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Tiwliwla : Ma réponse telquel
Rédigé par Reda El Ourouba le Mercredi 16 Mars 2011 à 21:02 | 0 commentaire(s)
Cet article est une réponse à Ahmed Reda Benchemsi concernant l'article qu'il a publié dans Le Monde. En effet je trouve qu'il existe certains points qu'il faut clarifier dans son article qui me parait un peu simpliste dans sa vision des changements qu'attend le Maroc.
Je vais donc répondre à des passages précis que je citerai un à un.
"Craignant une contagion des révolutions arabes, le pouvoir avait laissé les manifestations se dérouler sans intervenir". Je pense que la raison derrière l'aspect pacifique de ces manifestations est le climat de liberté de manifester dont dispose le Maroc et rien d'autre. Le Maroc connait depuis les dix dernières années une moyenne de 28 manifestations chaque jours !
"Craignant une contagion des révolutions arabes, le pouvoir avait laissé les manifestations se dérouler sans intervenir". Je pense que la raison derrière l'aspect pacifique de ces manifestations est le climat de liberté de manifester dont dispose le Maroc et rien d'autre. Le Maroc connait depuis les dix dernières années une moyenne de 28 manifestations chaque jours !
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"En toute simplicité : au nom de l'islam, le roi du Maroc peut faire absolument tout ce qu'il veut sans que personne ne puisse s'y opposer."
Faut, Benchemsi sait très bien qu'il existe au Maroc, et ce depuis des siècles un "conseils des oulamas" capable de destituer le Roi du Maroc. Cela n'est pas de la fiction car on en a l'exemple dans notre histoire (n'allez pas plus loin que le début du 20eme siècle).
"Selon l'article 19 de la Constitution, le monarque est "commandeur des croyants" et, selon l'article 2
Faut, Benchemsi sait très bien qu'il existe au Maroc, et ce depuis des siècles un "conseils des oulamas" capable de destituer le Roi du Maroc. Cela n'est pas de la fiction car on en a l'exemple dans notre histoire (n'allez pas plus loin que le début du 20eme siècle).
"Selon l'article 19 de la Constitution, le monarque est "commandeur des croyants" et, selon l'article 2
3, sa personne est "sacrée".". Quand on se donne le temps de comparer cet aspect de notre constitution avec d'autres constitutions de pays démocratique (prenons l'exemple de l'Espagne) on découvre que ces prérogatives n'y sont pour rien à la décadence de la vie politique nationale.
Le Roi doit rester le commandeurs des croyants, car sinon tout le monde se donnera le droit d'émettre des fatwa à gauche et à droite, et car sinon on tombera dans le piège du cas Iranien et Benchemsi se mettra alors à exécuter les ordre d'un Khoumayni Marocain. Nous savons tous que plusieurs groupes font de la politique en utilisant la religion, le fait que le Roi dispose du statut de commandeurs des croyants est une défense nationale contre l'instrumentalisation de notre religion à des fins politiques.
Le Roi doit rester le commandeurs des croyants, car sinon tout le monde se donnera le droit d'émettre des fatwa à gauche et à droite, et car sinon on tombera dans le piège du cas Iranien et Benchemsi se mettra alors à exécuter les ordre d'un Khoumayni Marocain. Nous savons tous que plusieurs groupes font de la politique en utilisant la religion, le fait que le Roi dispose du statut de commandeurs des croyants est une défense nationale contre l'instrumentalisation de notre religion à des fins politiques.
"C'est Mohammed VI qui le dit : la démocratie suppose que les responsables rendent des comptes. Sauf que cette disposition ne s'applique pas à lui. Allez demander des comptes au "représentant de Dieu sur terre", comme le dit l'acte d'allégeance au roi du Maroc..."
. Dans la constitution du Royaume d'Espagne, il est stipulé clairement que "le Roi est irresponsable" et qu'il ne peut donc pas être jugé ou poursuivi, en France le président ne peut pas être poursuivi ou jugé pendant l'exercice de ses fonctions, il en est de même partout dans le monde. Il suffit de réfléchir un peu pour comprendre que c'est le respect de la fonction Royale et son étendue dans le temps qui l'imposent et non une crainte du jugement du peuple qui, on le sait tous, se fait sur la presse et encore plus dans la presse électronique.
