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Youssef Azzouzi, élève de la 3ème année du collège, écrivainMAP le 23 Avril 2009
Par Bouchra BENYOUSSEF Rabat - Il s'appelle Youssef Azzouzi. Il a 14 ans, il est collégien. Plus tard, il sera polytechnicien. Mais entre temps, il se lance dans l'écriture. Avec "Le temple des âmes perdues" disponible en librairie depuis le 15 avril, il signera son premier vrai roman de 200 pages, écrit en 40 jours, de novembre à décembre, en pleine période d'examens du "Normalisé". Il est élève de la 3ème année du collège.
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Il n'en tire pas une fierté outre mesure, ne donne pas cet air de premier de la classe. Aucune autosatisfaction. Youssef avance les mains dans les poches, un pied dans le plâtre, conséquence d'une récente chute à bicyclette.
Au départ, "j'ai écrit une page, puis une deuxième. Une troisième suivra et puis peu à peu, l'idée commence à prendre forme. Le plus dur a été d'éviter les contradictions ", confie-t-il à la MAP, son premier entretien avec la presse. Faire concorder les idées sera souvent son leitmotiv dans cet ouvrage qui plonge le lecteur, pêle-mêle, dans le monde de l'archéologie, l'Egypte ancienne, la sorcellerie, les ambitions contrariées du concierge, personnage central du livre, qui caresse le vœu de devenir un jour éminent archéologue. Il ne s'embarrasse pas de tournure pompeuse. Les phrases sont courtes, le rythme saccadé, l'action prédomine, le suspens demeure. "J'adore le fantastique. J'ai lu tous les Harry Potter. Les films à suspens". Comme les enfants de son âge, il a vu et revu les films d'Alfred Hitchcock, lu les Romans policiers. Agatha Christie, surtout +les dix petits nègres+. Et puis la série +Chair de poule+", dit-il. Des lectures d'adolescent dans la tradition des "horrors shows" ou "Contes de la crypte", destinées exclusivement à la jeunesse, où l'on joue à se faire peur. Pas de quoi développer la fibre de l'écriture ! Eh pourtant, dès 11 ans, il s'est déjà essayé à l'écriture. Un ouvrage resté à l'état de manuscrit au fond d'un tiroir. Il refuse d'en parler. Devant l'insistance de son père, il élude le sujet d'un geste de la main et préfère plutô t se concentrer sur son 2ème roman qu'il intitulera probablement "fragment de mémoire", "la lutte des ombres", peut-être bien "Immortalité", où un autre titre dans la même veine. Les idées foisonnent dans sa tête. Mais il restera fidèle au genre littéraire du fantastique et de l'aventure. Il écrit car il aime les mots. Encouragé par sa famille qui a cru en lui, il s'est lancé dans l'écriture, alors que ses congénères se contentent de pianoter sur leurs claviers. Une séance dédicace est bientô t prévue dans son lycée. En attendant, "C'est avec un plaisir immense" qu'il dédie son "premier roman" à la MAP. "Je vous en souhaite bonne lecture", écrit-il d'une typographie encore hésitante. Celle d'un adolescent de 14 ans qui aime écouter la musique des jeunes de son âge, voyager - il a visité plusieurs pays - tchater sur le web, jouer sur ses consoles vidéo et son PC. D'ailleurs la maquette de la couverture c'est lui. Il a mis à profit plusieurs logiciels, visité plusieurs forums, posé des centaines de questions avant de porter son choix sur la photo illustrant la couverture : la tour surplombant la porte antique du site historique du Chellah à Rabat. Youssef a le sens du détail. Il en use à travers cet ouvrage où il décrit avec force détail les péripéties du jeune héros. Féru d'arts martiaux, d'athlétisme, où il puise son endurance, il est plutô t porté sur les sciences exactes, surtout les mathématiques et la physique où il excelle. Chez lui, le cartésien et le romanesque forment une douce contradiction. Mais il s'en accommode et le revendique ! ________________________Dans la même rubrique_________________________
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