Salé - Un groupe de trois mineurs soupçonnés de terrorisme et complices présumés des deux frères kamikazes Abdelfettah et Ayoub Raydi qui s'étaient fait exploser en mars et avril derniers à Casablanca, a comparu, jeudi, pour la première fois devant la Chambre criminelle chargée des mineurs de la Cour d'appel à Salé.
Le procès des accusés, Othman Raydi, (frère des kamikazes Abdelfettah et Ayoub Raydi qui s'étaient donné la mort le 11 mars et le 10 avril aux quartiers Sidi Moumen et El Farah à Casablanca), Youssef Khoudri, blessé par la déflagration du 11 mars dans un cybercafé et arrêté par la police et le dénommé Abdelhadi Raâbi, ont tous comparu en état de détention provisoire.
La Cour a décidé de reporter au 3 janvier prochain ce procès, suite à une requête de la défense qui a demandé un délai supplémentaire pour préparer ses plaidoiries. Les membres de ce groupe, originaires de Casablanca, dont 51 personnes ont comparu le 8 novembre devant la Cour d'appel à Salé, sont pour la plupart des éléments de la Salafia El Jihadia. Ils sont poursuivis pour "constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes en relation avec un projet collectif visant à troubler l'ordre public par la violence et la terreur" et "adhésion à une association interdite".
Les faits reprochés aux accusés remontent au 11 mars, lorsque le kamikaze Abdelfettah Raydi s'était donné la mort, en actionnant la ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui, dans un cybercafé au quartier Sidi Moumen à Casablanca.
Le complice présumé de Raydi, le dénommé Youssef Khoudri avait été blessé par la déflagration et arrêté par la police. Le fils du propriétaire du cybercafé qui tentait d'empêcher les deux personnes de consulter des sites Internet faisant l'apologie du terrorisme et deux autres clients qui se trouvaient à l'intérieur de l'établissement avaient été légèrement blessés par l'explosion.
Ayoub Raydi, frère du kamikaze Abdelfettah Raydi s'était donné lui aussi la mort le 10 avril au quartier El Farah à Casablanca après la déflagration d'une ceinture d'explosifs dissimulée sous ses vêtements.
Le Parquet général avait indiqué, dans un communiqué, que les membres présumés de cette "organisation en cours de formation" projetaient des attentats contre le quai du port de Casablanca, une caserne des Forces auxiliaires au quartier Bournazel (Casablanca) et contre plusieurs postes de police dans la même ville. Les éléments de cette "organisation" avaient aussi planifié des attentats contre les forces de l'ordre, avait-on précisé de même source.