"Autre élément qui devrait sérieusement limiter la portée de la réforme : l'identité de ceux qui sont censés la mettre en œuvre". ici Benchemsi fait allusion au fait que les personnes choisies pour proposer le projet de la nouvelle constitution ne sont pas élus. Dans le monde entier, seules deux solutions existent pour les revissions des constitutions. La première consiste à confier la révision de la constitution à un conseil élu qui se charge de la mettre en œuvre dés qu'il l'a proposé sans passer par l'étape consistant à avoir l'approbation du peuple. La deuxième, elle, consiste à mettre en place un projet de constitution par un conseil non élu mais qui avant d'être adoptée doit être soumise à un referendum populaire qui peut l'accepter ou la refuser (penser à l'exemple de la constitution Européene chez les Français durant la présidence de Chirac). Personnellement, je préfère la deuxième option qui me donne plus de visibilité et de droit de vote sur ce qui va être appliqué dans le futur.
. Dans la constitution du Royaume d'Espagne, il est stipulé clairement que "le Roi est irresponsable" et qu'il ne peut donc pas être jugé ou poursuivi, en France le président ne peut pas être poursuivi ou jugé pendant l'exercice de ses fonctions, il en est de même partout dans le monde. Il suffit de réfléchir un peu pour comprendre que c'est le respect de la fonction Royale et son étendue dans le temps qui l'imposent et non une crainte du jugement du peuple qui, on le sait tous, se fait sur la presse et encore plus dans la presse électronique.
"Autre élément qui devrait sérieusement limiter la portée de la réforme : l'identité de ceux qui sont censés la mettre en œuvre". ici Benchemsi fait allusion au fait que les personnes choisies pour proposer le projet de la nouvelle constitution ne sont pas élus. Dans le monde entier, seules deux solutions existent pour les revissions des constitutions. La première consiste à confier la révision de la constitution à un conseil élu qui se charge de la mettre en œuvre dés qu'il l'a proposé sans passer par l'étape consistant à avoir l'approbation du peuple. La deuxième, elle, consiste à mettre en place un projet de constitution par un conseil non élu mais qui avant d'être adoptée doit être soumise à un referendum populaire qui peut l'accepter ou la refuser (penser à l'exemple de la constitution Européene chez les Français durant la présidence de Chirac). Personnellement, je préfère la deuxième option qui me donne plus de visibilité et de droit de vote sur ce qui va être appliqué dans le futur.
"Comment admettre que les Marocains puissent refuser un texte proposé par le commandeur des croyants ?". C'est bien pour cela qu'existent les référendums, pour admettre la décision du peuple quelle qu'elle soit. Si la majorité du peuple accepte alors la nouvelle constitution doit passer, si la majorité refuse alors la proposition doit être ajustée à la volonté du peuple et le débat national doit être prolongé. Ce qui fait peur à Benchemsi c'est qu'il ne fasse pas partie de la majorité des Marocains! Mais on ne lui en veut pas.
Benchemsi a omis de préciser que le fait que la prochaine constitution impose au Roi le choix du Premier ministre du parti gagnant est en lui même un symbole de réussite, a t il oublié que même en France ou Espagne cette obligation n'existe pas ?
Benchemsi, vous devez reconnaitre que dans ce pays il existe une évolution et que cette évolution est d'un certain ordre de grandeur que ne peut négliger. Votre magazine en a tiré profit et c'est tout à son honneur, mais SVP ne stigmatiser pas ce pays et les changements qu'il entame car vous savez très bien que c'est la meilleure manière pour ne pas faire bouger les choses.
Benchemsi, vous devez reconnaitre que dans ce pays il existe une évolution et que cette évolution est d'un certain ordre de grandeur que ne peut négliger. Votre magazine en a tiré profit et c'est tout à son honneur, mais SVP ne stigmatiser pas ce pays et les changements qu'il entame car vous savez très bien que c'est la meilleure manière pour ne pas faire bouger les choses.
Benchemsi ferait mieux de nous proposer sa propre vision de la constitution Marocaine et inciter au vote massif au prochain referendum au lieu de rester dans cette posture victimaire qu'il reprochait tant et pendant plusieurs années à certains mouvements et partis politiques Marocains !
Source : Ma réponse telquel « Tiwliwla
Source : Ma réponse telquel « Tiwliwla
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