Mémoire d'Indépendance
La célébration du Cinquantenaire de l’Indépendance du Maroc – à laquelle les autorités marocaines ont invité la France à s’associer – est l’occasion pour l’Institut Français d’Agadir et la Faculté des Lettres de l’Université Ibn Zohr de retracer les conditions et le processus spécifique qui ont abouti à l’Indépendance du Maroc.
L'occasion également de rendre hommage à ceux et celles qui évitèrent, grâce à leur résistance et à de courageuses négociations, l'engrenage de la violence. De toutes les nations qui, à un moment donné, se sont trouvées placées, pour des motifs complexes et divers, sous la « tutelle » de la France, le Maroc est l'une de celles qui, avec le Liban et la Syrie, disposa de ce statut étrange, désigné sous le terme de protectorat. Ce statut sans qu'il se fût agi d'une suppression totale, par annexion ou colonisation pure et simple, de la souveraineté virtuelle, n'en laissait pas moins en suspens la question cruciale de l'autonomie effective, c'est-à-dire de l'Indépendance. La résistance des Marocains à cet état de fait fut tantôt sourde, tantôt vigoureuse. L'acte d'indépendance, initié par le tenace quoique pacifique Mohamed V, rendit au peuple du Maroc, sinon une dignité qu'il n'avait jamais abdiquée, du moins cette libre respiration qu'autorise la conscience de jouir, hors de toute « protection », de la libre disposition de ses faits et gestes, ainsi que de l'usage de sa législation propre. Place sera donnée, au cours de cette célébration, à la personnalité exceptionnelle du futur Mohamed V, du discours de Tanger à son retour d'exil rendu possible par la résistance marocaine, le 16 novembre 1955. Le 18 novembre, il proclamait la fin du protectorat et « l'apparition de l'aube de l'Indépendance et de la liberté » (discours du Trône), ouvrant ainsi sur la signature du Traité de Paris, le 2 mars 1956 et du protocole de Madrid, le 7 avril. Le Maroc recouvrait enfin son indépendance et adhérait à l'ONU, où il fut accepté comme membre à l'unanimité, par l'Assemblée générale, le 12 novembre 1956. Depuis ce jour de 1956 où le Maroc regagna enfin l'intégrité et l'intégralité de sa souveraineté nationale, non seulement la relation avec la France s'est simplifiée, devenant à la fois plus naturelle et plus conviviale, mais aussi plus égale, les deux peuples ayant appris à se connaître et à s'apprécier, pour cohabiter cette fois en des termes sereins et fraternels. Ces deux journées des 2 et 3 mars 2006 permettront d'entendre des intellectuels (écrivains, journalistes, universitaires) évoquer l'ensemble de ces problématiques et nous livrer ainsi leur conception de la liberté et de l'indépendance. De l'interrogation portée sur la colonisation au travail de mémoire que chacun de nos deux pays accomplit aujourd'hui, de l'histoire de cette Indépendance à l'évocation de ses héros, tout particulièrement de ceux du sud marocain, ces rencontres retraceront l'histoire de cette souveraineté reconquise. Elles seront l'occasion de réaffirmer les innombrables causes de l'amitié franco-marocaine, dont il se pourrait bien que les racines aillent plonger dans cette mémoire culturelle qui, à partir d'Al Andalous, scella la connivence affective et artistique entre les poètes, philosophes, médecins, architectes arabo-berbères (principalement marocains d'origine) et leurs homologues du pays des troubadours. Les conférences auront lieu dans l'Amphithéâtre Hassan II à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université Ibn Zohr. Le débat aura lieu à l'Institut Français d'Agadir. L'exposition photographique Paris Match sera exposée à l'Institut Français d'Agadir du 1er mars au 4 avril. Jeudi 2 mars 9h00 Accueil des participants à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d'Agadir (Amphithéâtre Hassan II) 10h00 Ouverture des Rencontres * Benjamin Stora Histoire coloniale : les retours de mémoires. * Driss Chraïbi Indépendance et liberté : bilan personnel et bilan de mon pays natal, havre de paix, dans un monde en tourments. * Jamaâ Baïda L'Eglise catholique au Maroc face au processus de décolonisation. 