Une journaliste égyptienne lauréate du prix Samir Kassir


AFP le 4 Juin 2006


BEYROUTH - Le prix Samir Kassir pour la liberté de la presse a été attribué vendredi à la journaliste égyptienne Dina Abdel-Mooti Darwich, à l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat du journaliste libano-français.


Une journaliste égyptienne lauréate du prix Samir Kassir
Dina Abdel-Mooti Darwich, 35 ans, a reçu un prix de 15.OOO euros des mains du chef de la délégation de la commission européenne au Liban, Patrick Renauld, pour son article "Plumes contre biceps", publié le 10 janvier dans l'hebdomadaire égyptien Al-Ahram Hebdo.

L'article relate les violences policières contre les journalistes durant les dernières élections en Egypte.

En 2005, cinquante journalistes égyptiens ont été victimes de violence, selon leur syndicat.

Pour la première édition de ce prix, la lauréate a été désignée à la majorité des 9 membres du jury, composé de journalistes spécialistes du monde arabe et de membres d'ONG arabes et européennes.

Le jury a également attribué un deuxième prix de 10.000 euros au journaliste libanais Habib Battah (33 ans) pour son article dans le journal libanais The Daily Star, paru le 18 juin 2005.

L'article évoque le féodalisme politique, la corruption et le confessionnalisme dans le système électoral libanais.

"Ce prix n'est pas seulement une simple récompense, c'est un soutien à l'action des mots contre les armes et la barbarie", a affirmé Patrick Renauld en remettant ces prix, en présence des ambassadeurs des pays de l'Union européenne à Beyrouth, du ministre libanais de l'Information Ghazi Aridi et de la veuve de Samir Kassir, la journaliste Gisèle Khoury.

M. Renauld a rendu hommage au "nom et à la vie de Samir Kassir que nous voulons ancrer dans la mémoire du monde arabe et de l'Europe comme l'un des symboles du combat pour ces libertés".

Co-fondateur de la Gauche démocratique, Samir Kassir, journaliste et enseignant en sciences politiques, a été assassiné le 2 juin 2005.

Il était l'un des inspirateurs du soulèvement populaire et des manifestations monstres antisyriennes de mars qui avaient accéléré le retrait syrien du Liban fin avril 2005.

Libanais, de mère syrienne et de père d'origine palestinienne, Samir Kassir détenait également la nationalité française.

Ce prix sera décerné à Beyrouth tous les ans le 2 juin par la commission européenne et la fondation Samir Kassir.

Le concours sur le thème de l'Etat de droit et de la liberté de la presse est ouvert aux journalistes ressortissants d'un des neuf pays du sud de la Méditerranée, partenaires de l'UE.


________________________Dans la même rubrique_________________________




1 2 3 4 5 » ... 313