Accusant 4 milliards d'euros de dette, le titre Fadesa a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis vendredi dernier, a-t-on annoncé dans les milieux de la Bourse de Madrid.
Dans un communiqué diffusé à la presse, le groupe espagnol déclare que son conseil d'administration a décidé de présenter une demande de cessation de paiement pour éviter une aggravation de la crise qui pourrait devenir irréversible et avoir de graves répercussions sur ses créanciers et sur l'intérêt de tous ses actionnaires.
L'action du groupe avait été suspendue en Bourse en raison de circonstances qui perturbent le fonctionnement normal du marché, a-t-on souligné.
Le groupe avait demandé dès vendredi un délai supplémentaire pour trouver ce prêt, dans le cadre d'un accord de refinancement de 4 milliards d'euros de dette, mais faute de s'en procurer, il a décidé la cessation de paiement.
Avant la suspension de la cotation, l'action Martinsa-Fadesa chutait de 24,74% à 7,3 euros. Depuis vendredi, le titre a perdu près de la moitié de sa valeur, a-t-on annoncé.
Selon des analystes espagnols, Martinsa-Fadesa est la première victime de l'effondrement du secteur de l'immobilier ibérique. De plus, la société avait signé en mai dernier un contrat pour le refinancement d'une grande partie de sa dette totale qui s'élève à 5,1 milliards d'euros.
Pour le partenariat Addoha - Fadesa Maroc, le groupe marocain se retrouve en pôle position pour devenir actionnaire unique de Fadesa Maroc. La direction d'Addoha - Fadesa Maroc n'est pas concernée par la cessation de paiement de la société mère et, au pire des cas, Addoha dispose d'un droit de préemption sur les 50% restant de la filiale marocaine, selon des sources d'Addoha.
Addoha honorera ses engagements au Maroc et n'est nullement concernée par les problèmes de la société mère,
La firme marocaine Addoha représente une garantie suffisante pour l'accomplissement des projets et des investissements de Fadesa Maroc, a souligné son directeur des investissements. Selon lui, il y aura toujours une solution même en cas de scénario catastrophe. Addoha pourrait très bien racheter les 50% de Fadesa Maroc pour détenir la totalité des parts de la société.