Iran : Mehdi Boutorabi arrêté Droits humainsIran Manif - Mehdi Boutorabi, qui gère le Persian Blog, une compagnie de services pour bloggers iraniens, a été arrêté dimanche à son bureau de Téhéran, ont indiqué des informations lundi.
Persian Blog a été fondé en 2001 par trois étudiants qui deux ans plustard, lors de la répression des bloggers qui avait conduit à denombreuses arrestations, l’avaient vendu à Boutorabi, un jeuneentrepreneur.
Officiellement Boutorabi a été arrêté dans le cadre de la disparitionde l’ancien général des pasdaran Alireza Asghari, bien que le lienentre les deux ne soit pas clair et n’ait pas encore été expliqué parles autorités. Ancien ministre de la défense, Alireza Asghari a disparuen Turquie en janvier. D’aucun disent que l’ancien commandant des gardiens de la révolution,qui détient de précieuses informations sur le système de missiles del’Iran et ses progrès nucléaires aurait fait défection vers un payseuropéen alors que d’autres pensent qu’il a été enlevé par lesEtats-Unis. Si Persian Blog venait à fermer, des milliers de bloggers iraniensperdrait leurs journaux intimes quotidiens. Après que les autoritésaient fermé des journaux réformateurs, les blogs sont une sourced’informations indépendantes en Iran. RFR lance une pétition en faveur des blogueurs 'Karim Amer' et Abde Moneim Mahmoud Droits humainsSix mois après l'arrestation de "Kareem Amer", Reporters sans frontières lance une pétition pour demander la libération du blogueur et de son confrère, Abdul-Moneim Mahmoud.
Dans ce texte, que les internautes sont appelés à signer sur www.rsf.org, l'organisation demande aux responsables du Forum sur la gouvernance d'Internet (IGF), conférence organisée sous l'égide de l'ONU, de refuser que l'Egypte soit l'hôte de cet événement, en 2008, si les deux blogueurs ne sont pas relâchés.
Le texte de la pétition : "Nous demandons la libération d'Abdel Kareem Nabil Suleiman ('Kareem Amer') et d'Abdul-Moneim Mahmoud, emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions sur Internet. Nous appelons les organisateurs du Forum sur la gouvernance d'Internet à intervenir en faveur de ces deux blogueurs auprès des autorités égyptiennes. Il serait inacceptable qu'un sommet onusien sur l'avenir d'Internet se tienne dans un pays qui emprisonne des blogueurs." Cette pétition sera envoyée, le 6 novembre 2007, soit un an après l'arrestation de "Kareem Amer", au président égyptien Hosni Moubarak, au coordinateur exécutif de l'IGF, Markus Kummer, ainsi qu'au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "Kareem Amer" Abdel Kareem Nabil Suleiman, plus connu sous le nom de plume "Kareem Amer", a été arrêté, le 6 novembre 2006, pour des articles publiés sur son blog (www.karam903.blogspot.com). Il dénonçait régulièrement les dérives autoritaires du gouvernement de Hosni Moubarak et critiquait les plus hautes institutions religieuses du pays, en particulier l’université sunnite Al-Azhar, dans laquelle il étudiait le droit. Le blogueur a été condamné, le 22 février 2007, à trois ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et à un an pour avoir "insulté" le président égyptien. La sentence a été confirmée en appel le 12 mars. Abdul-Moneim Mahmoud Abdul-Moneim Mahmoud, responsable du blog Ana Ikhwan (www.ana-ikhwan.blogspot.com), a été arrêté le 14 avril 2007. Il est officiellement accusé d’appartenance à une "organisation illégale", les Frères musulmans, mais sa détention semble en réalité liée aux textes et photos qu’il publie en ligne et à son travail de dénonciation des tortures commises par les services de sécurité. Ce que disent les blogueurs de l'insécurité et la délinquance Droits humainsRSF a sélectionné les analyses, commentaires et vidéos de blogueurs du monde entier sur le thème de l'insécurité, de la délinquance et des violences urbaines.
Cette "revue de blog" révèle des différences, mais aussi des similitudes dans les réactions des internautes. Aux Etats-Unis, en Angleterre ou au Brésil, la plupart s'interrogent, par exemple, sur la manière dont les médias traitent ce sujet sensible.
