Les incidents ont provoqué l'émoi dans les autres quartiers de la ville , réveillant le spectre des violents affrontements qu'a connus cette ville, en avril et mai derniers, lesquels se sont soldés par deux morts, une trentaine de blessés et plus d'une centaine de maisons saccagés et brûlées .
Alors que des tentatives sont entreprises pour apaiser les tensions entre la population arabophone de rite malékite et la communauté mozabite de rite ibadite, les incidents de mardi montrent que l'accalmie entre les deux communautés reste fragile, relève-t-on.
Les échauffourées ont cessé après trois heures d'affrontements suite à l'intervention de l'imposant dispositif de sécurité mis en place depuis les événements de mai dernier, indiquent les mêmes sources.
Le bilan rapportée par la presse renseigne sur la fureur de cette nouvelle flambée de violence : dix blessés, dont trois grièvement, un camion et trois maisons brûlées.
Dans des témoignages recueillis auprès de notables, les incidents sont attribués à la "maffia" et à des "pyromanes qui veulent embraser la région et qui se comptent dans les rangs des deux communautés".
La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) a cependant indiqué dans un communiqué que ces derniers événements étaient prévisibles au vu de la prise en charge défaillante des sinistrées des émeutes d'avril et de mai derniers. Elle a souligné "la situation dégradée des sinistres toujours abrités dans des écoles" après avoir abandonné leurs demeures saccagés et détruites.
Dans un communiqué de presse, le wali de Ghardia a qualifié ces événements de "provocations" en appelant à la sagesse des deux communautés pour préserver "la stabilité et la sécurité des biens et des personnes".