"Puisqu'il y a des aveux de prévenus interpellés qui reconnaissent les faits, le dossier devrait être normalement rouvert, une décision qui revient au parquet", a ajouté cette source.
Le ministre marocain de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, avait évoqué mercredi la tentative d'assassinat d'Abraham Azenkot, l'imputant au réseau du Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj.
Le 23 novembre 1996 à Casablanca, deux inconnus à bord d'une moto avaient ouvert le feu sur Abraham Azenkot, le blessant grièvement avant de prendre la fuite. Cette affaire n'avait jamais été élucidée.
Selon le ministre de l'Intérieur, "le réseau terroriste à soubassement jihadiste" démantelé en début de semaine avait l'intention d'assassiner des ministres, des militaires et des juifs.
Contacté vendredi par l'AFP, M. Azenkot, un administrateur de sociétés de 63 ans, a indiqué qu'il vivait toujours à Casablanca, qu'il s'est tout à fait rétabli de ses blessures, mais il s'est refusé à tout commentaire.
"Je ne veux plus parler de cette histoire, j'ai tourné cette page", a-t-il expliqué.
Quelque 32 Marocains ont été arrêtés lundi et mardi dans différentes villes du Maroc pour appartenance ou complicité avec un "réseau terroriste à soubassement jihadiste" dirigé par Abdelkader Belliraj.