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Retrait d’accréditation à la correspondante d’Aljazeera au Maroc Iqbal AlhamiPour faute professionnelle graveAbdelkarim CHANKOU le 9 Juin 2005
Abdelkarim CHANKOU - Notre consœur marocaine Iqbal Alhami vient de se voir retirer par le ministère de la Communication sa carte d’accréditation en tant que correspondante de la chaîne Aljazeera au Maroc. L’ex-journaliste à la Radio marocaine qui n’en est pas à ses premiers déboires avec les autorités marocaines aurait commis une faute lors d’un reportage sur l’interpellation de Nadia Yassine, faute jugée grave par le ministère de tutelle.
PH. MHI
Difficile de bosser pour un grand média
Iqbal Alhami a déjà eu affaire aux foudres de sa hiérarchie lorsque, le 11 octobre 2000, le directeur général de la RTM (Radio et télévision marocaine) avec rang de gouverneur, Mohamed Tricha, avait décidé que la journaliste ne pouvait plus exercer son métier de correspondante de la chaîne de télévision Aljazeera, au Maroc. Les responsables de la première chaîne, qui détenait -et détient toujours le monopole du signal-, avaient justifié leur décision par des « problèmes techniques » qui ne permettait pas à la chaîne qatarie d’emprunter les créneaux de transmission de la RTM.
Moins de trois années plus tard, à l’occasion des tristement célèbres attentas du 16 mai 2003 qui ont ensanglanté Casablanca, la journaliste avait été également placardée par les autorités et ses employeurs de Doha suite à un reportage en direct où elle a « colporté » sans vérification la rumeur d’un autre attentat à côté de l’hôtel les Almohades, sis avenue Moulay Hassan 1er, à quelques dizaines de mètres du siège de l’Alliance israélite et du restaurant Le Positano, frappés par les terroristes. Après une longue période d’absence, coupée de brèves apparitions, Iqbal Alhami, retrouve peu à peu l’antenne. Mais mal chance : elle vient de replonger. Cette fois selon le ministère de la Communication marocain qui lui a retiré immédiatement sa carte d’accréditation, elle aurait en couvrant la récente interpellation de la fille du cheikh Yassine pour des propos antimonarchiques, dit à l’antenne que Nadia Yassine a été « relâchée » suite à cette interpellation. Pour l’autorité de tutelle parler de « relâche » est de nature à induire en erreur l’opinion publique qui pourrait penser que Mme Yassine avait été écrouée avant sa libération, ce qui est une contrevérité selon les autorités. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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