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OBG: croissance continue de la bourse de Casablanca
Rédigé par MAP le Jeudi 22 Janvier 2009 à 09:40 commentaire(s)
La bourse de Casablanca, qui est la deuxième en Afrique après celle de Johannesburg, connaît une croissance continue depuis des années, a indiqué mercredi le cabinet d'intelligence économique, Oxford Business Group (OBG).
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Le groupe, qui publie des analyses et des rapports réguliers sur l'évolution des marchés émergents, a relevé que depuis quelques mois, alors que l'onde de choc du ralentissement économique se propage à l'échelle mondiale, le marché financier marocain connaît des résultats inhabituellement moroses.
Si le volume global des échanges sur la bourse de Casablanca affiche un total relativement consistant tout au long de l'année 2008, le changement dans la composition des actionnaires fait état d'un climat plutô t stimulant, indique l'OBG dans une analyse parvenue mercredi à MAP-Londres, relevant qu'une seule nouvelle société de bourse a rejoint le tour de table des sociétés actionnaires de la Société de bourse des valeurs de Casablanca l'année dernière, tandis que le nombre de sociétés cotées a connu une légère hausse.
A l'issue de l'année 2008, la bourse comptait 16 sociétés de bourses et 77 valeurs, contre 15 sociétés de bourse et 73 valeurs à la fin 2007, dont Integra Bourse, la seule société de bourse à avoir rejoint la Bourse de Casablanca en 2008, poursuit l'OBG, soulignant que la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) a enregistré une légère baisse l'année dernière.
La capitalisation boursière s'est élevée à 66,3 milliards de dollars en 2008, contre 76,02 milliards de dollars à la fin 2007, observe le groupe britannique, ajoutant que cette tendance à la baisse s'est prolongée au cours des premières semaines de 2009.
Néanmoins, concède le cabinet, les analystes attribuent ce repli à des facteurs psychologiques plutô t qu'à un signe de faiblesse de la place marocaine.
Les conséquences les plus néfastes de la crise des sub-primes n'ont pas touché le marché marocain, qui n'a pas connu l'évolution en dents de scie dont ont été victimes les bourses du monde entier, explique le groupe, soulignant que les transactions boursières sur le marché des capitaux marocain étaient en verve jusqu'au troisième trimestre de 2008, après un semestre en forte progression.
Préalablement au ralentissement, l'année 2008 a été marquée par cinq entrées en bourse et des émissions publiques dans plusieurs secteurs, indique l'OBG, ajoutant que c'est la société Delattre Levivier Maroc, spécialisée dans les travaux de construction, qui a ouvert le bal, suivie de Label Vie, Delta Holding, La Compagnie minière de Touissit et Alliances Développement Immobilier.
Or, dans le sillage du ralentissement de l'activité, la sixième cotation, celle de Trarem Afrique, a été reportée, en attendant la reprise de l'activité boursière, ajoute la source, notant que si le ralentissement de l'activité économique à l'échelle mondiale aura sans aucun doute des répercussions sur certains secteurs phares, à l'instar de l'immobilier touristique, le fléchissement de la bourse des valeurs de Casablanca ne devrait pas être considéré comme une tendance irréversible, mais comme une simple correction.
"La tendance à la baisse amorcée au troisième trimestre est une simple correction après cinq années consécutives de croissance", a confié au groupe Mme Sophia Hakam, analyste de CFG Group.
"A mesure que la crise financière se propage sur tous les marchés, beaucoup d'investisseurs sont devenus prudents, entraînant une continuation de la tendance à la baisse", a-t-elle ajouté.
Etant donné la forte croissance que connaissent le marché de capitaux du pays depuis quelques années (leur volume a triplé de 2004 à 2007), cette correction pourrait être des plus salutaires, souligne le groupe.
Pour Younes Benjelloun, administrateur associé de CFG Group, la contraction du marché pourrait notamment "être liée à une croissance de la demande étrangère".
De même, la bourse des valeurs est aujourd'hui plus représentative de l'économie du pays que par le passé, particulièrement en termes de composition sectorielle et de volume, indique l'OBG.
Et le groupe londonien de souligner qu'afin de stimuler les transactions boursières, le gouvernement marocain a engagé une série de mesures visant à redynamiser les marchés.
Il rappelle, dans ce sens, qu'en décembre dernier, Salaheddine Mezouar, ministre de l'économie et des finances, a dévoilé un certain nombre de propositions en vue de réguler les cours et d'encourager l'activité du marché.
L'une de ces propositions consiste à autoriser, à titre dérogatoire, les sociétés cotées à acquérir leurs propres actions dans le cadre des programmes de rachat et ce, sans fixation d'un prix minimum d'achat, au cas où les cours de certaines valeurs de la cote passeraient au-dessous d'un certain seuil, indique la source, ajoutant que le ministre a également annoncé la possibilité pour les compagnies d'assurance de détenir jusqu'à 60 pc d'actions cotées en représentation de leurs provisions techniques, alors que le plafond était de 50 pc auparavant.
Par ailleurs, l'OBG indique que la Banque centrale du Maroc prévoit que la croissance du PIB du pays sera comprise entre 5 et 5,5 pc cette année, et que le taux d'inflation passera de 3,9 pc à 2,9 pc, ce qui laisse présager que le royaume devrait sortir relativement indemne de la crise financière mondiale.