11h30 Débat 14h30 * Pierre Vermeren L'Indépendance du Maroc, un saut dans l'inconnu, ou l'avènement d'une ère sans précédent historique. * Ali El Jaoui (en langue arabe) Les autorités locales françaises de contrôle face à l'Indépendance du Maroc. * Jean Lacouture Des Français qui avaient compris. 18h30 DEBAT à l'Institut Français d'Agadir - MAROC-FRANCE : Autour des mémoires d'Indépendance – Avec Driss Chraïbi, Zakya Daoud, Jean Lacouture et Benjamin Stora, animé par :[Mohamed Tozy.]b C'est le travail de mémoire, dense, heurté, passionné, douloureux, courageux auquel se sont livrés et se livrent nos deux pays qui sera interrogé ici. Quelle part est faite aux différences, quelle part au consensus, dans la construction de cette identité nouvelle ? Comment par delà les violences subies mais aussi les spécificités qui marquèrent le processus d'Indépendance du Maroc, a pu et peut se construire l'émergence d'un regard pacifié ? Vendredi 3 mars 8h45 Accueil 9h00 * Zakya Daoud Abdelkrim Khattabi et Mehdi Ben Barka, deux héros de l'Indépendance * Mohamed Tozy La colonisation : regard indigène * El Hassan Sougrati (en langue arabe) Un historien Soussi au service de la cause nationale 11h00 Débat
Jamaâ BAIDA (1955)
Biobibliographies Jamaâ BAIDA : Enseignant-chercheur à l'Université Mohammed V, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Rabat Diplômé de l'Université Mohammed V de Rabat (Licence d'Histoire en 1978), de l'Université de Bordeaux III (Doctorat de 3ème cycle en Sciences de l'Information, de la Communication et de l'Expression en 1982) et de l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux III (Doctorat d'Etat en Lettres et Sciences Humaines, spécialité Histoire contemporaine en 1995), Jamaâ Baïda est actuellement enseignant-chercheur à l'Université Mohammed V, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat (depuis 1982). Jamaâ Baïda est par ailleurs responsable de l'UFR « Le Maghreb Contemporain » à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat (depuis 2002) ; enseignant vacataire à l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication ; membre du Groupe de Recherche Islamo-Chrétien (G.R.I.C) ; membre-fondateur du Groupe d'Etudes et de Recherches sur le Maroc et le Monde Extérieur (G.E.R.M.M.E.), fondé en septembre 1993 ; membre-fondateur et coordinateur du Groupe d'Etudes et de Recherches sur le Judaïsme Marocain (GREJM), fondé en 1997 ; secrétaire général de l'Association Marocaine pour la Recherche Historique (AMRH) depuis 2001 ; membre du comité de rédaction de « Hespéris-Tamuda » depuis 1997 et directeur de la revue La Recherche Historique, fondée à Rabat en 2003. Il est l'auteur et le co-auteur de plusieurs ouvrages et d'une cinquantaine d'articles (en arabe et en français) portant sur l'Histoire de la presse écrite, la colonisation et la décolonisation, les relations entre le Maroc et l'Occident, les questions maghrébines, le judaïsme marocain, la présence chrétienne au Maroc, etc. Parmi ses publications : La presse marocaine d'expression française, des origines à 1956, Publications de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Rabat, 1996. Présence chrétienne au Maroc, XIXème – XXème siècles, Editions Bouregreg, Rabat, 2005. (en collaboration avec Vincent Féroldi) L'image du Maroc dans la presse française, 1950-1956 ; in Représentation du Maroc et regards croisés franco-marocains », Textes réunis par Jean-Claude Allain, Publications de la Commission Française d'Histoire Maritime, L'Harmattan, Paris, 2004 Le Maroc au XXème siècle : entre histoire et mémoire ; in La Recherche Historique, Rabat, n°1, 2003 Mohammed V ; in The Maghreb Review, Londres, vol. 27, n° 1, 2002 L'image du Pacha El-Glaoui dans des écrits français ; in Al-Manahil, Rabat, n° 66/67, septembre 