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Toulouse: Chaîne humaine contre l'expulsion d'une Marocaine
Rédigé par AP le Mardi 20 Juin 2006 à 10:32 commentaire(s)
Toulouse- Une chaîne humaine a été formée mardi matin par plus de 200 parents d'élèves, enseignants et enfants devant une école du quartier des Minimes à Toulouse en soutien à la famille Abchir, dont la mère marocaine d'un élève de 12 ans, Rafik, est menacée d'expulsion.
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Appuyée par le Réseau éducation sans frontières (RESF), l'action, qui s'est déroulée avant le début des classes entre 8h et 8h30, en présence de Rafik mais sans le reste de sa famille, était organisée par le «collectif Abchir» de l'école primaire Pierre et Marie Curie, dans le quartier des Minimes, qui a réuni parallèlement plus de 600 signatures pour une pétition de soutien.
« Pas d'expulsion de parent sans papier. Un titre de séjour pour Mme Abchir», «Trois enfants sans maman: Non. Régularisation!», pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles brandies par des parents et des enfants, tandis que des élèves écrivaient dans la cour d'école sur de grandes feuilles des messages comme: «Rafik, ne nous quitte pas! La famille de Rafik ne doit pas partir».
«Zakia Abchir, 32 ans, mère de Rafik, scolarisé en CM1, est sous le coup d'un arrêté d'expulsion depuis avril 2006, et a demandé un recours gracieux en préfecture, ce qui ne permet pas de suspension de l'arrêté, a expliqué Linda Balnaïk, parent d'élève et membre du collectif.
Arrivée en 2002 en France avec son fils aîné pour rejoindre le père, Mme Abchir a donné naissance à deux filles, Amel, 3 ans, qui devrait rentrer en maternelle l'an prochain et Aya, 6 mois. Craignant une expulsion à tout moment, elle n'était pas présente à l'action.
»Le père est arrivé il y a plus de 20 ans en France, travaille en CDI comme chauffeur routier, dispose d'un titre de séjour régulier mais il manquerait trois euros sur son salaire mensuel pour qu'il bénéficie du regroupement familial», a-t-elle expliqué, ajoutant que des contacts avaient été pris avec des élus locaux.
Rafik est un bon élève, qui s'est très bien intégré et qui parle parfaitement le français aujourd'hui. Les enfants ont été très touchés de voir qu'il ne pourrait peut-être pas entrer en CM2», a fait valoir son institutrice Françoise Laneuville, en s'indignant: »Cet arrêté d'expulsion est forcément une erreur de l'administration».
Le Réseau éducation sans frontières, qui a pointé l'engorgement des services de la préfecture de Haute-Garonne pour demander des régularisations, est en train d'organiser des parrainages pour les semaines à venir de nombreuses familles sans-papiers menacées d'expulsion, comme celle de Mme Abchir.
« Pas d'expulsion de parent sans papier. Un titre de séjour pour Mme Abchir», «Trois enfants sans maman: Non. Régularisation!», pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles brandies par des parents et des enfants, tandis que des élèves écrivaient dans la cour d'école sur de grandes feuilles des messages comme: «Rafik, ne nous quitte pas! La famille de Rafik ne doit pas partir».
«Zakia Abchir, 32 ans, mère de Rafik, scolarisé en CM1, est sous le coup d'un arrêté d'expulsion depuis avril 2006, et a demandé un recours gracieux en préfecture, ce qui ne permet pas de suspension de l'arrêté, a expliqué Linda Balnaïk, parent d'élève et membre du collectif.
Arrivée en 2002 en France avec son fils aîné pour rejoindre le père, Mme Abchir a donné naissance à deux filles, Amel, 3 ans, qui devrait rentrer en maternelle l'an prochain et Aya, 6 mois. Craignant une expulsion à tout moment, elle n'était pas présente à l'action.
»Le père est arrivé il y a plus de 20 ans en France, travaille en CDI comme chauffeur routier, dispose d'un titre de séjour régulier mais il manquerait trois euros sur son salaire mensuel pour qu'il bénéficie du regroupement familial», a-t-elle expliqué, ajoutant que des contacts avaient été pris avec des élus locaux.
Rafik est un bon élève, qui s'est très bien intégré et qui parle parfaitement le français aujourd'hui. Les enfants ont été très touchés de voir qu'il ne pourrait peut-être pas entrer en CM2», a fait valoir son institutrice Françoise Laneuville, en s'indignant: »Cet arrêté d'expulsion est forcément une erreur de l'administration».
Le Réseau éducation sans frontières, qui a pointé l'engorgement des services de la préfecture de Haute-Garonne pour demander des régularisations, est en train d'organiser des parrainages pour les semaines à venir de nombreuses familles sans-papiers menacées d'expulsion, comme celle de Mme Abchir.
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