Un vrai problème pour ce mini-réseau, à quelques jours seulement des grands départs vers le Maghreb. D'après nos informations, l'ardoise de Zoom Voyages auprès du BSP avoisinerait un million d'euros (BSP de mai + 3 semaines en juin).
Le montant grimperait même jusqu'à 2 millions en ajoutant les factures toujours impayées de la SNCM, de divers TO et de Selectour. Résignés, les agents de comptoir employés par Zoom Voyages (une douzaine de personnes) se contentent pour l'heure de faire quelques réservations, tout en sachant qu'ils ne pourront pas émettre. A moins qu'ils ne confient la tâche à une agence tiers qui accepterait d'émettre pour eux. Si les clients dont les billets ont été émis ne seront pas concernés par les défaillances de trésorerie de Zoom Voyages, quid de ceux qui ont versé des acomptes en attendant leur titre de transport ? Ils partiront, puisque tous les dossiers ont été émis avant la fermeture du BSP.
Même les résas sans acompte nous confit une source proche du dossier. Contacté sans succès par le Quotidien du Tourisme, Mohamed Harmal, co-gérant de Zoom Voyages avec son épouse, s'est apparemment envolé vers le Maroc, laissant ses agences dans l'embarras le plus total et ses fournisseurs sans règlement.
Comportement curieux pour un chef d'entreprise ? Sans tirer de conclusions hâtives, on est en droit de se demander si la profession ne va pas connaître bientôt un nouveau scandale cet été ?