2002 Les événements de janvier/février 1944 devant le Conseil Français Consultatif et Provisoire (article en arabe + annexe en français) ; in Adhakira al Wataniyya, Rabat, n°1, 2001 Les relations maroco-américaines : entre l'anticolonialisme traditionnel et les enjeux de la Guerre Froide, 1942-1956 (en arabe) ; in Les relations arabo-américaines. Vers un avenir radieux ; Pub. De l'Université Jordanienne, Amman, 2001 Lettres ouvertes aux Sultans Moulay Abdelaziz et Moulay Abdelhafid (en arabe) ; in Mélanges offerts au Professeur Brahim Boutaleb ; Publications de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Rabat, 2001 Libertés publiques au Maroc sous le Protectorat français : Presse écrite et droits de l'Homme ; in Hespéris-Tamuda, vol. XXXIX, Fasc. 1, 2001 La pensée réformiste au Maroc à la veille du Protectorat ; in Hespéris-Tamuda, vol. XXXIX, Fasc. 2, 2001
Driss CHRAIBI (1926)
Driss CHRAIBI : Ecrivain marocain de langue française, révélé par Passé simple (1954), le roman qui a fait entrer la littérature marocaine dans la modernité. Driss Chraïbi est né en 1926 à Mazagan (aujourd'hui El-Jadida). Après des études secondaires à Casablanca, il a fait des études de chimie en France où il s'installe en 1945. Il fait tous les métiers avant de devenir ingénieur. La parution de Passé simple, en 1954, est très bien accueillie par la critique française, mais beaucoup moins par les intellectuels marocains qui l'accuse de trahir son pays par ses critiques acerbes de la société traditionnelle. Il a fallu attendre que la revue Souffle lui consacre son premier numéro, en 1967, pour qu'il soit réhabilité auprès d'une intelligentsia qui n'avait moins pour préoccupation de combattre un Occident envahissant, que de lutter contre le conservatisme étouffant d'une dictature en train de s'installer. Driss Chraïbi fait ensuite une brillante carrière d'écrivain (une quinzaine de livres). Durant quelques années, il est aussi producteur à l'ORTF à Paris, il séjourne au Canada. Plusieurs de ses dernières œuvres sont des romans policiers. Avec le temps, l'enfant terrible de la littérature marocaine se fait moins féroce, mais plus ironique sur les travers de la société. Il écrit des romans historiques qui le rapproche du Maroc, mais garde son humour féroce pour une série de romans policiers plutôt loufoques dont le personnage central est l'inspecteur Ali. Si avec l'âge Driss Chraïbi a perdu de sa rage, il a conservé sa pleine liberté de ton. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont celui de l'Afrique méditerranéenne pour l'ensemble de son œuvre en1973 ; le Prix de l'amitié franco-arabe, en 1981; le Prix Mondello pour la traduction de Naissance à l'Aube en Italie.
Parmi ses publications : Le Passé simple (Gallimard, 1954) Les Boucs (Gallimard, 1955) L'Ane (1956) De tous les horizons (1958) La Foule (1961) Succession ouverte (Gallimard, 1962) Un Ami viendra vous voir (1967) La Civilisation ma mère !... (Gallimard, 1972) Mort au Canada (1975) Une enquête au pays (Point Seuil, 1999) La Mère du printemps (Point seuil, 1995) Naissance à l'aube (1986) L'homme du livre (1995) L'inspecteur Ali (Gallimard) Lu, vu, entendu (Denoël, 1998 - Gallimard Folio, 2001) Le monde à côté (Denoël, 2001 - LDP, 2003)
Zakya DAOUD (1937)
JoZakya DAOUD : Journaliste et écrivaine franco-marocaine, Paris Née en 1937, Zakya Daoud est française et marocaine. Elle est journaliste depuis 1958, d'abord à la radio marocaine, puis à l'Avant Garde (UMT), ensuite correspondante au Maroc de l'hebdomadaire Jeune Afrique. De 1966 à 1967, puis de 1971 à 1972, Zakya Daoud est rédactrice en chef du quotidien Maghreb Informations (Casablanca), puis, dans le même temps, de 1966 à 1988, rédactrice en chef du mensuel Lamalif. Celui-ci s'arrête de paraître en 1988 ; elle devient journaliste en France, à Maghreb Machrek, au Monde diplomatique et dans diverses publications. Elle est aussi l'auteur de nombreux ouvrages.
