Comment l'idée de Paperblog a-t-elle vu le jour ? Nicolas Verdier: L'idée de Paperblog m'est venue en découvrant les blogs et toutes les pépites qui se trouvent dans la blogosphère. Je me suis toutefois vite heurté à un problème. Il y a trop de nouveaux articles créés chaque jour et même un bon blog reste amateur et ses articles sont ainsi souvent inégaux. Bref, la frustration de ne pouvoir ni lire tout ce qui pouvait m'intéresser et d'être importuné par beaucoup d'écrits sans intérêt m'a fait dire qu'il y avait là quelque chose à faire pour présenter les meilleurs articles aux bons lecteurs…
Rassembler les meilleurs contenus ne semble pas chose aisée, sur quels critères se base l'équipe de Paperblog pour les sélectionner ? Nicolas Verdier: Il y a 4 millions de blogs francophones… et les blogs sont par nature amateurs… Pour parvenir à en extraire les quelques pourcents de contenus potentiellement intéressants pour un grand nombre de lecteurs, un tri important est à effectuer. Nous nous appuyons pour ce faire à la fois sur la technique (avec des algorithmes qui étudient le contenu des articles et des critères qualitatifs comme l'orthographe, le nombre de liens entrants…), sur les actions conscientes (votes, commentaires) et inconscients (durée de la visite, articles lus…) des internautes et enfin l'équipe éditoriale interne sélectionne parmi les articles « remontés » par la technique et par les internautes, des articles particulièrement bons que nous mettons en avant.
Beaucoup de personnalités supportent le projet, leur rôle se limite-il au financement ? Nicolas Verdier: J'ai eu la chance de pouvoir effectivement rencontrer beaucoup de personnalités de l'Internet (co-fondateur de Boursorama, co-fondateur de Kelkoo, fondateur de Photoways ou encore l'ex-PDG d'Altsom) qui ont trouvé l'idée intéressante et le projet bien ficelé et ont ainsi décidé de me donner le coup de pouce financier permettant à Paperblog d'exister. Leur rôle est un vrai rôle de « Business Angels » dans le sens où non seulement ils ont investi un peu d'argent mais ils me conseillent beaucoup, me coachent parfois, et partagent leur réseau de connaissance afin de pouvoir quand il le faut aller plus vite, plus loin.
Cela ne va-t-il pas, en partie, influencer les critères de Paperblog ? Nicolas Verdier: Ces business angels n'ont par contre aucun intérêt à influencer les critères de sélection. Ils me sensibilisent parfois à des techniques de tris qu'on utilisent pas encore à 100% comme la sémantique mais leur souhait est de concourir à la satisfaction de notre objectif : « offrir des articles de qualité aux bons lecteurs ». En tant que fondateur, je suis par ailleurs actionnaire majoritaire de l'entreprise et pourrais donc m'opposer et peut donc être garant de notre indépendance.
Donnez-nous une bonne raison pour que nous croyions en votre initiative que vous dites prometteuse ! Nicolas Verdier: Nous identifions les meilleurs articles et les classifions par thématique. Nous nous appuyons pour ce faire à la fois sur la technique (avec des algorithmes qui étudient le contenu des articles et des critères qualitatifs comme l'orthographe, le nombre de liens entrants…), sur les actions conscientes (votes, commentaires) et inconscients (durée de la visite, articles lus…) des internautes et enfin l'équipe éditoriale interne sélectionne parmi les articles « remontés » par la technique et par les internautes, des articles particulièrement bons que nous mettons en avant. Dure dure comme question car il y a mille raisons de croire que Paperblog sera demain un acteur important des médias. Si je ne devais en retenir qu'une seule, c'est la constatation à l'origine du projet. Il y a de véritables pépites créées par les blogueurs, en les faisant émerger et les proposant aux bons lecteurs, nous rendons un service non seulement aux blogueurs dont les écrits seront plus lus qu'aux lecteurs qui pourront les découvrir et les lire.
Rien n'est toutefois gagné et il y a de notre part encore beaucoup à faire pour faire connaître notre service aux meilleurs blogueurs et filtrer toujours mieux les contenus. Notre service ouvre aujourd'hui en béta publique, nous avons encore du pain sur la planche et même si le service est quasi opérationnel, c'est tout ce qu'il nous reste à faire pour atteindre un service de grande qualité qui fait de Paperblog une aventure très excitante.
Les blogs marocains semblent-ils à jour pour Paperblog ? Nicolas Verdier: Nous acceptons tous les blogs à condition qu'ils soient issus de la francophonie (pour le moment) et que leurs articles soient potentiellement intéressants pour des lecteurs qui ne connaissent pas l'auteur. La qualité d'écriture (orthographe, syntaxe) compte aussi beaucoup tant pour les algorithmes, que pour les choix des internautes et de l'équipe éditoriale de Paperblog. Les blogueurs marocains, québécois, malgaches, belges… sont donc les bienvenus et nous en avons effectivement découverts depuis notre bureau parisien de nombreux talents à l'autre bout du monde. La diversité des expériences, expertises et conseils partagés par les blogueurs contribue à l'intérêt de Paperblog.
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