A lire sur : http://www.rsfblog.org/spip.php?rubrique-11 Casablanca : peur des juifs marocains Droits humainsLes fêtes de a Pâque juive tombent cette année du 2 au 10 avril 2007. Elles coïncident avec une probable attaque militaire américaine contre les installations nucléaires iraniennes.
Le spectre des missiles du Hezbollah tombant sur Haïfa et les villes de israéliennes frontalières du Sud Liban l'été dernier sont encore dans les esprits des Israéliens surtout ceux d'origine marocaine. Malgré les recommandations des services de sécurités de l'Etat hébreux à se ressortissants d'éviter d'aller dans les pays du Maghreb dont le Maroc (une première), on s'attend à ce que ces derniers soient plus nombreux à venir au Royaume à l'occasion des fêtes de Pessah.
Mais l'actualité au Maroc n'est pas ces derniers temps de nature à rassurer. Il ne se passe pas un jour sans que de nouveaux éléments liés à l'explosion terroriste au cybercafé de Sidi Moumen (Banlieue Nord Est de Casablanca) le 11 mars dernier ne soient révélés au public. En effet, après l'arrestation quasi hollywoodienne le 23 mars dernier du troisième locataire de la chambre où des composants d'explosifs avaient été trouvés au quartier Moulay Rachid, en l'occurrence Abdelaziz Raquich (27 ans), la police aurait reçu un coup de fil d'un inconnu se déclarant porté sur lui une ceinture explosive qu'il a menacé d'utiliser contre des hôtels à Casablanca si ses copains ne sont pas tous libérés. Le résultat ne s'est pas fait attendre : le lendemain, samedi 24 mars, un groupe d'Israéliens d'origine marocaine qui a l'habitude de venir à Casablanca à cette époque de l'année pour plusieurs jours, n'a passé qu'une nuit dans un hôtel de la ville avant de prendre subitement la poudre d'escampette dimanche matin pour une destination inconnue. (*) Cette correction a été faite le 31 mars. L'erreur a été signalée par un lecteur de emarrakeh.info. Dont acte et pardon à nos lecteurs. L’aptitude de la langue donne à vivre ensemble Droits humainsYoussef Chems (eMarrakech) : L’Académie Française, annonce 10.000 mots dans son dictionnaire étalon. Un bourgeois assez cultivé en utilise plus de la moitié. A un citoyen basique 4.000 suffisent et un « jeune de banlieue » n’en connaît que 500 (sms compris). Le frein de l’intégration est là. La fausse culture des cités entretenue par ceux qui ne veulent pas d’assimilation appauvrit la connaissance du français et par la création d’une nouvelle langue enferme toutes ces forces de vie dans un définitif ghetto, celui de l’exclusion.
Cet argot affaibli et sans relief passe pour être la « langue de l'âme », intellectuels et médias s'extasient sur rap, hip hop, tag, slam…mais ils ne vivent pas dans les cités de Montfermeil ou de La Courneuve eux. Ils fréquentent Lipp et Flore et écoutent cette musique et ces paroles des banlieues comme des ethnologues qui enregistreraient le chant des baleines ou les musiques sacrées hottentotes.