Parmi ses publications : La marginalité au Maghreb avec Fanny Colonna (Editions du CNRS, 1993) Féminisme et politique au Maghreb (Maisonneuve et Larose, 1994, et Eddif, 1996) Ferhat Abbas, une utopie algérienne, avec Benjamin Stora (Denoël, 1995) Ben Barka, une vie, une mort, avec Maati Monjib (Michalon, 1996 et 2000) Marocains des deux rives (L'Atelier, 1997). Abdelkrim, une épopée d'or et de sang (Séguier, 1999) Gibraltar, croisée de mondes et Gibraltar, improbable frontière (Seguier, 2002) Abdelkrim, le héros du Rif (Editions Yomad, Rabat) De l'immigration à la citoyenneté (Mémoire de la Méditerranée, 2003) La mémoire restituée des travailleurs marocains en France (Editions Tarik, 2004) Zaynab, Reine de Marrakech (L'Aube, 2004) Marocains de l'autre rive (Paris Méditerranée-Tarik, 2004) Casablanca en mouvement (Editions Autrement, 2005)
Ali EL JAOUI : Enseignant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université Ibn Zohr d'Agadir.
Diplômé de l'Université Mohammed V de Rabat (Licence es-lettres et 3e cycle d'Histoire), Ali El Jaoui est, depuis 1986, enseignant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d'Agadir après avoir été enseignant-formateur dans les Centres Pédagogiques Régionaux. Il réalise actuellement une étude sur les Socialistes français et le Maroc de 1900 à 1912 et sur l'histoire sociale du Maroc à l'époque du Protectorat français (1912-1956).
Parmi ses publications :
Annotation de l'édition du Livre d'Ahmed As-Sawmai Tadili, Le livre dédié aux Vertues du Cheikh Abu Yaza, publié par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d'Agadir, 1996.
Moulay El Hassan SOUGRATI (1951)
Moulay El Hassan SOUGRATI : Professeur de l'enseignement supérieur au département d'Histoire à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université Ibn Zohr d'Agadir.
Diplômé de l'Université Mohammed V de Rabat (Licence d'Histoire en 1975) puis de l'Université Montpellier III (Doctorat de 3e cycle d'Histoire en 1987) et de l'Université Ibn Zohr d'Agadir (Doctorat d'Etat d'Histoire en 2004), Moulay El Hassan Sougrati est actuellement Professeur de l'enseignement supérieur au département d'Histoire à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d'Agadir. Il participe à de nombreux colloques à l'échelon national et international et a publié plusieurs articles dans différentes revues.
Parmi ses publications : Remarques sur l'écriture de l'histoire chez Mohamed Al Mokhtar Soussi, Revue Dirassate, n°7, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Agadir, 1995. Un historien marocain entre la modernité et la tradition, Revue Storia Della Storiographia, n°12, Milan, 1987. L'Histoire locale et le problème des sources, In Wahat Bani, Faculté des et des Sciences Humaines, Agadir, 1998. L'intellectuel et les évènements de l'époque, Revue Université Al Quaraouiyine, n°12, Fès, 2000. L'aspect intellectuel dans le projet du mouvement national, Revue des Anciens combattants, Rabat, 2001. Aspects de l'historiographie marocaine sous le Protectorat Français au Maroc, Toulouse, France, 2001.
Jean LACOUTURE (1921)
Jean LACOUTURE : Journaliste et écrivain, Paris
Né en 1921 à Bordeaux, Jean Lacouture a fait ses études secondaires chez les jésuites de cette ville, et ses études supérieures (Licence de Lettres, de Droit) à Paris, où il a obtenu le diplôme de sciences politiques en 1941. Attaché à l'État-major du Général Leclerc à la fin de la guerre, il découvre l'Indochine en 1945, et y débute dans le journalisme, y rencontrant les chefs du Vietminh révolutionnaire, dont Hô Chi Minh. Il passe deux ans (1947-49) au Maroc comme attaché de presse de la Résidence française, puis entame en 1950, à Combat, sa carrière de journaliste et de reporter, poursuivie au Monde et au Nouvel Observateur notamment. A ce titre, il couvre les guerres d'Indochine et d'Afrique du Nord, avec un long intermède de près de quatre ans en Egypte comme correspondant de France-Soir. C'est à ce pays qu'il consacre son premier livre L'Egypte en mouvement (1956), écrit en collaboration avec sa femme Simone comme le suivant Le Maroc à l'épreuve (1958). Suivent Cinq hommes et la France, esquisse d'une histoire de la décolonisation française, puis, en 1965, Hô Chi Minh, première d'une série de biographies contemporaines qui comprendra ensuite un Malraux, un Blum, un Mauriac, un Mendès France, un De Gaulle, un Jacques Rivière.
