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France : Rachida Dati, fille d'immigrés et révélation de l'équipe Sarkozy


Paris : A 41 ans, Rachida Dati, nommée vendredi ministre de la Justice, devient la première personnalité d'origine maghrébine à décrocher un grand ministère en France, après avoir été la révélation médiatique de la campagne de Nicolas Sarkozy.



France : Rachida Dati, fille d'immigrés et révélation de l'équipe Sarkozy
Fille d'un ouvrier marocain et d'une mère algérienne, cette magistrate célibataire a été la porte-parole de M. Sarkozy durant la bataille pour la présidence, sa présence comme son large sourire l'ayant rapidement imposée.

Fille d'un ouvrier marocain et d'une mère algérienne, cette magistrate célibataire a été la porte-parole de M. Sarkozy durant la bataille pour la présidence, sa présence comme son large sourire l'ayant rapidement imposée.

Elle a acquis en quelques mois un poids qui la propulse aujourd'hui au premier plan, après avoir officié dans l'ombre des cabinets ministériels, dévouée au service de M. Sarkozy, un fervent partisan de la "discrimination positive".

Avant de côtoyer les hautes sphères de la politique, Rachida Dati, une élégante brune aux yeux sombres, a connu une autre vie, plus difficile.

Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (centre-est), elle a grandi dans un quartier défavorisé, faisant des ménages avec sa mère avant de travailler un temps comme aide-soignante. Elle s'occupait de ses frères et soeurs (elle est la deuxième d'une lignée de douze enfants, huit filles et quatre garçons), tout en étudiant avec assiduité.

Elle a expliqué ne pas vouloir s'en plaindre, ni s'en glorifier. "Il faut arrêter de ne voir dans la population d'origine immigrée que des gens à problème", confiait-elle récemment.
"La réussite par le haut n'est pas une évidence pour nous. Mais la République permet aussi des parcours de réussite. Les concours sont les mêmes pour tous", ajoutait-elle.
Le quotidien de gauche Libération l'a récemment décrite comme la "figure parfaite d'une intégration heureuse", dans un pays où les émeutes de 2005 dans les banlieues à forte proportion d'habitants d'origine immigrée ont mis en lumière les fractures qui minent le pays.

Jeune femme surdiplômée (droit, sciences économiques, Institut supérieur des Affaires), devenue magistrate en 1997, Rachida Dati a dû faire preuve d'une forte détermination pour approcher M. Sarkozy et intégrer son équipe.
"Je voulais travailler avec lui. Je lui ai écrit. Pas de réponse. Je lui ai réécrit. Pas de réponse. Mais je le voulais vraiment. Alors, j'ai réécrit.
Cette fois, il m'a répondu", a-t-elle raconté un jour à l'AFP.
M. Sarkozy, alors ministre, reçoit la magistrate au long CV. Il lit, écoute, se laisse convaincre. Elle est engagée.

Rachida Dati sera notamment chargée au ministère de l'Intérieur, en 2005-2006, d'un projet de loi sur la prévention de la délinquance.
"Pour lui, je ne suis pas l'Arabe de service", a-t-elle assuré.
Forme de consécration, l'hebdomadaire conservateur Le Point affichait cette semaine à la une le portrait d'une Rachida Dati tout sourire pour symboliser la nouvelle génération de "la vague Sarkozy".

Magistrate devenue ministre, titulaire d'un poste exposé, il lui faudra désormais mettre en musique les projets de réforme de son "patron"-qui veut notamment "punir très sévèrement" les auteurs de violences multirécidivistes - et qui a entretenu, lorsqu'il était à l'Intérieur, des rapports tendus avec les magistrats.

AFP
Vendredi 18 Mai 2007




Commentaires articles

1. Posté par depassage le 20/06/2007 14:02
Efficase vos ciseaux ! autant faire disparaitre l'article !
pauvre de vous !

2. Posté par depassage le 20/06/2007 14:08
Si Rachida Dati s’expose dans tous les médias, presse people comprise, l’épisode Paris Match montre que la Garde des sceaux entend, quand ça l’arrange, garder un contrôle strict de son image.

On sait que la ministre s’est opposée très fermement à la publication de « photos de famille ». Des photos librement remises par son père à un journaliste de l’hebdo. Autorisation de publication incluse.

Ce qui n’a pas été dit c’est la raison pour laquelle Mme Dati n’a pas hésité à distraire Arnaud Lagardère de la gestion d’EADS pour empêcher la diffusion de ces photos. On ne la connaît pas encore, mais la vraie question est ailleurs. Rachida Dati inonde les médias de sa présence et ces derniers en redemandent. La presse -une ministre de la Justice pourrait le savoir- elle aussi est moutonnière et brûle avec autant d’ardeur ce qu’elle a encensé la veille. Alors il ne faudra pas trop crier à la persécution lorsque le vent tournera.

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