L'insécurité linguistique détermine le destin social de nos enfants. Nos filles et nos fils sont tout aussi compétents et avides de savoir que tous les autres adolescents. Ils veulent apprendre encore et encore, ils savent tous que l'école est le seul vecteur de progrès social et d'installation dans une vie que nous nous devons de leur offrir. Alors, que doit on faire ! Vers qui se tourner ! Qui va nous écouter ! Avant tout et surtout les profs, les maîtres d'écoles, ceux qui dès le premier âge nous encadrent affectueusement et nous offrent avec tout leur coeur le partage d'une culture, celle de la France. Encore faut-il qu'un haut niveau de l'enseignement de la lecture et de la parole soit enfin imposé à ceux qui sont autorisés à enseigner. Un citoyen sans réelle faculté linguistique n'aura jamais la distance nécessaire à l'analyse pour entamer sa propre réflexion. Il deviendra à coup sûr plus perméable aux textes et aux discours sectaires et intégristes, qui le séduiront avec des réponses simples. Les exégèses basiques et arbitraires lui suffiront et le nourriront d'une vision manichéenne et dichotomique du monde. Cette simplicité machiavélique lui donnera l'impression de transcender les frustrations du quotidien et par excès de crédulité, toute vigilance et résistance personnelle annihilées, il se mettra de lui-même en situation d'exclusion, croyant simplement avoir tout compris. Les as du marketing l'ont bien assimilé en faisant une cible facile et complaisante de ces balbutiants adolescents aux jeans trop larges et aux casquettes tordues. Ils sont désormais des produits, des objectifs et surtout des part de marché pour les majors des grandes compagnies de disques ou les circuits de fast-food. Les voila consommés, avalés et programmés, sans qu'ils ne s'en rendent compte une seule seconde. Bravo l'artiste…Un sous prolétariat se crée ainsi, discrètement. Laissons les donc s'amuser avec leur culture « si pleine d'âme », faisons couler les dollars sur quelques uns d'entre eux bien représentatifs et surtout serviles sur les marches des tribunes électorales. Pendant ce temps là, ils n'entreront pas dans notre culture bien à l'écart sur un terrain de chasse très privé. Illettrisme en France. Cette année les Centres de la Journée d'Appel à la Défense ont constaté l'illettrisme total de plus de 50.000 jeunes de moins de vingt ans. Par ailleurs, l'Association de Formation Professionnelle des Adultes a reçu 200.000 personnes et notant que plus de 150.000 d'entre eux n'avaient même pas le savoir de base indispensable à une formation les a rejetés dans la précarité et la mise à l'écart. Autre terrible constat, plus de 60.000 adolescents illettrés sortent chaque année du système scolaire. Ils témoignent d'un handicap définitif social et professionnel. Un jeune sur dix comprend mal un texte simple et court, il ne déchiffre pas le moindre document administratif, ne sait pas lire un mode d'emploi et pas davantage un plan ou une consigne de sécurité. Imaginez la suite ! 20% d'entre eux lisent mal et écrivent plus mal encore. Ils iront jusqu'au bout de leurs obligations, ne tireront aucun bénéfice de leurs études et seront laminés par un secondaire où ils n'ont été intégrés que par bienveillance. Pour eux le bac est une chimère qui ne garantit plus rien et ils seront alors enfournés dans des modules d'apprentissage plus ou moins techniques... no future. Ils sont et resteront dans l'échec, toute une vie. L'école se retrouve alors devant une nécessité, prouver sa propre légitimité. Elle ne correspond plus vraiment aux attentes et doit faire sa révolution, changer de peau et redevenir compatible avec cette nouvelle génération issue des ex-colonies, fils ou petits fils de l'enseignement du Maghreb, d'Afrique ou plus loin encore. Comment être fier d'un tel fiasco lorsqu'on a régné si longtemps et qu'on reçoit aujourd'hui des cargos entiers d'analphabètes. On a fait quoi pendant 130 ans en Algérie par exemple ! Quelques promotions de normaliens ont fonctionné avec courage et dévouement, mais loin d'être suffisantes elles ont laissé sur le carreau des villages entiers de montagnards kabyles et oublié dans les arrières cours des douces propriétés de la Mitidja des norias de petites filles maintenant retournées à l'analphabétisme le plus sordide. Il faut sauver Fatma, Mouloud, Paco et Zoran. On ne peut se préoccuper que d'élégance, de style ou de normes. L'urgence est ailleurs, il faut donner à chaque citoyen les moyens de transmettre aux autres sa pensée, d'une façon juste. Il faut qu'il sache s'ouvrir à l'autre avec compréhension. Et ainsi parviendra-t-on, peut-être, à rompre l'infernale poussée