Parmi ses publications : L'Égypte en mouvement (en collaboration avec Simone Lacouture), Seuil, 1956 Le Maroc à l'épreuve (en collaboration avec Simone Lacouture), Seuil, 1958 La Fin d'une guerre (en collaboration avec Philippe Devillers), Seuil, 1960 Cinq Hommes et la France, Seuil, 1961 Le Poids du tiers-monde (en collaboration avec Jean Baumier), Arthaud, 1962 De Gaulle, Seuil, 1965 Le temps qui court, Seuil, 1965 Le Vietnam entre deux paix, Seuil, 1965 Hô Chi Minh, Seuil, 1967 Quatre Hommes et leur peuple, Seuil, 1969 Sur-pouvoir et sous-développement, Seuil, 1969 Nasser, Seuil, 1971 L'Indochine vue de Pékin (Entretiens avec le prince Sihanouk), Seuil, 1972 André Malraux, une vie dans le siècle, Seuil, 1973 Un Sang d'encre, Stock-Seuil, 1974 Les Émirats mirages (en collaboration avec Gabriel Dardaud et Simone Lacouture), Seuil, 1975 Vietnam, voyage à travers une victoire (en collaboration avec Simonne Lacouture), Seuil, 1976 Léon Blum, Seuil, 1977 Survive le peuple cambodgien, Seuil, 1978 Pierre Mendès France, Seuil, 1977 Algérie: la guerre est finie, Éditions Complexe, Bruxelles, 1985 Le Désempire - Figures et thèmes de l'anticolonialisme (en collaboration avec Dominique Chagnollaud), Denoël, «Destins croisés», 1993 L'Histoire de France en 100 tableaux, Hazan, 1996 François Mitterrand. Une histoire de Français, Seuil, 1998
Benjamin STORA (1950)
Benjamin STORA : Né le 2 décembre 1950 à Constantine en Algérie, Benjamin Stora est Professeur d'Histoire du Maghreb à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
Docteur de 3e cycle en Sciences Sociales (EHESS, 1978), de Sociologie (Université de Paris 7, 1984), puis Docteur d'Etat en Histoire (1991, Université de Créteil, sous la direction de Charles-Robert Ageron, il est le fondateur et le responsable scientifique de l'Institut Maghreb-Europe depuis 1991). Benjamin Stora enseigne l'histoire de la colonisation française aux 19e et 20e siècles, les guerres de décolonisations, et l'histoire de l'immigration maghrébine en Europe, à l'INALCO (Langues Orientales), et anime un séminaire sur « La mémoire de la guerre d'Algérie », à l'IEP (Sciences Politiques) de Paris.
Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont les plus connus sont une biographie de Messali Hadj (réédition Hachette-poche, 2004) ; un Dictionnaire biographique des militants algériens (L'Harmattan, 1985) ; La gangrène et l'oubli, la mémoire de la guerre d'Algérie (La Découverte, 1991) ; Ils venaient d'Algérie, l'immigration algérienne en France (1912-1992) (Fayard, 1992) ; Histoire de l'Algérie coloniale 1830-1954 (La Découverte, 1993) ; Histoire de l'Algérie depuis l'indépendance (La Découverte, 1994) ; Ferhat Abbas (Denoël, 1995, avec Zakia Daoud)) ; L'Algérie en 1995 (Michalon, 1995) ; Le Dictionnaire des livres de la guerre d'Algérie (L'Harmattan, 1996) ; Appelés en guerre d'Algérie (Gallimard, 1997) ; Les 100 portes du Maghreb (L'Atelier, 1999) ; La dernière génération d'Octobre (Stock, 2003).
Membre de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (EFEO), il poursuit en 1995 et 1996 des recherches au Vietnam. Il vit alors à Hanoï, pour une étude portant sur Les imaginaires de guerres Algérie-Vietnam. Ce travail a été publié aux éditions La Découverte en 1997, et aux éditions Casbah en Algérie en 1998. Puis, il a été Professeur invité à l'université de New York (NYU, 1998), et chercheur trois années à Rabat, au Maroc, au Centre Jacques Berque (1998-2001) pour une recherche sur les nationalismes marocain et algérien. Ce travail a été publié en 2002, sous le titre Algérie-Maroc, histoires parallèles, destins croisés (Paris, éd. Maisonneuve et Larose, Alger, Ed Barzakh).
