Les trois salopards


Communiqué (eMarrakech) le 20 Avril 2007


Un recueil de poésie érotique écris par trois poètes de sensibilités différentes.


Couverture du recueil
Couverture du recueil
Le projet de ce livre a vu le jour à Marrakech. En septembre 2006, le poète suisse Bruno Mercier rencontre Abdelrhaffar Souiriji et Salim Rachad. Un dialogue naît : la poésie et la vie, le corps et l'âme, et aussi l'expérience des limites.

Au jardin d'un bar, un texte érotique réunissant les trois poètes, commence à surgir. La feuille passe de mains en mains. Chacun marque sa trace, utilise ses sens. Le jeu s'intensifie, la coupe aussi. Le poème à trois mains se lit en croisé sur deux pages, page de gauche et page de droite, en miroir de sa traduction.

Le livre commence par cinq poèmes érotiques de Bruno Mercier, écrits en Suisse fin 2006 : le bonus coquin.

« Écrire pour le poète, c'est vivre. Surprendre la face cachée des choses. Dévoiler ce qui se languit au-delà des apparences. Écrire devient alors un mode de communication, un désir d'aller vers l'autre et vers une réalité qui lui est propre. Un acte d'amour, comme l'a défini Jean Cocteau ».

Soleil sous l'emprise de l'ombre : un texte érotique, écrit en arabe par Abdelrhaffar Souiriji et Salim Rachad entre 2002 et 2007, débute la partie arabe de ce livre : Une âme forme l'architecture du texte. La strophe dialogue avec sa voisine. L'une demande et l'autre répond. Deux corps se déclarent à travers des quatrains des sentiments inavouables.

« La poésie est une boussole qui montre qui nous sommes et où nous sommes. Nous avons essayé d'écrire des moments intimes, les choses naturelles d'une vie. Le mot est le vêtement du corps, le poème est la voie de l'âme », déclarent les deux poètes.

… « Il demeure fidèle à ce qu'il y a de plus secret et de plus précieux en lui, (...) dans la mesure où il intellectualise et moralise son sexe et donne corps à sa morale et à sa pensée métamorphose, comme l'écrit Malraux, le destin ancestral en conscience. » écrivait Juan Goytisolo dans son livre « Chroniques sarrasines ».

Des peintures de l'artiste Hans Werner Geerdts reflètent l'âme de ce recueil. Dans une œuvre dédiée à l'humain, le peintre d'origine allemande s'interroge sur l'ouvert, l'infini, le sens de l'échange et la dispersion. Une peinture que d'aucuns appellent « Foulisme », mais qui est surtout une spéléologie de l'âme. Une peinture de l'ouverture, mais qui ramène vers l'intérieur. Une peinture dans l'étendue du dehors qui creuse de profonds sillons dans l'âme et ce qu'elle charrie. Avec toujours cette constance : le chemin qui mène à l'autre, à tous les autres, passe d'abord par soi.


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