Ce débrayage, entamé mardi soir à l'appel de différents syndicats en signe de protestation contre l'absence d'augmentation des salaires cette année, affecte l'ensemble des titres de la presse nationale française dont les éditions électroniques restent néanmoins accessibles gratuitement, pour la plupart, sur leurs sites Internet.
La reconduction de la grève a été décidée par le syndicat général du Livre et de la communication écrite (SGLCE), majoritaire chez Presstalis, principale société chargée de la distribution de la presse en France, qui fait face à de graves difficultés financières.
Le SGLCE dénonce le "démantèlement" de la société menacée de dépô t de bilan, avec un besoin de financement estimé à 125 millions d'euros, selon un rapport remis début avril au chef du gouvernement français.