Dans le domaine des images, Benjamin Stora a été le conseiller historique du film Indochine, Oscar du meilleur film étranger (1993), le commissaire des expositions La France en guerre d'Algérie (Musée des Invalides, 1992) et Images de la guerre d'Algérie (Musée La Coupole, Saint Omer, 2002). Il a publié un essai sur les représentations de la tragédie actuelle en Algérie, La Guerre invisible (2001), aux Presses des Sciences Politiques à Paris. Benjamin Stora a dirigé, avec Mouny Berrah et Guy Hennebelle, le numéro spécial de la revue « CinémAction » (N°85) consacré à La guerre d'Algérie à l'écran. Il est l'auteur du documentaire Les années algériennes (quatre fois une heure) diffusé en 1991 sur France 2. Puis, avec Jean-Michel Meurice, il a réalisé le documentaire Eté 62 en Algérie, l'indépendance aux deux visages, diffusé le 7 juillet 2002 sur France 5, et de Conversations avec les hommes de la révolution algérienne, série télévisée de cinq heures diffusée sur la chaîne Histoire en décembre 2003.
Benjamin Stora a été le commissaire de l'exposition Photographier la guerre d'Algérie, à l'Hôtel de Sully à Paris (janvier à avril 2004). Il a publié, en collaboration avec Mohammed Harbi, un ouvrage collectif consacré à la guerre d'Algérie, qui est paru en avril 2004 aux éditions Robert Laffont, sous le titre Fin d'amnésie. En octobre 2004, il publie aux éditions de l'Aube, Algérie, 1954, recueil d'articles parus en juillet 2004 dans le journal Le Monde. En 2005, paraît Le livre mémoire de l'histoire aux éditions Préau des collines.
Benjamin Stora a été le producteur et l'animateur d'un magazine d'actualités culturelles, « Bouge dans ta tête », centré sur le Maghreb et la Méditerranée, diffusé en direct sur France Culture en 2004 et 2005.
Mohammed TOZY (1956)
Mohammed TOZY : Politoloque Professeur de Sciences Politiques à l'Université Hassan II de Casablanca, Mohamed Tozy est également chercheur associé (sociologue) à la Direction du Développement Rural, à l'Institut Agronomique et Vétérinaire, au CERI (CNRS) et est premier Vice-Président de l'Association Marocaine des Sciences Politiques. En matière d'islamisme politique, notamment au Maroc, ses analyses, tout aussi rigoureuses qu'approfondies, font de lui une autorité dans le domaine. Cette renommée l'a placé au cœur du groupe scientifique qui a supervisé et élaboré le Rapport sur le Cinquantenaire de l'Indépendance du Maroc.
Parmi ses publications : Monarchie et islam politique au Maroc (Presses de Sciences Po, 1997), ouvrage réédité en décembre 1999 avec une postface sur l'avènement de Mohammed VI. L'islamisme marocain à l'épreuve du politique (article de Confluence méditerranéenne N°31, Automne 1999, 15 pages) : Le mouvement de l'islamisme réformiste au Maroc s'active depuis 1996 dans le cadre de l'association Réforme et Unicité (al-Islâh wal-Wahda, nommée auparavant Réforme et Renouveau : al-Islâh wal-Tajdîd). L'itinéraire des personnes qui l'animent est représentatif de la trajectoire dessinée par l'islamisme en général depuis le début des années 1970. Qui sont les islamistes au Maroc ?, par Mohamed Tozy, Le Monde diplomatique, août 1999
La Méditerranée des anthropologues, avec D. Albera, Maisonneuve la rose, Paris, 2005
Les usages de l'identité amazighe, avec H. Rachik et A. Lakhsassi, in Annajah al jadida, 2006
Pierre VERMEREN (1966)
Pierre VERMEREN : Historien français spécialiste des sociétés maghrébines, Bordeaux Né en 1966 à Verdun, Docteur et agrégé d'Histoire, Pierre Vermeren a enseigné pendant six ans au Lycée Descartes de Rabat. Sa thèse portant sur La formation des élites marocaines et tunisiennes au XXe siècle a été distinguée par le prix Le Monde de la recherche universitaire en 2001. Il a également vécu en Égypte et en Tunisie, ses travaux de recherches portent sur le Maroc moderne, et au-delà sur le Maghreb contemporain. Pierre Vermeren est aujourd'hui professeur d'Histoire à Bordeaux, et chercheur associé au CEAN de