L'assistance a eu droit aux plus belles des chansons de la grande cantatrice, celles qui captivaient les jeunes de son époque, devenus nostalgiques avec le temps, et qui continuent à chatouiller agréablement tout ce que la nature a doté de finesse dans l'âme.
Le directeur du Centre, Ahmed Afifi, organisateur de la soirée en collaboration avec l'association "Ibdae Bladi", a qualifié d'éternelle l'œuvre d'Oum Kalthoum dont la voix continue, des décennies après sa disparition, à captiver les amateurs de la chanson arabe classique.
Le président de l'association "Ibdae Bladi", Taoufiq Ammor, a rappelé que l'interprétation du répertoire de cette diva, comme ceux de Mohammed Abdelwahab et Farid Al-Atrach, demeure un chemin obligé pour tout chanteur arabe.
Ces génies hors pair de la chanson ont ceci de commun que la voie qu'ils ont tracée mène à toutes les formes de chants, a-t-il estimé.
La soirée, à laquelle ont assisté de nombreuses personnalités du monde de la politique, des arts et de la culture, notamment Abbas Jirari, Conseiller de SM le Roi, a été animée par Qatr En-Nada, Nour et Mohamed El-Anbri, qui ont
interprété quelques unes des chansons de la cantatrice, agrémentées par des morceaux de musique de Farid Al-Atrach, exécutés par le luthier Brahim Berno.
L'assistance a également assisté à la projection de l'enregistrement filmé du voyage d'Oum Kalthoum à Fès en 1965 et écouté des poèmes que la cantatrice avait inspiré aux esprits fin de son temps, notamment le regretté Ahmed Rami, qui avait tenu à exprimer en vers toute la peine qu'il avait ressentie à sa disparition.