Dans le sillage de la célébration de la Journée nationale de la femme (10 octobre), les parlementaires, qui ont adopté un appel baptisé "voix féminines pour la démocratie",
ont plaidé pour une plus importante représentativité de la femme dans l'action politique, notamment au niveau des institutions locales élues dans la perspective des échéances communales 2009.
Le Forum a, dans ce sens, invité les acteurs politiques (gouvernement, Parlement et partis), à prendre des mesures de "discrimination positive et l'application du système de quota comme un mécanisme de transition",
suggérant la mise en place d'un Observatoire national pour le développement de la participation politique de la femme.
En dépit des avancés réalisées en matière de représentativité des femmes au niveau du Parlement depuis le scrutin législatif de 2002 à la faveur du système de quota,
les femmes restent encore en dehors des sphères de décision, ce qui met à mal les aspirations des femmes marocaines.
Intervenant à cette occasion, la présidente du Forum, Touria Charki, a souligné que les femmes sont appelées à devenir une force de proposition dans le cadre de la consolidation de la décentralisation,
de l'enracinement de la bonne gouvernance locale et la promotion de la culture des droits de l'Homme.
Charki a déploré le pourcentage dérisoire (0,56 pc) des femmes élues au niveau des collectivités locales, jugeant nécessaire d'appliquer le modèle des législatives (liste nationale pour 30 sièges) aux autres consultations.