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Un chantier au Maroc pour s'enrichir de la diversité


Onze Audomarois vont participer avec Action éducation solidarité à un chantier au Maroc. Pour aider, découvrir une autre culture, voir qu'il n'y a pas que le modèle occidental qui fonctionne. Bref, s'enrichir et cultiver la tolérance.



Un chantier au Maroc pour s'enrichir de la diversité
Action éducation solidarité existe depuis 1990. L'association a été créée par un groupe d'enseignants du privé et, au fil du temps, elle s'est diversifiée dans son recrutement. On lui doit plusieurs chantiers en Afrique dont une majorité en Côte d'Ivoire.

Pour sa responsable, Marie-Edith Méens, les jeunes qui vont là-bas reçoivent parfois plus que ce qu'ils donnent. «  On vit chez les gens, on vérifie à cette occasion qu'il n'y a pas que le modèle occidental. On apprend beaucoup. Après, on ne regarde plus nos problèmes de la même manière. On ne considère plus l'immigration comme avant. Les mentalités changent ».

Avant un déplacement, AES organise des réunions. Pour voir si les jeunes pourront affronter un choc de cultures. Brice Arsène Mankou, venu saluer au nom de la municipalité, mercredi, les neuf jeunes et les deux adultes qui seront du 2 au 23 août dans le Sud marocain, ajoute que ce type de rencontre donne lieu parfois «  à des moments difficiles mais qu'il y a aussi des moments fabuleux ».

AES veut que ses chantiers ne soient pas des feux de paille. C'est ainsi qu'une école de formation agricole, en Côte d'Ivoire, en est à sa huitième promotion. «  Soixante pour cent des jeunes passés par là sont installés », note Marie-Edith Méens. Elle en profite pour ajouter que «  fixer des gens en zone rurale, c'est éviter leur exode en milieu urbain voire leur émigration ».

Elle en profita pour adresser un message général «  à l'heure de la mondialisation, les gens d'ici et de là-bas ont parfois les mêmes problèmes, par exemple les agriculteurs... La juste répartition des richesses permet d'éviter des guerres... Ça passe par la fin du soutien, assuré aussi bien par des gouvernements de droite que de gauche, à des dictateurs. Nous avons un rôle d'interpellation des consciences ».

Brice Arsène Mankou a applaudi ces propos avant de dire que la municipalité envisageait de s'associer aux actions d'AES, par exemple en aidant de jeunes Audomarois à participer à des chantiers en Afrique.

JEAN-MARC SZUBA - La Voix du Nord
Vendredi 27 Juin 2008




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