"Le projet est à l'étude. Nous allons prochainement consulter l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) sur le sujet", a confirmé Semlali, de la succursale belge de la banque Chaabi, présente en Belgique depuis 1977.
"La finance islamique regroupe des centaines de textes d'interprétation du droit musulman aux réalités économiques actuelles. Il n'y a rien de sacré là -dedans, ce sont des montages financiers qui portent des valeurs universelles", explique Mohamed Boulif, consultant en finances islamiques; rapporté par le site belge.
Ainsi, selon ce système islamique, les intérêts et l'usure y sont prohibés, tout comme la spéculation, les investissements dans les industries de l'armement, du tabac, des jeux d'argent ou dans des entreprises "trop endettées" et des produits jugés toxiques. "Enfin, toute opération financière doit reposer sur le partage des profits et des pertes", précise encore le quotidien. L'un des fondements de la finance islamique est également la "traçabilité" des actifs: la banque doit pouvoir signaler très précisément où est investi l'argent de son client.
Selon
La Libre, l'ancien ministre des Finances Didier Reynders s'était montré plutôt favorable à la finance islamique, mais Steve Vanackere, l'actuel ministre belge des Finances, ne s'est pas encore prononcé sur la question. En 2011, les actifs de la finance islamique sont estimés à 1.000 milliards de dollars à travers 350 institutions réparties dans 80 pays.