des violences, Alors apprenons leur tous le langage du monde afin qu'ils n'en arrivent jamais à l'inconcevable et se souviennent toujours que « lorsque l'on n'a plus de mots alors les coups arrivent… ». Lutter contre l'illettrisme en particulier est déterminant pour éviter la marginalisation sociale. La qualité médiocre des travailleurs de certains secteurs (bâtiments, hôtellerie, métallurgie…) ne leur permet pas de s'adapter au changement pour améliorer leur salaire. Ils sont le plus souvent incapables de suivre un stage de formation continue et les employeurs le savent bien lorsque leurs restructurations dressent les listes de licenciements secs. Ce sont eux les premiers sur le pavé, toujours. Des réformes dures et pérennes sont indispensables. Des associations relaient avec courage les faiblesses des administrations responsables. Des écoles comme l'IESH de Paris ont depuis longtemps inscrit dans leur cursus des cours de français mais aussi de civilisation et d'expression écrite et orale, voire même depuis octobre dernier des initiations à l'instruction civique. Elle sait que ses futurs imâms devront maîtriser la langue et la culture française. Elle sait encore que sans cela les intégrismes les plus sournois s'infiltreront et terniront l'image de notre Islam tolérant et de notre Foi respectueuse des beaux enseignements des fidèles compagnons de Médine. Elle fait donc du « tutorat » avant l'heure et forme ainsi jeunes gens et jeunes filles dans la maîtrise des connaissances de base, théologiques bien sûr mais aussi essentielles à une belle intégration, ou plutôt à une assimilation méritée parce que voulue. Téléculture et désaffection de l'intellect. L'abêtissement culturel général se constate chaque jour davantage. Le premier ennemi de l'école reste la télévision, pas tant celui de la pornographie ou de la violence, qu'il est simple de brider, mais celui plus insidieux du « formatage » de l'intelligence qui dissuade nos enfants de toute analyse et de tout effort de découverte. Tout est conçu pour digérer l'information à leur place. L'imaginaire est écrasé, l'on anticipe ses jugements, l'on dissèque les quelques rares réflexions intelligentes par crainte qu'ils ne passent à côté. L'effort d'apprendre est amputé et finalement rien ne s'imprime dans leurs neurones. Trop facile, on zappe et on passe à autre chose. De l'eau tiède rien d'autre. Pacte de résistance. Bien des enfants arrivent à l'école avec une langue orale fort éloignée de celle qu'ils vont rencontrer pendant leur apprentissage de la lecture et de l'écriture. Ils parlent souvent même une langue étrangère et les difficultés vont être considérables. Vont-ils même parvenir à les surmonter ! Il sera nécessaire aux enseignants d'inventer une pédagogie qui ferait passerelle entre la culture scolaire et familiale. Résister c'est tout faire pour que les deux traditions ne s'opposent jamais, mais au contraire se complètent pour s'enrichir mutuellement. Voilà toute la synergie positive des métissages issus directement des Droits de l'Homme. A bon entendeur, salut. L'école doit prendre conscience de la famille, s'appuyer sur elle, en faire son alliée. Les parents doivent rencontrer les enseignants les yeux dans les yeux, expliquer à ces derniers comment l'on vit à la maison, comment il est parfois délicat de mêler les deux mondes. Alors seulement les avancées d'une bonne compréhension s'installeront et permettront sans problème des cohabitations encore trop souvent aléatoires et utopiques. Quand on a moins de vocabulaire, on s'exprime avec moins de mots et on a plus de difficultés à lire et bien évidemment à communiquer. Les lexiques de chacun correspondent trop souvent à de vrais drames sociaux déclinés dans les ghettos scolaires des banlieues les plus pauvres. Le langage des cités se fabrique là alors que les enfants sont tout aussi intelligents qu'ailleurs. (Il suffit de voir la réussite magnifique des étudiants de Sciences-Po Paris, arrachés aux Z.E.P par la volonté envers et contre tous d'un directeur à moitié suisse, une leçon. H.E.C suit et encourage aussi ces nouveaux arrivants). Dans les pédagogies modernes on joue trop avec l'enfant, l'école a perdu son sens de l'autorité et de la rigueur, donc du respect. Les activités se multiplient, on se ballade, on s'amuse et on n'accumule pas les mots qui vont permettre de mieux comprendre et se faire comprendre. François Bayrou vient de nous dire justement que « si l'on n'a pas la maîtrise de l'écriture et de la lecture en 6°, on ne rattrape jamais ». Les parents travaillent trop et trop loin, alors ils ne peuvent plus tenir le rôle de pourvoyeurs de mots et pour se