Accueil  >  ACTUS

              

Medias: 'il n'y aura aucune chasse aux sorcières', assure Nicolas Sarkozy


le 5 Avril 2007


Paris-Il n'y aura aucune chasse aux sorcières» dans les médias, a assuré jeudi Nicolas Sarkozy, qui a eu quelques accrochages récemment avec des journalistes, notamment sur France-3.


NICOLAS SARKOZY JUGE DIFFICILE DE L'ATTAQUER SUR SON BILAN
NICOLAS SARKOZY JUGE DIFFICILE DE L'ATTAQUER SUR SON BILAN
«Cela fait 30 ans que je fais de la politique. J'ai été ministre sept ans. Jamais personne n'a été licencié par moi», a-t-il assuré, interpellé sur le sujet par un étudiant de Sciences Po lors d'un forum sur les femmes organisé par le magazine «Elle». Et «j'ai suffisamment d'expérience pour savoir que changer de président de France-3, ça ne change rien», a-t-il ajouté, goguenard.

«Je continuerai d'aller sur France-3. Il n'y aura aucune chasse aux sorcières», a ajouté le candidat UMP.

Au sujet des menaces qu'il aurait exprimées contre la direction de France-3 pour ne pas avoir bénéficié d'une loge personnelle avant l'émission France-Europe express, Nicolas Sarkozy a expliqué avoir juste demandé «qu'on attende ailleurs que dans un couloir». Pour le reste, «le dimanche à 22h, il n'y a que les invités de France-Europe express qui sont là».

Interrogé sur son refus de débattre avec la candidate socialiste Ségolène Royal, l'UDF François Bayrou et le président du Front national Jean-Marie Le Pen sur Internet, il s'est étonné: «on pouvait débattre -Ségolène Royal, François Bayrou et moi- pendant des mois.
Ségolène Royal n'a pas voulu» et aujourd'hui «on ne peut pas», en raison de la loi sur l'égalité des temps de parole des 12 candidats.

Il a jugé «curieux de vouloir débattre à un moment où la loi fait qu'on débat à 12 ou qu'on débat pas du tout».

«Je débattrai avec elle si elle est au deuxième tour et si je suis au deuxième tour» et «ce n'est pas parce qu'Internet est hors-la-loi qu'on doit détourner l'esprit de la loi».

Interrogé sur le durcissement de ton entre lui et Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a estimé ne pas «avoir manqué de respect à qui que ce soit»'. Ségolène Royal «m'a traité de menteur. J'imagine que ça va faire progresser le débat d'idées», a-t-il ironisé.

Lors du débat, Nicolas Sarkozy a affirmé sa volonté de créer «un droit opposable à la garde d'enfants» en cinq ans, d'encourager la création de crèches d'entreprises, d'instaurer des études dirigés pour les élèves ente 16h et 18h. Il s'est prononcé pour «une défiscalisation quasi-complète des emplois familiaux».

Le candidat UMP entend par ailleurs donner deux ans aux entreprises pour mettre fin aux discriminations salariales entre hommes et femmes. Après, «je demanderai à l'Inspection du travail de contrôler et de sanctionner» et «pas seulement financièrement» car «je pense que la discrimination, cela doit être pénal».

Nicolas Sarkozy a par ailleurs défendu sa politique à l'égard de l'immigration ou des banlieues, devant une salle parfois hostile.

«Si vous laissez rentrer tout le monde, vous ferez exploser le pacte social français», a-t-il lancé.

Il a également défendu sa politique contre la prostitution, fustigeant une «vision mondaine et tellement déconnectée d'une réalité atroce».


________________________Dans la même rubrique_________________________




1 2 3 4 5 » ... 1857