lors du discours royal du 33ème anniversaire de la marche verte
Si l’intention de départ de cette volonté royale fut d’ordre politique, contournant l’impasse autodéterminante des provinces sahariennes elle n’en fut pas moins une aubaine pour les décideurs de l’économie mondiale en manque de gattisation extensive
Dès lors nous n’avons cessé de subir sans relâche le matraquage médiatique reprenant en boucle les bienfaits d’une telle démarche, brossant à coups d’adjectifs dithyrambiques toutes les fructueuses retombées économiques corollaire à cette décision, le but de certains n’étant certainement pas la volonté initiale de la décision royale.
Que l’on nous présente cette « <b>régionalisation</b> » comme une voie incontournable, que d’aucuns se feront vite fait d’assimiler comme la seule voie possible, pour l’édification d’un Maroc compétitif, n’en exclut pas moins le devoir de prendre toutes les protections nécessaires afin que le placebo ne tourne à quelque frelaté solution détournant l’entreprise de son sens initial à la faveur d’un déséquilibre des institutions.
Il n’existe pas de système parfait dans l’absolu, et nous n’avons jamais été mieux placé qu’en ces temps historiques où tous les systèmes connus et mis en pratique jusqu’à présent ,aussi bien politiques qu’économiques, sont en train de s’effondrer les uns après les autres.
S’il est vrai que la régionalisation engendre quelque chose de véritablement neuf sous le soleil elle n’en véhicule pas moins les dangers méconnus de la phagocytose de l’état-nation par des institutions communes plus vastes parallèlement à la délégation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs.
Je ne suis pas contre l’idée de la régionalisation mais j’achoppe grandement sur la façon de présenter la chose en solution « <b>parfaite</b> » et surtout sans présenter les risques relatifs aux différentes dérives qui pourront venir se greffer dans la mise en œuvre du processus de régionalisation.
Toute solution présente des avantages et des inconvénients et il serait judicieux de placer les gardes fous nécessaire afin que l’entreprise ne déboule purement et durement sur un simple démembrement politique de l’état afin de permettre une grande perméabilité de l’économie nationale pour les lobbies étrangers.
Dans ce but, il serait intéressant de savoir jusqu’où ira le transfert du pouvoir politique de l’état vers les régions. La région état (enfin je devance un peu les choses en la nommant ainsi) se parera-t-elle d’une autonomie politique de plus en plus grande dans les domaines qui touchent l’administration, la justice, les systèmes bancaire et postaux ou encore l’éducation, cette dernière devenant de plus en plus - quoiqu’en disent les autorités officielles - une éducation régionale ?
Ces instances politiques régionales seront-elles conduites à traiter directement avec les instances supranationales en court-court-circuitant l’autorité nationale ?
Autant de questions donc auxquelles devront répondre les artisans de cette régionalisation afin de dissiper les doutes sur l’intention purement « humaniste » de cette entreprise afin qu’elle puisse s’ériger en valeur fédératrice de la diversité nationalité génératrice de bien pour tous et non aboutir en final à dériver vers le cauchemar d’une «<b> Yougoslavisation</b> » généralisée, d’abord économique, de l’état, et très vite politique avec tous les dommages collatéraux corollaires