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Presse gratuite-presse payante au Maroc: le face-à-face
Rédigé par MAP le Mardi 23 Septembre 2008 à 13:27 commentaire(s)
Rabat - De naissance récente au Maroc, la presse gratuite affiche d'ores et déjà, à en croire ses pionniers, de l'assurance et de l'ambition de conquérir les lecteurs et surtout séduire les annonceurs. Ce qui n'est visiblement pas du goût des professionnels de la presse payante.
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En effet, une grande majorité de ces professionnels crient à "l'imposture'' et craignent une "fragilisation'' de la presse payante, surtout en ces temps-ci où la presse traverse des æ'zones de turbulence'' et s'évertue à s'affirmer sur le registre éditorial, à consolider sa santé financière et aussi à acquérir de la crédibilité, prélude fondamental pour conquérir les lecteurs en désaffection et contribuer à la construction démocratique du pays.
A leur tête et en porte-parole intransigeant de la profession, Khalil Hachimi Idrissi, Président de la Fédération Nationale des Editeurs de Journaux, est catégorique : "la presse gratuite constitue une concurrence déloyale qui risque à très court terme de fragiliser la presse payante comme cela a d'ailleurs été le cas et à des degrés divers dans des pays, notamment en France''.
D'autant, soutient-il dans une déclaration à la Map, que la presse payante croule sous d'énormes charges et est assujettie à des contraintes qui ne pèsent pas sur la presse gratuite, entre autres, un quota de tirage et un effectif de journalistes conséquent.
"Nous ne croyons pas que le modèle de la presse gratuite soit aujourd'hui une réponse aux problèmes profonds et récurrents de la presse au Maroc.
Bien au contraire, nous pensons que la presse gratuite est un facteur de déstabilisation de notre secteur qui est si vital pour la construction d'une réelle démocratie et d'une opinion éclairée'', martèle-t-il, sur un ton franchement hostile à ce genre de presse très en vogue et très prospère dans le monde, notamment en Europe et Outre-Atlantique. Et pour preuve ces chiffres éloquents : le quotidien gratuit "20 minutes'' est lu par 2,2 millions de français, juste derrière "l'Equipe''.
Mieux encore, sur 427 personnes, 90 pc sont des lecteurs de journaux gratuits, selon une étude menée par Ifop, Institut de sondage de renommée dans l'Hexagone. Mais pour Khalil Hachimi Idrissi, par ailleurs Directeur du quotidien "Aujourd'hui le Maroc'', la menace de la presse gratuite est bel et bien réelle, campant obstinément sur sa position de dénégation de cette presse, des "journaux sans journalistes'', selon sa définition, dont les patrons se permettent, comble de l'imposture, de revendiquer leur appartenance à la profession tout en n'étant pas assujettis aux charges lourdes et aux normes strictes de déontologie.
Récusant toute prétendue valeur ajoutée de ce genre de presse, non sans faire au nom de la profession l'autocritique nécessaire, Khalil Hachimi Idrissi évoque aussi les immenses enjeux de la presse écrite payante aujourd'hui au Maroc qui exigent une mise à niveau, projet sur lequel, a-t-il assuré, la Fédération travaille sérieusement avec ses partenaires et ses interlocuteurs institutionnels.
A leur tête et en porte-parole intransigeant de la profession, Khalil Hachimi Idrissi, Président de la Fédération Nationale des Editeurs de Journaux, est catégorique : "la presse gratuite constitue une concurrence déloyale qui risque à très court terme de fragiliser la presse payante comme cela a d'ailleurs été le cas et à des degrés divers dans des pays, notamment en France''.
D'autant, soutient-il dans une déclaration à la Map, que la presse payante croule sous d'énormes charges et est assujettie à des contraintes qui ne pèsent pas sur la presse gratuite, entre autres, un quota de tirage et un effectif de journalistes conséquent.
"Nous ne croyons pas que le modèle de la presse gratuite soit aujourd'hui une réponse aux problèmes profonds et récurrents de la presse au Maroc.
Bien au contraire, nous pensons que la presse gratuite est un facteur de déstabilisation de notre secteur qui est si vital pour la construction d'une réelle démocratie et d'une opinion éclairée'', martèle-t-il, sur un ton franchement hostile à ce genre de presse très en vogue et très prospère dans le monde, notamment en Europe et Outre-Atlantique. Et pour preuve ces chiffres éloquents : le quotidien gratuit "20 minutes'' est lu par 2,2 millions de français, juste derrière "l'Equipe''.
Mieux encore, sur 427 personnes, 90 pc sont des lecteurs de journaux gratuits, selon une étude menée par Ifop, Institut de sondage de renommée dans l'Hexagone. Mais pour Khalil Hachimi Idrissi, par ailleurs Directeur du quotidien "Aujourd'hui le Maroc'', la menace de la presse gratuite est bel et bien réelle, campant obstinément sur sa position de dénégation de cette presse, des "journaux sans journalistes'', selon sa définition, dont les patrons se permettent, comble de l'imposture, de revendiquer leur appartenance à la profession tout en n'étant pas assujettis aux charges lourdes et aux normes strictes de déontologie.
Récusant toute prétendue valeur ajoutée de ce genre de presse, non sans faire au nom de la profession l'autocritique nécessaire, Khalil Hachimi Idrissi évoque aussi les immenses enjeux de la presse écrite payante aujourd'hui au Maroc qui exigent une mise à niveau, projet sur lequel, a-t-il assuré, la Fédération travaille sérieusement avec ses partenaires et ses interlocuteurs institutionnels.
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