Une dizaine de roquettes ont été tirées près de positions occupées par l'armée israélienne au Liban sud dans la nuit de lundi à mardi sans faire ni victime ni dégâts, selon une porte-parole de l'armée, qui n'a pas riposté. Et 4 combattants du Hezbollah ont été tués au Liban sud lundi, selon l'armée israélienne, ce que la branche armée du parti chiite a démenti.
Après 34 jours d'une guerre dévastatrice, les combats ont pris fin lundi à 08H00 (05H00 GMT), en vertu de l'accord négocié par l'Onu avec Israël et le Liban après l'adoption de la résolution 1701 au Conseil de sécurité sur une cessation des hostilités.
Israël a cependant prévenu qu'il conservait son droit à l'autodéfense. Le Premier ministre Ehud Olmert a averti lundi que son pays "n'accepterait pas la moindre atteinte à sa souveraineté" et poursuivrait le Hezbollah "en tout lieu et en tout temps".
Le Hezbollah, qui contrôlait le sud du Liban depuis le retrait israélien de mai 2000, a exclu un désarmement immédiat: "La question du désarmement ne peut être réglée de façon hâtive et sous la pression, elle doit être réglée par le dialogue entre Libanais", a affirmé lundi le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.
La résolution 1701 prévoit notamment le désarmement de la milice chiite et le déploiement de l'armée libanaise jusqu'à la frontière, parallèlement au retrait israélien du Liban sud.
Le ministre libanais de la Défense Elias Murr a souligné que le rôle de l'armée libanaise n'était pas de désarmer le Hezbollah. Il a toutefois assuré qu'une fois qu'elle serait déployée au Liban sud, "il n'y aurait plus ni armes, ni présence armée sur le terrain autre que celle de l'armée et de la Force intérimaire des Nations unies (Finul)", dont les effectifs doivent passer de 2.000 à 15.000 hommes avec un mandat renforcé.
M. Murr a rappelé que le désarmement de la formation chiite relevait de la Conférence de dialogue national, qui réunit depuis le 2 mars les 14 principaux dirigeants musulmans et chrétiens libanais.
Le Hezbollah, qui contrôlait le sud du Liban depuis le retrait israélien de mai 2000, a exclu un désarmement immédiat: "La question du désarmement ne peut être réglée de façon hâtive et sous la pression, elle doit être réglée par le dialogue entre Libanais", a affirmé lundi le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.
La résolution 1701 prévoit notamment le désarmement de la milice chiite et le déploiement de l'armée libanaise jusqu'à la frontière, parallèlement au retrait israélien du Liban sud.
Le ministre libanais de la Défense Elias Murr a souligné que le rôle de l'armée libanaise n'était pas de désarmer le Hezbollah. Il a toutefois assuré qu'une fois qu'elle serait déployée au Liban sud, "il n'y aurait plus ni armes, ni présence armée sur le terrain autre que celle de l'armée et de la Force intérimaire des Nations unies (Finul)", dont les effectifs doivent passer de 2.000 à 15.000 hommes avec un mandat renforcé.
M. Murr a rappelé que le désarmement de la formation chiite relevait de la Conférence de dialogue national, qui réunit depuis le 2 mars les 14 principaux dirigeants musulmans et chrétiens libanais.
Lundi, des forces israéliennes, en nombre limité, ont commencé à se retirer du sud du Liban. Mais le général Gaï Tzur, commandant des forces déployées dans ce secteur, a expliqué que le positionnement actuel des forces israéliennes leur permettrait de conquérir "si besoin est, tout le Liban sud, au sud du Litani, en quelques jours". Le fleuve Litani longe la frontière à une distance variant entre 5 à 30 kilomètres.
Israël a en outre annoncé le maintien du blocus aérien et maritime du Liban, jusqu'à la mise en place d'un mécanisme de contrôle de la contrebande d'armes.
La résolution 1701 doit à présent être mise en oeuvre sous les auspices de l'Onu et dès lundi, le commandant des Casques bleus au Liban a rencontré des officiers libanais et israéliens pour préparer le retrait israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise.
Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a appelé les contributeurs potentiels de troupes à la Finul à se prononcer rapidement, lundi, en se disant "soulagé" que l'arrêt des hostilités semble tenir.
Israël insiste pour que le déploiement libanais soit "immédiat", afin de s'assurer que le Hezbollah ne puisse pas reprendre position au Liban sud.
L'offensive israélienne, lancée le 12 juillet après la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah à la frontière israélo-libanaise, a fait environ 1.200 morts et 3.700 blessés au Liban, plus de 900.000 déplacés, soit le quart de la population, et infligé d'énormes destructions, évaluées à 6 milliards de dollars.
En Israël, entre 300.000 et 500.000 personnes ont été déplacées du nord du pays, une quarantaine de civils ont été tués et 119 soldats sont morts en action.