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Les biberons contenant du bisphénol

 LAMIRI Mustapha
Vendredi 17 Avril 2009

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Pour la bonne santé des bébés, le Maroc doit interdire l'importation des biberons contenant du bisphénol car ce dernier est un produit nocif et sa toxicité a été justifié par des chercheurs dans certains pays (Canada et Etats Unis d'Amérique). Franchement, il y a beaucoup de produits qui sont dangereux même pour la santé des grands, quelques médicaments et quelques additifs alimentaires et on vit vraiment, à l'échelle internationale, une lutte contre l'influence des lobbys industriels par des scientifiques
Marrakech
Vendredi 12 Février 2010

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L'Afssa fait part de sa préoccupation concernantce composé utilisé dans les biberons en plastique mais estime qu'il n'y a pas d'urgence sanitaire.

Depuis deux ans, le bisphénol A, une substance chimique entrant notamment dans la composition des biberons en polycarbonate, est mis en cause du fait d'éventuelles conséquences sur le développement du nourrisson. La semaine dernière, les experts de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) ont estimé dans un nouvel avis que les études récentes ont fait apparaître de nouveaux éléments préoccupants. Ils ne sont toutefois pas suffisants pour motiver une interdiction du bisphénol A (BPA). «Il n'y a pas d'urgence sanitaire», assure Marc Mortureux, son directeur. L'une de ces études a montré des troubles du comportement sexuel chez des rats exposés à de très faibles doses de bisphénol A in utero et pendant les premiers mois de leur existence. Plusieurs associations ont dénoncé la position de l'Afssa. En mai prochain, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) doit publier à son tour un rapport sur le BPA.

Hormone de synthèse mise au point à la fin du XIXe siècle, le BPA est un perturbateur endocrinien qui a des effets œstrogéniques. Il a failli devenir un médicament durant les années 1930 pour prévenir les fausses couches. Utilisé depuis les années 1960 dans la fabrication des biberons en polycarbonate, des barquettes pour micro-ondes ainsi que des résines tapissant l'intérieur des canettes de boisson et des boîtes de conserve, le BPA peut contaminer les aliments et les boissons lors du chauffage. Des analyses effectuées aux États-Unis ont montré qu'il est présent dans les urines de plus de 90 % de la population. Le Canada et plusieurs États américains s'acheminent vers son interdiction.


«Effets subtils»

L'avis de l'Afssa est proche de celui que l'agence américaine de l'alimentation et de la santé (FDA) a publié en janvier dernier. «La FDA a classé ses préoccupations relatives au bisphénol au niveau 3 sur une échelle qui en compte 5», souligne Marc Mortureux pour bien faire comprendre que l'Afssa prend en compte la problématique. Les réticences viennent du fait que les méthodologies des nouvelles études n'entrent pas dans le cadre du sys­tème actuellement en vigueur. L'Afssa parle d'«effets subtils» sur le comportement des rats à des niveaux de doses très inférieurs au niveau habituellement considéré comme sans effets. Elle reconnaît que ce sont des «signaux préoccupants» mais qu'ils ne sont pas suffisants pour remettre en question les précédentes évaluations.

En attendant, les experts de l'Afssa, qui ont pour mission d'évaluer le risque et non de le gérer, rappellent qu'il faut éviter de chauffer à très haute température les biberons et récipients contenant du BPA. Un conseil difficile à suivre à bon escient puisqu'il n'existe pas à l'heure actuelle d'étiquetage réglementaire.

Ils recommandent que des études soient conduites en France sur la présence de BPA dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. «Ce qu'il faudrait avant tout, c'est évaluer les niveaux réels d'exposition in utero du fœtus, car c'est à ce stade que les organes en développement sont le plus sensibles au BPA ingéré par la mère, avec des conséquences multiples sur le cerveau (comportement), l'intestin (fragilité aux maladies) et l'appareil génital» , estime Éric Houdeau, chercheur à l'Inra (Toulouse) qui a publié une étude montrant que ce composé est toxique pour les intestins. Il rappelle que les maladies chroniques de l'intestin et le syndrome du côlon irritable sont en constante augmentation depuis plusieurs années.

Les experts souhaitent également qu'une méthodologie adaptée à la détection d'une toxicité potentielle, chez l'homme et à faible dose, soit rapidement mise en place. «De nouvelles cibles comme le cerveau ou l'intestin n'ont encore jamais été prises en compte par les autorités sanitaires, alors que les découvertes se multiplient. Il apparaît essentiel que les résultats des laboratoires comme ceux de l'Inra ou de l'Inserm participent aux nouvelles grilles d'évaluation auprès des agences» , plaide Éric Houdeau. Un point de vue partagé par Bernard Jégou, reprotoxicologue à l'université de Rennes-I/Inserm *. «Il faut que les laboratoires français de l'Inserm, l'Inra et du CEA ayant les compétences soient réunis sans délai pour organiser le dispositif expérimental permettant d'étudier toutes les questions sanitaires les plus urgentes posées par le bisphénol A.»
Marrakech
Jeudi 25 Mars 2010

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La France est le premier pays au monde à interdire les biberons fabriqués à base de BPA, selon le communiqué du Sénat

