sous toutes ses formes - et son corollaire le bonheur - des femmes, de la Palestine, des étoiles, de la lune, des jardins, du jasmin,
des palmiers, de l'eau, des oiseaux, des papillons, des abeilles, des pierres, de l'attente de l'être aimé et de la paix, mais montré également ce qui embêtait le poète, la guerre, les monstres, les prisons et le temps, son ennemi juré.
D'ailleurs comme l'a déclaré en marge de la soirée le poète Bennis: "cette soirée représente un véritable bonheur poétique pour donner à la voix du poète Mahmoud Darwich sa dimension universelle
et individuelle et faire partager son univers poétique avec les marocains qui ont de tout temps apprécié Darwich et fait de sa poésie une part de leur parole quotidienne".
Il s'agit en même temps d'un hommage "dédié à la poésie pour dire que c'est une langue qui donne à vivre et à aimer la vie", a-t-il ajouté.
Même émerveillement exprimé par le poète français Lionel Rey à l'égard du défunt poète quand il a déclaré "Darwich, poète de la célébration et de l'éloge, est un des rares poètes à savoir parler du bonheur de la paix parce qu'il sait faire passer une émotion comme lorsqu'il évoque la guerre".
Et de regretter que "l'encyclopédie universalis consacre à peu près 50 pages au phénomène de la guerre alors qu'aucun article ne mentionne la paix".
Un autre admirateur de Darwich, le poète espagnol Fedérico Arbos a rappelé qu'il a "rencontré Darwich en Irak, en 1972, lors de la tenue d'un festival de poésie arabe contemporaine".
Une projection sonore à la fin de la soirée des œuvres de Darwich lisant quelque unes "Sarwa Tankassir", "Al Jamilate" et "Al Kamanjate", a donné de l'éclat à cette rencontre, grâce à sa voix,
qui restera à jamais un chant lyrique racontant le monde et les êtres dans leur présence sensible avec force et tendresse, dans leur diversité, beauté et travers.
Lors de cette soirée organisée par l'Université Mohammed V à l'occasion de la journée mondiale de Mahmoud Darwich (5 octobre), le président de l'université Mohammed V-Agdal, Abdelhafid Boutaleb a, dans une allocution,
annoncé qu'un des amphithéâtres de la faculté des Lettres sera baptisé du nom du défunt poète arabe Mahmoud Darwich.
De son côté, le poète Mohammed Bennis, président du comité préparatoire de cette prestigieuse soirée poétique, a rappelé que le festival international de littérature de Berlin avait appelé à une lecture mondiale
des poèmes de Darwich le 05 octobre signé par des écrivains et des artistes internationaux pour célébrer une journée mondiale de lecture en plusieurs langues des œuvres de Darwich.
Aussi bien les voix des poètes marocains Mahmoud Abdelghani, Mohammed Bennis, Jalal Hakmaoui, Rajae Talbi, que celles de l'espagnol Federico Arbos, l'Américain Alfred Corn, le Jordanien Amjad Nasser, l'Allemand Klaus Reichert, le Français Lionel Rey et le Tunisien Moncef Wahaibi,
étaient fébriles mais belles ce soir, à la hauteur de l'événement, comme si les poètes étaient encore terrassés par la disparition de Mahmoud Darwich.
La rencontre s'est déroulée dans l'amphithéâtre Chérif Idrissi archi comble à tel point que plusieurs personnes étaient acculées à rester debout et d'autres en dehors de la salle pour écouter à la belle étoile
les vers de Darwich déclamés par ces poètes qui ont fait revivre à l'auditoire l'engagement et à la contribution temporelle et politique de la poésie de Darwich au combat de l'homme sur terre.
Ils ont initié par le récital des poèmes de Darwich l'essentiel de la vie tant chantée dans sa poésie, à savoir l'amour sous toutes ses formes - et son corollaire le bonheur - des femmes, de la Palestine, des étoiles, de la lune, des jardins, du jasmin,
des palmiers, de l'eau, des oiseaux, des papillons, des abeilles, des pierres, de l'attente de l'être aimé et de la paix, mais montré également ce qui embêtait le poète, la guerre, les monstres, les prisons et le temps, son ennemi juré.
D'ailleurs comme l'a déclaré en marge de la soirée le poète Bennis: "cette soirée représente un véritable bonheur poétique pour donner à la voix du poète Mahmoud Darwich sa dimension universelle
et individuelle et faire partager son univers poétique avec les marocains qui ont de tout temps apprécié Darwich et fait de sa poésie une part de leur parole quotidienne".
Il s'agit en même temps d'un hommage "dédié à la poésie pour dire que c'est une langue qui donne à vivre et à aimer la vie", a-t-il ajouté.
Même émerveillement exprimé par le poète français Lionel Rey à l'égard du défunt poète quand il a déclaré "Darwich, poète de la célébration et de l'éloge, est un des rares poètes à savoir parler du bonheur de la paix parce qu'il sait faire passer une émotion comme lorsqu'il évoque la guerre".
Et de regretter que "l'encyclopédie universalis consacre à peu près 50 pages au phénomène de la guerre alors qu'aucun article ne mentionne la paix".
Un autre admirateur de Darwich, le poète espagnol Fedérico Arbos a rappelé qu'il a "rencontré Darwich en Irak, en 1972, lors de la tenue d'un festival de poésie arabe contemporaine".
Une projection sonore à la fin de la soirée des œuvres de Darwich lisant quelque unes "Sarwa Tankassir", "Al Jamilate" et "Al Kamanjate", a donné de l'éclat à cette rencontre, grâce à sa voix,
qui restera à jamais un chant lyrique racontant le monde et les êtres dans leur présence sensible avec force et tendresse, dans leur diversité, beauté et travers.
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