faire entendre finissent par adopter les mots de leurs enfants. Un monde à l'envers, ils ne jouent plus leur rôle, ne sachant peut-être plus quel est vraiment ce rôle. Par contre les catégories sociales aisées ont un vocabulaire riche, précis et structuré. Alors que les jeunes de banlieues s'enferment, dans un univers sans lecture, sans échange si ce n'est pour l'essentiel, survivre. Apprendre à lire, n'est pas savoir lire. La lecture doit devenir inconsciente pour ne s'intéresser qu'au plus profond du texte, aux idées. Le geste du sculpteur est automatique, il ne regarde plus sa main, il est œuvre finie. Les opérations de décodage s'automatisent avec les lectures fréquentes et le sens va jaillir du texte lui-même. Se cultiver est à ce prix. L'identité d'un mot ne relève pas du peut-être, l'on a juste ou l'on a faux. Rien entre les deux. Un écrit n'est pas une simple juxtaposition de phrases. IL y a des relations de cause à effet très cohérentes qui ne sont pas toujours faciles à décrypter. Le stock lexical de tous nos enfants doit être nourri chaque jour, c'est là que doit se gagner le combat de l'assimilation aux civilisations qui par leurs richesses ont attiré des vagues successives d'immigrants. La mission des parents est essentielle et les enseignants qui copinent trop avec leurs élèves oublient par facilité la distance nécessaire. Les mots de la rue remontent trop vite et ceux qui sont déjà en difficultés y resteront pour de bon, une fois pour toute. Les jeunes ne s'adresseront plus qu'à ceux qui utilisent le même langage qu'eux et s'enfermeront dans un communautarisme dont ils ne sortiront encore une fois que par la violence. Pour conclure, aidons nos jeunes gens, préparons les aux carambolages de la vie en leur offrant une belle et forte faculté d'adaptation par le langage mais aussi par une meilleur connaissance de l'environnement social dans lequel ils vont évoluer. Cessons d'être les « citoyens en devenir » de l'Occident. Nous sommes là, déjà fortement intégrés. Ils ne doivent plus voir notre communauté qu'avec « un ballon dans les pieds et un balai entre les mains », mais aussi se souvenir qu'elle a offert à la France des contingents entiers de combattants, de chercheurs, que la majorité des hôpitaux tournent avec des médecins du Maghreb aussi compétents que dévoués, que la plupart des infirmières sont de là-bas, Maroc, Algérie, Guadeloupe ou Guyane… et qu'enfin chacun peut s'il travaille, s'il a un toit et de quoi nourrir sa famille, enrichir le pays qui l'accueille et dont il a depuis longtemps la nationalité. Alors courage… RSF et des blogueurs français connus manifestent pour demander la libération de l’egyptien 'Kareem Amer' Droits humainsDes blogueurs français réputés et des militants de Reporters sans frontières ont manifesté, le 15 mars 2007, devant le stand de l’Egypte à l’occasion du Mondial du tourisme. Ils protestaient contre la condamnation du jeune blogueur égyptien "Kareem Amer", le 22 février, à quatre ans de prison. Ils ont accroché au stand des souris d’ordinateur "censurées" (voir photos) et brandi des portraits du prisonnier et des banderoles portant le slogan "Egypte = ennemie d’Internet".
"Nous souhaitons exprimer notre solidarité avec Kareem et montrer que les blogueurs français se sentent concernés par les atteintes à la liberté d’expression, même lorsqu’elles se produisent à l’étranger. Nous souhaitons également inciter la blogosphère française, qui est l’une des plus dynamiques du monde, à se mobiliser en faveur de ce jeune homme. Nous pourrions tous être à sa place si nous vivions en Egypte", ont déclaré les blogueurs.
Liste des blogueurs ayant participé à l’opération : Fred de Mai (http://fdmai.com), Natacha Quester-Séméon (www.memoire-vive.org), Pierre Etienne Pommier (www.ipol.fr), Carlo Revelli (www.agoravox.fr), Hélène Legastelois (http://monblogdefille.mabulle.com), Christophe Grébert (www.monputeaux.com), Pierre Catalan (http://pierrecatalan.hautetfort.com), Cai Chongguo (http://caichongguo.blog.lemonde.fr), Laureen Martin (http://leblogmedias.rsfblog.org/) and Mry (http://mry.blogs.com). Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et "insulté" le président égyptien sur son blog. Reporters sans frontières considère que cette sentence est un message d’intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui a prouvé ces dernières années qu’elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives autoritaires du gouvernement. Plus d’informations sur cette affaire. Table ronde : LIBERTÉ D'EXPRESSION SUR INTERNET Droits humains
Organisée par Reporters sans frontières
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