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Suite de l’affaire Ben Brik : le régime tunisien dans le collimateur


eMarrakech le 23 Janvier 2010


Sans surprise, la cour d’appel de Tunis a refusé aujourd’hui la mise en liberté de Taoufik Ben Brik. L’arrêt définitif sera rendu le 30 janvier.


Taoufik Ben Brik (AFP)
Taoufik Ben Brik (AFP)
Encore une fois, comparant sur le banc des accusés, Ben Brik a affirmé avoir été la cible d’un procès politique monté de toutes pièces. Il comparaissait aujourd’hui aux côtés d’autres détenus de droit commun. Sa libération ne semble pas être à l’ordre du jour. Ces éléments viennent surenchérir un climat déjà très tendu du côté de Tunis.

En effet, le harcèlement des journalistes par le régime de Ben Ali et le non-respect des droits de l’Homme ont fait l’objet, jeudi dernier, d’un débat au Parlement Européen à Strasbourg, où de nombreux activistes tunisiens des droits de l’Homme ainsi que la femme de Ben Brik, Azza Zarrad, étaient présents. Les autorités tunisiennes n’ont évidemment pas lésiné sur les moyens pour déprogrammer ce rendez-vous de la session de janvier 2010 du Parlement. De nombreux députés, issus essentiellement de la gauche européenne, ont ainsi condamné le statut de partenaire privilégié dont jouit la Tunisie auprès de l’Union Européenne, et ce alors que le gouvernement de Ben Ali ne donne pas le moindre signe de bonne volonté pour lever la pression sur les journalistes et les nombreux acteurs de l’opposition politique en Tunisie. Des réticences qui ne sont pas sans entacher les relations entre Paris et Tunis, après la médiatisation du cas Ben Brik dans divers médias français et l’appel lancé par l’épouse du prisonnier, le 15 janvier dernier, à Paris, pour la libération de son mari.



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