Le Sénat vote la suspension de la commercialisation des biberons au Bisphenol A
Le Sénat a adopté mercredi une proposition de loi du groupe RDSE (à majorité radicaux de gauche) qui vise à suspendre la commercialisation des biberons produits à base de Bisphénol A, un composant présent dans de nombreux plastiques alimentaires.
La proposition de loi proposait à l'origine l'interdiction de cette molécule - aux effets peu connus sur le système hormonal - dans tous les plastiques alimentaires, mais le rapporteur UMP de la commission des Lois, Gérard Deriot, a fait adopter un amendement modifiant le texte en le ramenant à une suspension de la commercialisation des biberons au Bisphénol A.
L'utilisation de biberons contenant du Bisphénol A interdite dans certaines crèches
Récemment, l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) avait reconnu qu'il y avait dans certaines études des «signaux d'alerte» qui l'encourageaient à poursuivre ses recherches, tandis que l'agence américaine de sécurité des aliments et des médicaments (FDA) soutenait l'initiative des industriels américains de ne plus utiliser de BPA dans les récipients contenant des aliments pour bébés.
De nombreuses communes ont suspendu l'utilisation de biberons au Bisphénol A dans leurs crèches, comme à Paris ou Besançon.
La France, premier pays à interdire les biberons fabriqués à base de BPA
Cette proposition de loi doit encore être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour pouvoir poursuivre son parcours parlementaire. La commission des affaires sociales du Sénat, qui avait adopté à la base l'amendement de la proposition de loi, souhaite que la mesure temporaire d'interdiction reste en vigueur jusqu'à la décision définitive de l'Afssa, qui devrait rendre ses conclusions dans les prochains mois.
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Marrakech
Vendredi 25 Juin 2010

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Pour l'interdiction du Bisphénol A

par David Servan-Schreiber Dernière modification 25/06/2010 10:29 Envoyer par mail
J'ai appris avec joie la position courageuse de la Ligue contre le cancer, qui prend position pour l'interdiction du Bisphénol A, et pas seulement dans les biberons.

Le 18 juin 2010, le Conseil d’administration de la Ligue contre le cancer a élu son nouveau président pour 6 ans, le professeur Gilbert Lenoir, un ancien chercheur au Centre international de recherche sur le cancer et à l'Institut Gustave Roussy.

Une semaine plus tard, la Ligue lance une pétition pour obtenir l'interdiction du bisphénol A, en vertu d'un principe que je défends depuis longtemps en matière de cancer : le principe de précaution. J'ai signé cette pétition et j'encourage de tout coeur cette action qui marque de belle façon le début de cette présidence.

Le parlement français est en retrait sur cette question, mais avance par petits pas. Il vient d'interdire la mise sur le marché de biberons produits à base de bisphénol A. Mais il n'a pas réussi à obtenir le retrait de cette substance de tous les plastiques alimentaires, comme l'ont fait le Canada, le Danemark, le Costa Rica et certains Etats américains.

Le BPA est utilisé pour fabriquer de nombreux produits : des bouilloires électriques, des films alimentaires, des boîtes de conserve et des canettes en métal. C'est un perturbateur endocrinien qui agit à dose très faible, et qui est mis en cause pour les cancers de la prostate et du sein et pour la baisse de la fertilité masculine.

Il se retrouve dans le sang de la quasi totalité d'entre nous et passe même dans le lait maternel. C'est pourquoi il ne suffit pas d'interdire les biberons.

Dans ces conditions la demande de la ligue apparait d'autant plus raisonnable. Elle exige sans délai une mention 'présence de bisphénol A' sur tous les produits qui en contiennent.

Si vous pensez comme moi qu'il est important de faire en sorte que nous nous protégions de cette molécule, signez la pétition de la Ligue.

Cliquez ici : http://www.ligue-cancer.net/article/5643_11-000-signatures-pour-dire-stop-au-bisphenol-a
 lamrini
Dimanche 16 Octobre 2011

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14-10-2011 Bisphénol A : enfin l'interdiction

Fin septembre, l’Anses (1) publiait deux rapports dans lesquels elle soulignait la nécessité de trouver des substituts au Bisphénol A (BPA), plus particulièrement dans les contenants alimentaires. Dans la foulée, le 28 septembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale votait une proposition de loi PS interdisant l’usage du BPA dans tous les contenants à vocation alimentaire. En cette mi-octobre, le dossier BPA vient de connaître un nouveau rebond. Hier, l’Assemblée nationale a effectivement voté à la quasi-unanimité la proposition de loi plébiscitant l’interdiction du bisphénol. Dès lors, à compter de 2014, le BPA sera interdit dans tout conditionnement à vocation alimentaire. Cette mesure s’appliquera dès 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.

Si le Réseau Environnement Santé (RES) a reconnu qu’une étape importante a été franchie, il estime qu’il y a encore beaucoup à faire pour identifier les autres sources d’exposition (alimentaires, matériel médical, instruments de musique, papiers thermiques etc.) et les réduire. Par ailleurs, le RES appelle désormais à insuffler la même prise de conscience au sein de l’Union européenne sur les dangers liés aux perturbateurs endocriniens tels que le BPA.

Cécile Cassier
1- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

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