l'IEP-Bordeaux. Parmi ses publications : Maghreb : La démocratie impossible? (Fayard, 2004). Histoire du Maroc depuis l'indépendance, (Repères, La Découverte, 2002, rééd. actu. avril 2006). École, élite et pouvoir, (Alizée, 2002), coédité en France par La Découverte sous le titre, La Formation des élites marocaines et tunisiennes, (Recherches, 2002). Le Maroc en transition, (La Découverte, 2001, rééd. Poche 2003). Parmi ses derniers articles : - « Mohammed V, Père de l'Indépendance du Maroc », in L'Histoire, mars 2006. - « 1956-1976 : France-Maroc, bilan politique d'une coopération », contribution au Colloque « Du Protectorat à l'indépendance : Problématique du Temps présent », Université Mohammed V, Rabat, 10-12 novembre 2005 (début 2006). - « Le livre francophone au Maghreb : économie de la culture et culture de l'économie », in Esprit, 1er trimestre 2006. - « L'impossible réforme de la Qarawiyyin de Fès au regard de la politique scolaire du protectorat français au Maroc », in Les Cahiers de la Méditerranée, Nice, hiver 2006. - « Maghreb : Des élites entre deux mondes », in Revue Internationale d'éducation Sèvres, « La formation des élites », Paris, n° 39, septembre 2005. - « Maghreb, Histoire plurielle et identité commune », Questions internationales, numéro spécial « Maghreb », Paris, n°10, nov.-déc. 2004. - « Les sociétés maghrébines entre néo-réformisme d'État et pression de l'islam politique », in Mouvements, n° 36, « Les musulmans dans la modernité », Paris, nov.-déc. 2004. - « Dans le nouveau Maroc, le Palais seul face aux islamistes ? », Esprit, n° 10, « Immobilismes au Maghreb », Paris, octobre 2004. - « Hassan II, un Sultan au XXe siècle », L'Histoire, Paris, juin 2004. QUARANTE PHOTOS POUR UN CINQUANTENAIRE « Regards sur une Indépendance : quinze grands reporters français témoignent » à l'Institut Français d'Agadir du 1er mars au 4 avril. De 1949 à 1961, les photographes de Paris Match ont accompagné l'histoire du Maroc et des Marocains dans leur accession à l'Indépendance, au travers de l'histoire de leur roi. Des premiers clichés en 1949, poses lointaines et convenues qui figent un Sultan Ben Youssef dans la tourmente, aux images choc de l'accueil triomphal de 1955, portraits de foule, portraits de Roi, émotions volées au détour d'un regard, d'un sourire, se joue, en quelques années, l'histoire d'une proximité conquise, et d'un retournement. Empathie de plus en plus forte avec l'homme, avec la cause qu'il défend, avec le peuple marocain aussi. Quand le regard se fait plus proche, plus attentif, critique et juge parfois, le photographe s'éloigne des événements officiels pour saisir, anonymes, sur un visage, une attitude, une silhouette, une autre histoire en train de se faire. Manière aussi de rendre hommage à ces photographes qui ont fait notre mémoire : Carone, Saulnier, Garofalo, Courrière, Simon, Jarnoux, Le Tellier, Descamps, Pedrazzini (tué à Budapest en 1956), Pagès, De Segonzac, Camus, Slade, Boissonade, Belin – nos yeux pour aujourd'hui. L'exposition présente une quarantaine de photographies inédites, tirées des archives de Paris Match. Exposition réalisée par le Service de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc, le Réseau des Instituts Français et des Alliances Françaises du Maroc, présentée en partenariat avec Paris Match et Match du Monde. L'exposition est accompagnée du documentaire Mémoires en mosaïque, 11 témoignages sur l'Indépendance, réalisé par Sandra Nagel, Rabah Zanoun et Hakim Serrakh. 