Cette rencontre de deux jours, initiée par l'Union des écrivains du Maroc, en partenariat avec le ministère de la Culture, a pour objectif de débattre de ce genre littéraire et ses nouvelles tendances à la lumière des mutations que connaît la société marocaine.
Intervenant à l'ouverture des travaux, la ministre de la Culture, Mme Touria Jebrane Kryatif a souligné que ce rendez-vous constitue une célébration du roman marocain qui offre l'occasion pour approfondir les interrogations sur la relation de ce genre littéraire avec l'être et la société ainsi que sur la conscience esthétique et comme expression culturelle ayant un impact sur l'imaginaire des individus et leur mode de pensée.
Cet événement constitue aussi une occasion pour rendre hommage aux grands auteurs marocains qui ont fait la gloire de la littérature marocaine, a-t-elle poursuivi, en soulignant la nécessité de réfléchir, dans le cadre de cette rencontre ou lors de prochains débats, sur la relation probable et les causes de rupture entre le récit romanesque marocain et la pratique dramatique en général.
"Il existe de beaux textes qui n'ont été adaptés ni au cinéma, ni au théâtre", a-t-elle fait observer dans ce cadre.
Pour sa part, le président de l'Union des écrivains du Maroc, Abdelhamid Akkar, a mis l'accent sur la pertinence du thème choisi pour cette rencontre, relevant que l'intérêt accordé aux questions de société émane du fait que l'auteur, qui est un être et un individu, est en contact permanent avec la société, ses paradoxes et ses déceptions.
Le roman marocain constitue une riche matière, par la diversité de ses langues, de ses perceptions, de ses personnages, de ses voix et de ses thèmes, a-t-il fait remarquer.
Les participants vont débattre, deux jours durant, des différents aspects du discours romanesque, avant de passer aux témoignages et expériences de plusieurs auteurs, notamment Moubarak Rabie, Ahmed Madini, Miloudi Chaghmoum et Ahmed Louizi.