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Samira El Ayach : Une jeune amazigh au service de la langue arabeeMarrakech le 29 Juillet 2010
eMarrakech: A l'heure où les conflits s'attisent autour de l'identité et de langue amazigh, des conflits qui sont porteurs de discorde plutôt de que faire-valoir, des voix de sagesse sillonnent les ondes pour donner raison à la langue arabe, quelles que soient les racines de chacun.
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Samira El Ayach
Elle s'appelle Samira El Ayachi, jeune écrivaine de 30 ans, française d'origine marocaine. Ses origines amazigh ne l'ont pas poussé à défendre certains principes qui commencent à émerger parmi les gens, elle a entrepris, de défendre aussi bien ses origines berbères que l'héritage de la culture arabe. Un atout qui doit valoir plus qu'une recherche insensée de l'identité, une recherche de l'Universalité.
Originaire de la région de Zagora, mais née et grandie en France, cette jeune romancière ne cache pas son attrait pour la culture arabo-musulmane; si bien qu'elle tente par tous les moyens de redonner véritable valeur au mot Arabe, vues les différentes opinions négatives qu'il est devenu si facile de se faire de ce mot, surtout en occident. D'ailleurs, elle a décidé de rédiger un “coup de gueule” dans une édition spéciale du Magazine littéraire Marocain, où elle tente de redéfinir le mot. “C'est quoi l'Arabe? Celui qui parle cette langue, celui qui vient d'Arabie, celui qui est né dans un pays maghrébin, celui qui est musulman? Je suis d'origine berbère et pourtant en France je suis cataloguée parmi les Arabes; il faut que cela change. Pour moi, l'Arabe c'est celui qui quelque soit son appartenance religieuse, ses origines, ses opinions etc, apporte une nouvelle forme de pensée, de création. Nos identités multiples doivent nous permettre d'atteindre un seul but: l'universalité et cela doit être le principal souci des artistes en particulier”. Rapporte AufaitMaroc.com, Son premier roman intitulé La vie rêvée de Mademoiselle S, publié en 2008 aux éditions Sarbacane, raconte l'histoire d'une adolescente de 18 ans, Salima, écrasée dans sa propre quête dans sa double culture. Elle prépare un deuxième roman inspiré de ses origines du sud du Maroc, un roman dans lequel elle mettra l'accent essentiellement sur le patrimoine marocain. Samira El Ayachi est l'exemple de l'ouverture d'esprit que doit tatouer la jeunesse marocaine, quelles que soient ses racines et "ailes". ________________________Dans la même rubrique_________________________
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