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William Quandt : Pour mettre fin au radicalisme, il faut changer l'ordre politique en AlgérieMAP le 30 Avril 2009
Washington - Le mouvement Al Qaeda au Maghreb islamique ne représente pas un "très grand enjeu", a estimé, mercredi, a Washington William Quandt, professeur de science politique à l'université de Virginie.
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William Quandt
Lors d'une rencontre à la Fondation Carnegie sur le thème "Al Qaeda au Maghreb islamique", Quandt, un spécialiste de l'Algérie, a souligné que le président Abdelaziz Bouteflika a "eu le mérite de contenir le challenge sécuritaire à travers l'amnistie, même s'il est allé très loin en l'accordant à des personnes qui ne la mérite pas".
Il a toutefois souligné qu' "il est temps de mettre en place un nouvel ordre politique en Algérie", déplorant dans ce sens l'élection de Bouteflika pour un autre mandat présidentiel et la reconduite du même gouvernement. "Pour mettre fin au radicalisme, il faut améliorer la situation socio-économique et changer l'ordre politique en Algérie", a-t-il dit. Selon lui, l'islamisme radical en Algérie peut être attribué notamment à la "frustration économique"." L'islam a été utilisé comme un véhicule pour attaquer un régime qui devient impopulaire ", a-t-il encore soutenu. Jean-Pierre Filiu, professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris a lui aussi souligné durant la rencontre qu'Al Qaeda au Maghreb islamique n'est pas un grand challenge, même si elle demeure une préoccupation sécuritaire. "Le dynamisme (de ce mouvement) a été brisé", estime-t-il. Il a également considéré que la politique de réconciliation nationale en Algérie donne ses fruits, citant dans ce sens les appels de Hassan Hattab, fondateur du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) a son mouvement de déposer les armes. L'universitaire constate par ailleurs que "le chef d'Al Qaeda au Maghreb islamique a attaqué plusieurs fois le Maroc en disant que la question du Sahara était une illusion et que de point de vue Jihadiste, c'était Ceuta et Melilia et évidemment Al Andalus, la France et l'Espagne qui devaient être les priorités ". "Tout ca est de l'ordre de la rhétorique et on n'a jamais vu Al Qaeda durant ces deux dernières années s'implanter ou faire des actions au Maroc même", a ajouté l'universitaire. Et de relever qu'Al Qaeda au Maghreb islamique est "fondamentalement une organisation algérienne avec des relais importants en Mauritanie et dans le Sahel". "Il y a un univers très particulier du jihadisme marocain", a par ailleurs noté Jean-Pierre Filiu. " On l'avait vu avec les attentats en 2003 de Casablanca et les différentes tentatives heureusement inabouties surtout en 2007. A aucun moment, on n'a pu prouver de relations directes entre les uns et les autres", a-t-il fait valoir. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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