Dans tous les cas, les perspectives de croissance, même si elles se sont légèrement détériorées par rapport aux années précédentes, font bonne figure par rapport à celles des économies du monde entier qui s'enlisent dans la récession, conclut la source.
Si le volume global des échanges sur la bourse de Casablanca affiche un total relativement consistant tout au long de l'année 2008, le changement dans la composition des actionnaires fait état d'un climat plutô t stimulant, indique l'OBG dans une analyse parvenue mercredi à MAP-Londres, relevant qu'une seule nouvelle société de bourse a rejoint le tour de table des sociétés actionnaires de la Société de bourse des valeurs de Casablanca l'année dernière, tandis que le nombre de sociétés cotées a connu une légère hausse.
A l'issue de l'année 2008, la bourse comptait 16 sociétés de bourses et 77 valeurs, contre 15 sociétés de bourse et 73 valeurs à la fin 2007, dont Integra Bourse, la seule société de bourse à avoir rejoint la Bourse de Casablanca en 2008, poursuit l'OBG, soulignant que la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) a enregistré une légère baisse l'année dernière.
La capitalisation boursière s'est élevée à 66,3 milliards de dollars en 2008, contre 76,02 milliards de dollars à la fin 2007, observe le groupe britannique, ajoutant que cette tendance à la baisse s'est prolongée au cours des premières semaines de 2009.
Néanmoins, concède le cabinet, les analystes attribuent ce repli à des facteurs psychologiques plutô t qu'à un signe de faiblesse de la place marocaine.
Les conséquences les plus néfastes de la crise des sub-primes n'ont pas touché le marché marocain, qui n'a pas connu l'évolution en dents de scie dont ont été victimes les bourses du monde entier, explique le groupe, soulignant que les transactions boursières sur le marché des capitaux marocain étaient en verve jusqu'au troisième trimestre de 2008, après un semestre en forte progression.
Préalablement au ralentissement, l'année 2008 a été marquée par cinq entrées en bourse et des émissions publiques dans plusieurs secteurs, indique l'OBG, ajoutant que c'est la société Delattre Levivier Maroc, spécialisée dans les travaux de construction, qui a ouvert le bal, suivie de Label Vie, Delta Holding, La Compagnie minière de Touissit et Alliances Développement Immobilier.
Or, dans le sillage du ralentissement de l'activité, la sixième cotation, celle de Trarem Afrique, a été reportée, en attendant la reprise de l'activité boursière, ajoute la source, notant que si le ralentissement de l'activité économique à l'échelle mondiale aura sans aucun doute des répercussions sur certains secteurs phares, à l'instar de l'immobilier touristique, le fléchissement de la bourse des valeurs de Casablanca ne devrait pas être considéré comme une tendance irréversible, mais comme une simple correction.
"La tendance à la baisse amorcée au troisième trimestre est une simple correction après cinq années consécutives de croissance", a confié au groupe Mme Sophia Hakam, analyste de CFG Group.
"A mesure que la crise financière se propage sur tous les marchés, beaucoup d'investisseurs sont devenus prudents, entraînant une continuation de la tendance à la baisse", a-t-elle ajouté.
Etant donné la forte croissance que connaissent le marché de capitaux du pays depuis quelques années (leur volume a triplé de 2004 à 2007), cette correction pourrait être des plus salutaires, souligne le groupe.
Pour Younes Benjelloun, administrateur associé de CFG Group, la contraction du marché pourrait notamment "être liée à une croissance de la demande étrangère".
De même, la bourse des valeurs est aujourd'hui plus représentative de l'économie du pays que par le passé, particulièrement en termes de composition sectorielle et de volume, indique l'OBG.
Et le groupe londonien de souligner qu'afin de stimuler les transactions boursières, le gouvernement marocain a engagé une série de mesures visant à redynamiser les marchés.
Il rappelle, dans ce sens, qu'en décembre dernier, Salaheddine Mezouar, ministre de l'économie et des finances, a dévoilé un certain nombre de propositions en vue de réguler les cours et d'encourager l'activité du marché.
L'une de ces propositions consiste à autoriser, à titre dérogatoire, les sociétés cotées à acquérir leurs propres actions dans le cadre des programmes de rachat et ce, sans fixation d'un prix minimum d'achat, au cas où les cours de certaines valeurs de la cote passeraient au-dessous d'un certain seuil, indique la source, ajoutant que le ministre a également annoncé la possibilité pour les compagnies d'assurance de détenir jusqu'à 60 pc d'actions cotées en représentation de leurs provisions techniques, alors que le plafond était de 50 pc auparavant.
Par ailleurs, l'OBG indique que la Banque centrale du Maroc prévoit que la croissance du PIB du pays sera comprise entre 5 et 5,5 pc cette année, et que le taux d'inflation passera de 3,9 pc à 2,9 pc, ce qui laisse présager que le royaume devrait sortir relativement indemne de la crise financière mondiale.
Dans tous les cas, les perspectives de croissance, même si elles se sont légèrement détériorées par rapport aux années précédentes, font bonne figure par rapport à celles des économies du monde entier qui s'enlisent dans la récession, conclut la source.
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