1. Driss Chraïbi à Agadir, Tiznit et Taroudant 2. Concours sur l'Indépendance du Maroc 3. Avec la Librairie Al Mouggar d'Agadir 1. Driss Chraïbi à Tiznit, Taroudant et Agadir 1987-2006…Voilà près de vingt ans que Driss Chraïbi ne s'était pas rendu à Agadir. C'est donc un grand honneur pour l'Institut Français et sa médiathèque de recevoir un écrivain tout à la fois « classique », au sens premier du terme puisque « La Civilisation, ma Mère !... » est au programme des classes de lycée, et engagé dans notre époque. Car l'œuvre de Driss Chraïbi n'a jamais cessé d'interroger l'histoire et la société marocaines et plus largement le monde arabe, mais aussi leurs relations avec les pays occidentaux et plus particulièrement la France. Dès 1955, « Les boucs » évoquait des immigrés algériens en bute au mépris et au racisme. Un an plus tôt, on découvrait la famille de Driss Ferdi, figure emblématique du « Passé simple », ployant sous la tyrannie du père. Plus récemment, c'était au tour de l'inspecteur Ali, dans « Un homme du passé », de nous donner à voir « le monde musulman d'aujourd'hui et la pseudo-guerre qui l'oppose à l'occident ». C'est dire si peu de sujets résistent à la plume corrosive de M. Chraïbi… Driss Chraïbi serait donc un « contemporain capital » et c'est d'ailleurs à ce titre, si l'on peut s'exprimer ainsi, qu'il interviendra lors du colloque organisé par l'Institut sur l'Indépendance du Maroc. Mais il est aussi et surtout un écrivain de la révolte, s'opposant, avec férocité parfois, aux entreprises de mystification et de simplification de notre temps. Il est urgent d'aller à sa rencontre. Samedi 4 mars à 19h à Tiznit Lundi 6 mars à 18h30 à Taroudant Mercredi 8 mars à 19h à l'Institut Français dAgadir Conférences organisées par la médiathèque de l'Institut Français d'Agadir avec le soutien de l'Académie Régionale de l'Education et de la Formation Souss Massa Drâa, Délégations de Taroudant et de Tiznit 2. Concours sur l'Indépendance du Maroc En quelle année fut fondé le parti de l'Istiqlal ? Dans quelle ville de la région parisienne furent signés les accords qui prévoyaient l'Indépendance du Maroc ? Où Mohammed V et sa famille furent-ils envoyés en exil ? Qui était Mohammed Zerktouni ? Ces questions, et bien autres, seront soumises à la sagacité des collégiens, lycéens et étudiants de la région Souss Massa Draâ entre le mercredi 15 et le samedi 25 février. Les lauréats seront récompensés le 3 mars lors de la séance de clôture des rencontres. 3. Partenariat avec la Librairie Al Mouggar d'Agadir La librairie Al Mouggar tiendra un stand pendant toute la durée des rencontres, mais aussi lors des conférences de Driss Chraïbi à Agadir, Tiznit et Taroudant. On pourra s'y procurer les œuvres des intervenants éditées en France et au Maroc. Au mois de février, les clients de la librairie se verront remettre un bon de retrait d'un DVD consacré à l'Indépendance pour tout achat de plus de 50 DHS ; quelque 200 exemplaires seront mis à leur disposition à la médiathèque de l'Institut Français d'Agadir. Rencontres et Débats : Organisés par l'Institut Français d'Agadir et la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université Ibn Zohr. Jeudi 2 et Vendredi 3 mars 2006 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Débat Jeudi 2 mars 2006 à 18h30 à l'Institut Français d'Agadir Avec le soutien du : Service de Coopération et d'Action culturelle de l'Ambassade de France au Maroc CONTACTS INSTITUT FRANCAIS D'AGADIR Responsable du Service de Programmation et d'Action Culturelle : Brahim El Mazned elmazned@ifagadir.org Assistante de programmation culturelle : Audrey Jeanpert jeanpert@ifagadir.org Institut Français d'Agadir Rue Chenguit, Nouveau Talborjt BP 341 - 80001 Agadir Tél. : 00 212 48 84 13 13 / 20 01 Fax : 00 212 48 84 31 91 www.ifagadir.org et FACULTE DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES UNIVERSITE IBN ZOHR Mustapha Boudribila, professeur Tél : 048 22 08 78 mboud0@yahoo.fr
1. Posté par
Daniel MOYAL
le 05/07/2006 11:56
où peut on se procurer l'intégral des conférence sur la fin du protectorat dont je viens d'apprendre ici meme la tenue au mois de Mars.
Merci de votre réponse
Daniel MOYAL
Mon Email pour toute réponse
"danmoy@hotmail.com"
2. Posté par
Fati
le 21/11/2006 14:36
enculés!!!!!!!!!!!!!!
3. Posté par
Fati
le 21/11/2006 14:38
vous ne connaissez rien!!!
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