Pour le Commissaire de l'exposition et critique d'art, Aziz Daki, II s'agit d'"une plongée dans les méandres d'une mémoire nostalgique des vêtements de jadis, des attitudes et des ambiances de la cité de Fès telle qu'elle existait il y a 40 ou 50 ans''.
Pour illustrer la réalité du Maroc en ces temps-là, Mohamed Krich recourt aux vielles photographies en noir et blanc auxquelles il donne de la couleur et du son, grâce à des visions enregistrées dans sa mémoire, a déclaré à la MAP M. Daki.
Il a relevé que la fascination de l'artiste-peintre pour le passé ne se limite pas aux thèmes qu'il traite, puisqu'il emprunte aux "maîtres flamands'', leur façon de traiter l'huile et la résine. Il traite l'huile selon une cuisson qu'il tient jalousement à l'abri des regards indiscrets.
"Le résultat est éblouissant : une patine brillante, satinée, chatoyante qui donne davantage d'éclat à la lumière'', a-t-il estimé.
Le Maroc antique constitue le sujet privilégié du plasticien qui est aussi bien à l'aise dans les scènes de genre que dans les natures mortes.
Il donne ainsi une nouvelle jeunesse, avec une touche personnelle, à la peinture figurative.
Natif de Fès en 1954, Mohamed Krich y vit et travaille encore. Lauréat de l'Ecole des Arts Appliqués de Casablanca, il a enseigné les arts plastiques de 1976 à1992 avant de se charger de l'inspectorat des arts plastiques de 1992 à 2005, pour ensuite se dévouer exclusivement à la peinture.
Il compte à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives au Maroc et à l'étranger notamment au Canada, aux Etats-Unis et en Arabie Saoudite.