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Maghreb: la croissance devrait chuter à 2,7% en 2009

AP le 18 Juin 2009

La croissance dans les pays du Maghreb devrait chuter de 4,4% en 2008 à 2,7% en 2009, en raison de la crise économique et financière mondiale, prévoit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport présenté mercredi à Tunis


Maghreb: la croissance devrait chuter à 2,7% en 2009
Le document intitulé "perspectives économiques régionales pour le Maghreb et le Moyen-Orient" explique le ralentissement de la croissance dans les pays non producteurs de pétrole par la baisse des exportations, des recettes du tourisme, des envois de fonds (des ressortissants maghrébins établis notamment en Europe) et de l'IDE (investissement direct étranger).

Dans le cas des pays exportateurs de pétrole, il résulte notamment de la contraction des exportations de pétrole et de gaz naturel.

Pour la Tunisie, les projections du FMI tablent sur une croissance de 3,3% pour 2009 contre 4,5% en 2008, un taux "positif" favorisé par les réformes et mesures prises par le gouvernement face à une "crise très grave".

Au Maroc qui s'attend à une saison agricole "exceptionnelle", l'impact de la crise serait moindre (4,4% contre 5,4%).

L'Algérie devrait passer d'un taux de 3% à 2,1%, tandis que la Libye enregistrerait le PIB le moins élevé de la région: 1,1% contre 6,7% une année auparavant.

L'impact et l'ampleur du ralentissement dans la région dépendront en partie de l'intensité et de la durée de la récession de l'économie mondiale et notamment celle de l'Europe, premier partenaire du Maghreb, analyse le directeur-adjoint du FMI, Amor Tahari.

Ils sont également conditionnés par la riposte budgétaire et autres politiques économiques des pays concernés, selon lui.

Tahari considère que le "principal défi" pour les pays de la région demeure le problème du chômage. Il estime à 500.000 le nombre de postes d'emploi à créer pour maintenir le taux de chômage à son niveau actuel.

Le responsable du FMI a cependant relativisé ces projections en faisant état de "signes positifs" de relance apparus récemment aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

"On n'est pas sorti de la crise et les mois qui viennent vont être cruciaux pour tous les pays", a-t-il insisté



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