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Les potins de MarrakechAbou REDA le 10 Septembre 2009
A proximité
1) Décidément nos taximen ne sont pas prêts de se conduire en citoyens mus de civisme et d’honnêteté, du moins la plupart d’entre eux. A voir le spectacle affreux qu’ils offrent tous les jours devant la gare du chemin de fer ou à l’aéroport, on les prendrait pour des schizophrènes aigris cultivant la passion des bagarres et des querelles tout autant avec les clients qu’entre eux. Au risque de nous répéter, nous lançons un énième appel aux services concernés d’intervenir pour que cessent ces scènes honteuses qui portent préjudice à l’image non seulement de Marrakech mais de tout le Maroc.
2) Au moment où on assiste à des campagnes « coup de poing » contre le phénomène galopant de mendicité, à Marrakech, mendiants et pseudo- mendiants déambulent à longueur de journée et de soirée en toute quiétude. A chaque minute, le passant est interpellé, des fois vertement, des fois c’est carrément de l’harcélement et des insultes à la clé. La question que les citoyens se posent ici, c’est de savoir si leur ville dispose de brigade anti- mendicité qui pourrait éradiquer cette calamité. 3) Je donnerai ma main à couper à quiconque pourrait nous communiquer le nombre approximatif des gardiens de voitures et des deux roues à Marrakech. Je suis persuadé qu’il est impossible de l’évaluer pour la simple raison que chaque commerce qui voit le jour apporte avec lui son lot de gardiens. Qu’un café ouvre ses portes, un restaurant, un snack, une mosquée, une agence bancaire… et vous voilà devant une armada de gardiens, un gilet vert florescent ou un badge pendu sur le torse, vous sommant de s’acquitter de la dîme de stationnement. La mairie a intérêt à récupérer ce qui lui est du et à remettre de l’ordre dans ce service qui est voué à la loi de la jungle. 4) S’il est un problème récurrent qui se pose avec acuité à Marrakech c’est bien celui de l’entretien. On dépense des dizaines de millions de DH pour le réaménagement d’une place, la construction d’une fontaine ou la création d’un espace vert pour l’abandonner après sans se soucier du suivi censé garantir son état. Il serait fastidieux d’énumérer les exemples qui illustrent ce laisser-aller tant ils sont nombreux. 5) La délégation régionale du tourisme est par essence un temple d’accueil des visiteurs étrangers qui sont de passage. Par conséquent, son siège doit véhiculer l’image de marque de la ville qui l’abrite voire de tout le pays avec tout ce que cela suppose en termes de l’excellence de l’accueil, de la disponibilité et la gentillesse des hôtesses et enfin de l’aménagement de son espace et de son environnement. Allez jeter un coup d’œil sur celui de Marrakech la ville qui passe pour être la capitale touristique du Maroc et tâchez surtout de ne pas le confondre avec un hangar à l’abandon. 6) La boulangerie « Le maître du pain » bénéficie comme toutes ses homologues au Maroc de la subvention sur la farine accordée par l’état. On ne voit donc pas la raison pour qu’elle vende « lamsemmen » (genre de crêpe) à plus de 25 Dh la pièce. On appelle cela le beurre et l’argent du beurre. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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